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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 20:32

Informations :

 

Edition : Pocket

Traducteurs : Georges CUVELIER et Eugéne ROCARTEL

Date de parution : 2009

Nombre de pages : 384 p.

A propos de l'auteur : Née à Londres en 1797, Mary Wollstonecraft Godwin vit seule avec son père, le philosophe libertaire William Goldwin, sa mère étant morte en couches. Elle fait la connaissance du poète Percy Bysshe Shelley et devient sa maîtresse, avant qu'il ne l'entraîne en 1814 dans un long périple romantique à travers l'Europe. Shelley l'épouse en 1816. Dotée d'une grande intelligence, elle apprend le grec, le latin, le français et l'italien, et est tenue en grande estime par les amis de son mari, par Lord Byron en particulier. C'est de conversations avec ce dernier et de la lecture de romans allemands que naît son premier livre, Frankenstein ou le Prométhée moderne, en 1818. Mary Shelley, sans avoir jamais cessé d'écrire, meurt en 1851. (source : www.pocket.fr)

 

 

 

 

16 juin 1816. L’orage gronde. Dans une ville cachée au milieu des arbres, sur les bords riants du lac de Genève, une petite société s’ennuie. Il y a deux poètes, Byron et Shelley, leurs compagnes, Claire et Mary, un médecin, Polidori. On se raconte d’horrifiques histoires, selon la mode du temps. On décide même d’en écrire. Dans la nuit, la jeune Mary – elle n’a pas encore dix-neuf ans – ne peut dormir : elle rêve d’un « hideux fantasme d’homme ». Quelques jours plus tard naissent Victor Frankenstein et sa créature.

Récit d’une inquiétante nouveauté, vite porté à la scène, très souvent ensuite à l’écran. Devenu si mythique que, dans l’esprit du public qui a oublié Mary Shelley, le créateur et sa créature se sont confondus.

 

 

 

Mon avis :

 

Walton, un homme en route pour le pôle nord pour une expédition scientifique, va recueillir sur son bateau un certain Victor Frankenstein. Ce dernier va lui raconter son histoire : celle d’un jeune homme vivant en Suisse, avec son père, ses jeunes frères et Elizabeth, une jeune fille que ses parents ont recueillis.

Frankenstein part étudier à Ingolstadt, où il se passione pour les sciences naturelles. Doté d’une grande intelligence et à la recherche de la gloire, il découvre le secret de la vie et décide, tout comme Dieu créa les hommes, de donner la vie à une créature de sa fabrication. Mais une fois cette dernière animée, Frankenstein se rend compte de l’horreur qu’est son « monstre ».

 

Je n’avais aucune attente particulière avant de commencer ce roman, puisque je n’ai vu aucune des adaptations cinématographiques de l’œuvre. Je souhaitais juste découvrir l’histoire originale de Frankenstein et de son monstre. Aucune déception donc de ce côté-là, mais deux surprises tout de même : j’ai du en entendre bien plus que je ne le pensais car il s’est avéré que je connaissais les principaux rebondissements de l’histoire, et le livre s’avère bien moins glauque que ce que j’imaginais.

Ainsi, il n’y a pas véritablement eu de suspens pour moi. Néanmoins, ça n’a en rien gêné ma lecture, puisque pour moi l’essentiel n’est pas là.

 

Le plus intéressant pour moi a été de découvrir les pensées, les réactions de chaque personnage. De voir comment Frankenstein en est arrivé à fabriquer une créature. De savoir pourquoi le monstre voue une telle haine à son créateur. De savoir ce qu’ont ressenti le créateur et la créature : le premier au moment de la naissance du monstre, le second en se confrontant à ce monde totalement inconnu pour lui.

Et ceci est parfaitement rendu, puisque le roman est constitué de plusieurs récits accolés. Le récit par Walton de sa rencontre avec Frankenstein, le récit par Frankenstein de son histoire, le récit par le monstre de sa vie depuis son éveil au monde. On est donc tour à tour dans l’esprit de chaque personnage, et on voit les choses par ses yeux. Je trouve cela très intéressant car ça permet de voir des deux cotés de la barrière, et j’ai du coup éprouvé une certaine empathie pour le monstre, que je n’aurai surement pas ressenti avec simplement le point de vue de Frankenstein.

Mais en même temps, c’est ce choix d’écriture qui m’a un peu déçue, parce je suis restée simple spectatrice. Les récits parlent d’évènements passés donc, tout comme Walton écoutant Frankenstein, je n’ai pu que rester à l’écart, en retrait, et je n’ai pas « vécu » les péripéties de Frankenstein.

 

C’est cependant le seul point négatif que j’ai trouvé à ce roman. L’histoire est intéressante pour elle-même et fait se poser des questions (même sans aller dans une étude poussée du roman, on pourra tous se demander ce qu’on aurait décidé à la place de Frankenstein, après que son monstre soit venu lui demander son aide). L’écriture de Mary Shelley est clair, vivante, absolument pas ampoulée (ou du moins la traduction ne l'est pas). Le rythme du récit reste assez soutenu, malgré des passages de descriptions (autant du paysage que de l’état d’esprit de Frankenstein) assez fréquents. Cela tient aussi au fait qu’on voyage pas mal : Genêve, l’Irlande, le pôle,…

Je regretterai simplement des personnages secondaires un peu lisses (Clerval et Elizabeth par exemple), mais comme je me suis surtout attachée à Frankenstein et au monstre, je ne leur ai pas prêté plus d’attention que ça.

 

Bref, un classique que je suis contente d’avoir découvert. Une lecture agréable et assez prenante (mais qui ne m’a de loin pas empêché de dormir) qui m’a fait rencontrer le vrai monstre de Frankenstein. Et bizarrement, je ne me l’imagine vraiment pas comme on le représente dans les films (c’est une bonne excuse pour découvrir un ou deux films et comparer l’œuvre original et son adaptation !)

 

 

 

Des adaptations :

 

Les films adaptés du roman de Mary Shelley sont légions. Parmi eux, Frankenstein de James Whale, sorti en 1931, avec Colin Clive et Boris Karloff ; ou encore Les horreurs de Frankenstein de Jimmy Sangster, sorti en 1970, avec Ralph Bates et Dennis Price.

 

 

 

Autres avis :

 

* thib

* nanet

* Horror

* Plume

* Pitivier

 

 

challenge littérature+cinema

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 19:19

Informations :

 

Edition : 10/18

Traducteur : Jean Privat

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 382 p.

A propos de l'auteur : Jane Austen (1775 - 1817) est une femme de lettres anglaise. Toute sa vie, Jane Austen demeure au sein d'une cellule familiale étroitement unie, appartenant à la petite gentry anglaise. De 1811 à 1816, avec la parution de Sense and Sensibility, Pride and Prejudice, Mansfield Park et Emma, elle connaît le succès. Elle écrit deux autres romans, Northanger Abbey et Persuasion, qui font tous les deux l'objet d'une publication posthume en 1818, et en commence un troisième, finalement intitulé Sanditon, mais qu'elle ne peut achever avant sa mort. Du fait de l'anonymat qu'elle avait choisi, sa réputation reste limitée de son vivant, avec quelques critiques favorables. Au XIXe siècle, ses romans ne sont admirés que par l'élite littéraire. (source : Wikipédia)

 

 

 

 

En amour, comme en tout, rien n’a changé depuis le XIXè siècle de Lady Jane. Si la fougeuse Marianne s’abandonne à une passion qui menace de lui brûler les ailes, la sage Elinor prend le risque de perdre l’amour à force de tempérance. Raison et sentiments : impossible équation ?

Les deux jeunes femmes devront apprendre de leurs vacillements. Pour le meilleur et pour le pire.

 

 

 

Mon avis :

 

A la mort de son mari, Mrs Dashwood et ses trois filles (Elinor, Marianne et Margaret), sont contraintes de quitter la maison où elles vivaient, car cette dernière revient au fils de Mr Dashwood, qu’il a eu d’une première femme.

Elles partent s’installer dans un cottage, où Marianne fera la rencontre d’un jeune homme, Willoughby. Tandis que Marianne laisse libre court à sa passion pour Willoughby, Elinor tente de s’accommoder de l’absence de la personne qui fait battre son cœur, Edward Ferrars. Mais, alors qu’Elinor apprendra un secret qui ruinera tout ses espoirs de mariage avec Edward, Marianne non plus ne sera pas au bout de ses déconvenues.

 

Un nouveau Jane Austen, qui j’attendais de lire depuis longtemps. C’est toujours un plaisir de retrouver la plume de cette auteur. J’aime sa façon de décrire la société, avec une pointe d’ironie absolument délectable. J’aime ces histoires d’amour, qui s’entremêlent avec les descriptions de la vie de la bonne société au XIXè siècle. J’aime cette plongée dans les us et coutumes d’une époque passée.

 

On remarque des points communs avec les autres romans que Jane Austen a écrit. Elinor et Marianne ne sont pas sans rappeler Jane et Elizabeth dans Orgueil et Préjugés, par exemple. Il y a aussi toujours une importance de la correspondance écrite. Dans Orgueil et Préjugés, Darcy écrit à Elizabeth. Dans Persuasion, c’est Wentworth qui écrit à Anne. Et dans Raison et sentiments, il y a une correspondance entre Willoughby et Marianne et entre Elinor et Lucy Steele.

Cependant, j’ai moins apprécié Raison et sentiments que les autres romans que j’ai déjà lu.

Ce roman est beaucoup moins piquant que Lady Susan (même s’il en va de même pour Orgueil et Préjugés et pour Persuasion).

 

Ensuite, je ne me suis pas autant attachée aux personnages. Au contraire, Marianne m’a parfois agacée dans la première partie du roman. J’ai eu du mal à lui passer sa façon égoïste de croire que ses manières de ressentir et de vivre, tout en passion, sont les seules valables. De la même façon, elle ne se soucie que très tardivement des émotions et des sentiments de sa sœur, pourtant si présente pour elle. Et après Marianne, c’est Elinor qui m’a déçue, suite à sa discussion avec Willoughby. Je l’ai trouvé bien trop prompte à le prendre en pitié.

Mais à côté de ces deux personnages, qui restent néanmoins sympathiques, je me suis beaucoup amusée avec d’autres personnes qui peuplent Raison et sentiments : Fanny, la belle-sœur d’Elinor, Marianne et Margaret, qui influence son mari comme elle veut. Mrs Ferrars, lorsqu’elle apprend le secret de son fils. Lucy Steele, opportuniste à souhait. Et bien d’autres encore.

 

Bref, un roman qui ne bouleversera pas mon top 3, mais bien évidemment très agréable à lire.

 

 

 

Une adaptation :

 

En 1995, le roman a été adapté en film par Ang Lee. Emma Thompson joue Elinor, Kate Winslet occupe le rôle de Marianne,  Hugh Grant campe Edward Ferrars, et Alan Rickman interprète le colonel Brandon.

 

J’avais vu cette adaptation avant de lire le roman. Du coup j’ai découvert une histoire que je pensais déjà connaitre. Certains passages ne sont pas dans le film, et du coup mes impressions sur certains des personnages ont été modifiées. Par exemple, Lucy Steele m’est beaucoup moins sympathique maintenant que j’ai vu que ce n’est pas aussi innocemment que je le pensais qu’elle tourmente Elinor.

En conclusion et comme souvent, l’adaptation n’est pas à la hauteur du roman. A voir maintenant si j’arriverai à la même conclusion après avoir vu l’adaptation de la BBC de 2008 en trois épisodes.

 

 

 

Autres avis :

 

* mimi-lit

* Rosehill Cottage

* Reveline

* Fée bourbonnaise

* Evy

 

challenge littérature+cinema

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 18:44

Informations :

 

Edition : Le livre de poche

Traducteur : Isabelle Stoïanov

Date de parution : 2006

Nombre de pages : 447 p.

A propos de l'auteur : Nell Harper Lee dite Harper Lee est née en 1926 dans l'Alabama. Écrivaine américaine, elle est particulièrement connue pour son unique roman Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur qui a obtenu le Prix Pullizer en 1961. Vendu à 30 millions d'exemplaires, ce livre est un classique de la littérature américaine, étudié à ce titre dans de nombreux collèges et lycées des États-Unis, et régulièrement cité en tête des classements des critiques et libraires. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.

Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis -, connut un tel succès. Mais comment ce roman est-il devenu un livre culte dans le monde entier ? C’est que, tout en situant son sujet en Alabama dans les années 1930, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.

 

 

 

Mon avis :

 

Scout, 6 ans au début du roman, et son frère Jem vivent à Maycomb, en Alabama, et sont élevés par leur père, Atticus Finch, un avocat. Scout et Jem ont un voisin un peu particulier, Boo Radley, qui ne sort plus de chez lui depuis une bêtise de jeunesse. Le grand jeu de Scout, Jem et leur ami Dill est alors de faire sortir Boo Radley de chez lui.

Mais dans le même temps, un incident bien plus grave agite la petite ville de Maycomb : Tom Robinson, un Noir, est accusé d’avoir violé une jeune fille blanche. L’avocat de Tom Robinson est Atticus Finch, ce qui est loin de plaire à tout le monde, car Atticus cherche réellement à défendre son client. Jem et Scout vont devoir s’adapter à cette situation difficile.

 

J’ai eu un peu de mal à me lancer dans ce roman. Les Etats-Unis des années 1930 ne sont pas un terrain familier pour moi, et j’ai parfois eu du mal avec les références à l’histoire de ce pays, et ce malgré les notes de bas de page.

Ensuite, j’avais beaucoup entendu parler de ce livre, et j’avais lu le résumé. Or, on ne comprend que tardivement le lien entre l’histoire tournant autour de Boo Radley et l’affaire du procès.

 

Et puis j’ai arrêté de chercher des explications qui ne venaient pas, et je me suis glissée dans l’histoire. J’ai beaucoup aimé la façon dont elle est racontée, du point de vue de Scout. L’écriture oscille entre la naïveté et la compréhension des choses de Scout enfant, et une maturité qui semble en décalage avec l’âge de la petite fille, mais qui nous rappelle que l’histoire est racontée par une Scout plus âgée (comme on l’apprend dès la première page). On ne comprend pas tout, on déduit certaines choses, et on ressent les choses comme les ressent Scout. J’ai aimé ce mélange entre la naïveté, l’innocence, et la gravité.

L’histoire est vivante, le contexte est bien posé et les personnages bien cernés et décrits : j’ai un coup de cœur pour Atticus, Scout est génial en narratrice, et il ne faut pas oublier Miss Maudie ou Calpurnia !

Le procès est pour moi le meilleur moment du livre, permettant de voir les méthodes judiciaires, le poids des préjugés,… Enfin, le roman aborde plusieurs thèmes : le racisme, la place des femmes dans la société,... C’est roman qui, sous un aspect un peu léger et décontracté, fait réfléchir.

 

La fin m’a surprise, m’a tenu en haleine et a répondu à certaines de mes interrogations. Mais j’aurai adoré que le roman continue un peu plus, pour connaitre ce qui se passe après l’évènement de la fin, pour connaitre les réactions des habitants de Maycomb. Ne vous méprenez pas : c’est simplement là une curiosité de lectrice, la fin en étant réellement une, elle se suffit à elle-même. On peut dire que la boucle est bouclée.

 

Bref, une entrée en matière un peu difficile, qui se fait très rapidement oublier devant la maitrise d’Harper Lee. Et surtout, un gros coup de cœur pour le style de l’auteur.

 

 

 

Autres avis :

 

* nanet

* julien le naufragé

* EloDesigns

* Bookine

* paikanne

 

 

challenge littérature+cinema drame

 

L'adaptation : Du silence et des ombres, réalisé par Robert Mulligan en 1962. Gregory Peck joue le rôle d'Atticus Finch.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 09:20

Informations :

 

Edition : 10/18

Traducteur : André Belamich

Date de parution : 1996

Nombre de pages : 316 p.

A propos de l'auteur : Jane Austen (1775 - 1817) est une femme de lettres anglaise. Toute sa vie, Jane Austen demeure au sein d'une cellule familiale étroitement unie, appartenant à la petite gentry anglaise. De 1811 à 1816, avec la parution de Sense and Sensibility, Pride and Prejudice, Mansfield Park et Emma, elle connaît le succès. Elle écrit deux autres romans, Northanger Abbey et Persuasion, qui font tous les deux l'objet d'une publication posthume en 1818, et en commence un troisième, finalement intitulé Sanditon, mais qu'elle ne peut achever avant sa mort. Du fait de l'anonymat qu'elle avait choisi, sa réputation reste limitée de son vivant, avec quelques critiques favorables. Au XIXe siècle, ses romans ne sont admirés que par l'élite littéraire. (source : Wikipédia)

 

 

 

 

Anne est la seconde fille de l'honorable Sir Elliot de Kellynch. Persuadée par son amie Lady Russel, elle a dû rompre ses fiançailles avec le jeune Frederick Wentworth, un officier de marine pauvre, car il ne présentait pas les assurances d'un bon parti. Huit ans plus tard, sa famille connaît des revers de fortune. Son père décide alors de louer le château familial à l'amiral Croft, qui se trouve être le beau-frère de Frederick. Anne appréhende de revoir celui qui est resté son grand amour. Alors que s'achève la guerre avec la France, le capitaine Wentworth, fortune faite, revient avec le désir de se marier pour fonder un foyer. Il a conservé du refus d'Anne la conviction que la jeune fille manquait de caractère et se laissait trop aisément persuader...

 

 

 

Mon avis :

 

Après Lady Susan et Orgueil et Préjugés, Persuasion est le troisième roman de Jane Austen que je lis, et ces lectures sont toujours un plaisir immense.

Et je dois même dire que j’ai préféré Persuasion à Orgueil et Préjugés.

 

Anne Elliot, deuxième des trois filles de Sir Elliot, un baronnet veuf et très fier de lui, était dans sa jeunesse éprise d’un officier de la marine nommé Frederick Wentworth. Mais suite à des pressions familiales, elle rompt avec celui qui est jugé n’être pas un assez bon parti.

Huit ans plus tard, sa première jeunesse passée, et après avoir refusé un prétendant bien plus intéressant, Anne est toujours célibataire et s’imagine le rester. Mais à la suite du déménagement de la famille à Bath, Anne va faire deux rencontres intéressantes. Tout d’abord, elle va retrouver le capitaine Wentworth, dont la situation s’est grandement améliorée mais qui ne semble plus avoir une haute opinion de Anne. Et puis elle va faire la connaissance de William Walter Elliot, héritier présomptif de son père, qui va la courtiser.

 

Dans ce roman, on retrouve la société dans laquelle évoluait Jane Austen, et qu’elle décrit avec une plume précise et délicate, mais aussi humoristique et ironique : la bourgeoisie et la noblesse anglaise du début du XIXe siècle. Jane Austen parle de ce qu’elle connait, et elle le fait à la perfection.

On retrouve les thèmes de l’amour et du mariage, des relations sociales,... Mais pas de romantisme ou de sentimentalisme à outrance : il n’est pas question de passions enflammées, et la raison ainsi que le pragmatisme restent dominants.

 

Les descriptions de la société et des personnages sont absolument irrésistibles et jubilatoires. Ici, Mr Elliot, le baronnet orgueilleux à souhait ou Mary, la sœur cadette bornée et toujours en demande d’attention, sont insupportables. A coté, d’autres personnages comme Mme Smith, l’amie d’enfance d’Anne ou Mme Croft sont des plus agréables.

 

Mais ce qui m’a particulièrement plu dans Persuasion, c’est le personnage d’Anne. Bien différente d’Elizabeth Bennett, bien plus calme, modérée, réservée, et par la même bien plus proche de mon caractère ! Il y a dans ce roman une plongée plus profonde dans les sentiments et les émotions d’Anne qui est loin de me déplaire.

 

Le style est parfois un peu moins fluide que dans les deux autres livres que j’ai lu, et le début est parfois un peu laborieux (ce qui peut s’expliquer par le fait que l’auteur est morte avant d’avoir pu retoucher son œuvre), mais ça n’empêche pas Persuasion de prendre la première place dans mon Top Jane Austen.

 

 

 

Autres avis

 

* Fée Bourbonnaise

* Niënor

* Loesha

* Evy

 

 

classique

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