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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 12:38

Informations :

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 240 p.

 

A propos de l'auteur : Marie Desplechin vit et travaille à paris. Elle a trois enfants. Auteur de nombreux livres pour enfants et adolescents, comme Verte et Le Journal d'Aurore, elle écrit aussi pour les adultes. La Vie sauve, écrit avec Lydie Violet, a obtenu le Prix Médicis Essai en 2005. Marie Desplechin s'interesse à de multiples domaines et travaille avec des artistes de différentes disciplines, comme Carolyn Carlson pour la création du spectacle Le Roi penché. Elle a étudié les lettres classiques et le journalisme et travaille toujours pour la presse. (source : http://www.gallimard-jeunesse.fr)

 

 

Pour fabriquer une bonne embrouille, il faut se mettre à plusieurs et se répartir le boulot. Un taggeur trouillard, un sac à dos volé, un squat entre copains… Et voilà qu’Antoine doit nettoyer les salles de classe tous les matins pendant une semaine.

Dans l’équipe d’entretien, il y a Bébé. Elle est jolie comme Beyoncé et Antoine ne peut rien lui refuser… Il en oublierait presque que Lison l’a quitté ! Les ennuis ne font que commencer.

 

 

Mon avis :

 

Voilà le dernier livre envoyé par Gallimard jeunesse, et je les en remercie. Néanmoins, je pense que je deviens un peu trop vieille pour les livres qui ont des collégiens pour personnages, et qui s’adressent justement à des collégiens.

 

Antoine est au collège, en troisième. Il se définit lui-même comme étant en bas de la classe (ce n’est pas qu’il est paresseux, mais plutôt que l’école, ça l’endort), et comme une bonne poire. Et c’est à cause de ça que les ennuis d’Antoine commencent : il se fait accuser à la place de son copain Thomas, et est condamné à faire une semaine de TIG (Travaux d’Intérêt Général). En d’autres mots : pendant une semaine, avant les cours, il nettoiera les salles de classe. Mais comme le dit son copain Frédéric : « Quand elles peuvent empirer, il n’y a aucune raison que les choses s’arrangent. » Et ça, Antoine va en faire l’expérience.

 

Petite chronique pour un petit livre (228 pages, et c’est écrit gros). Marie Desplechin, ce n’est pas n’importe qui. Ces histoires ont accompagnés ma jeunesse, et je n’ai pas souvenir de n’avoir pas aimé un de ces livres. Et même maintenant, à 20 ans passés, j’ai apprécié Le bon Antoine.

 

On s’attache vite à Antoine, un élève certes pas brillant, mais très gentil. Marie Desplechin sait parfaitement décrire l’univers des adolescents, avec leurs joies, leurs peurs, leurs doutes… Et l’importance de l’amitié! Parce qu’il en a une belle brochette, d’amis, cet Antoine ; avec des caractères bien différents, mais tous agréables à découvrir.

L’histoire n’est pas franchement réaliste, mais on s’amuse beaucoup avec les péripéties d’Antoine. D’ailleurs, on n’a pas le temps de s’ennuyer : les ennuis s’accumulent, pour Antoine, et on ne s’en plait pas !

La seule chose que je n’ai vraiment pas aimé, c’est Bébé. Oui, elle sert bien l’histoire, mais son comportement m’a donné envie de la secouer un bon coup pour lui remettre les idées en place.

 

Bref, c’est un roman mignon, bien écrit et agréable à lire (même si l’intrigue est loin d’être complexe, et qu’en lisant la quatrième de couverture on sait presque tout). C’est drôle, c’est touchant, et on n’en demande pas plus.

 

Autres avis :

* Juliah43

* Perrine

* Melisande

* Toni007

* Crouton

 

Idée n°36 : la foule, du monde, un rassemblement de gens

Idée n°36 : la foule, du monde, un rassemblement de gens

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:36

Informations :

 

Editeur : Héloïse d'Ormesson

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 154 p.

A propos de l'auteur : Né à Rueil-Malmaison en 1967, Eric Genetet vit depuis trente ans à Strasbourg, où il est journaliste. Il a publié en 2008 Le fiancé de la lune.

 

 

http://www.livraddict.com/covers/96/96950/couv52112875.jpg

 

 

Strasbourg. Isabella et Alberto forment un couple parfait. Ils ont résisté à la routine amoureuse et aux intempéries. Jusqu’au jour où leur fils unique leur annonce, le soir de son vingtième anniversaire, qu’il part s’installer à New York. Cette heureuse nouvelle va pernicieusement bouleverser l’équilibre familial. Si la perspective paralyse Alberto, à l’inverse, Isabella s’en réjouit. Comme libérée, elle en profite et saisit une opportunité à Bruxelles. Pour surmonter la douleur de ce double abandon, Alberto a besoin de mettre sa vie à plat, d’endiguer la dérive des sentiments.


Lorsque les certitudes sont ébranlées et l’union fragilisée, comment ne pas tout faire voler en éclats ? Alberto et Isabella sauront-ils se reconquérir ? Rattraperont-ils le temps où chaque jour qui passait les rapprochait ?

 

 

 

Mon avis :


J’ai reçu ce roman dans le cadre de la Masse critique de Babelio. Merci donc à eux, ainsi qu’aux éditions Héloïse d’Ormesson.


Et n’attendre personne est un court roman (moins de 200 pages) qui raconte l’histoire d’Alberto, le narrateur. Ce dernier va, un soir, apprendre que son fils va partir pour New York. Suite à ce départ, sa femme accepte un poste à Bruxelles. Alberto vit mal cette double séparation mais va devoir apprendre à vivre avec.


J’ai eu du mal à rentrer dans le roman. D’abord, la narration est à la première personne, et l’écriture est très sobre. Je n’ai pas vraiment apprécié au départ : j’ai mis beaucoup de temps à me faire à Alberto, et encore plus à l’apprécier (il m’énervait, avec sa crise de la quarantaine, la crise de son couple, son inaction). De plus, très rapidement, on revient sur le passé d’Alberto, qui nous parle de son père. Je n’ai pas tout de suite compris pourquoi, et cela m’a déstabilisée. Je n’arrivais pas à voir où l’auteur voulait en venir.


Puis, vers le milieu du roman, je me suis habituée à l’écriture épurée d’Eric Genetet, et j’ai commencé à me laisser séduire. J’ai trouvé qu’elle mettait en valeur la subtilité et la sensibilité du roman. J’ai commencé à me faire à Alberto, à être touchée par ce qu’il vit. Et puis surtout, j’ai réellement commencé à m’intéresser à son passé, à comprendre comment celui-ci l’avait façonné. Je suis enfin rentrée dans l’histoire, sans pour autant être passionnée.


Bref, Et n’attendre personne est l’histoire d’un bilan, celui d’Alberto. Il va se pencher sur sa vie et comprendre qui il est vraiment, et enfin pouvoir avancer. Et après un début difficile, j’ai aimé cette quête de soi, même si cette lecture ne restera pas dans ma mémoire.

 

 

 

Autres avis :

 

* Koryfée

* Clara

* Elodie

* Céline

* Myriam Thibault

 

 

170 idées

Idée n° 10 : une/des mains.


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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:10

Informations :

 

Titre VO : Glister

Traducteur : Catherine Richard

Edition : Points

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 307 p.

A propos de l'auteur : John Burnside est né le 19 mars 1955 dans le Fife, en Ecosse, où il vit actuellement. Il a étudié au collège des Arts et Technologies de Cambridge. Ancien écrivain en résidence à l'université Dundee, il enseigne aujourd'hui à l'université Saint Andrews. Poète reconnu, le prix Whitbread de poésie lui a été décerné en 2000.

 

 

 

 

Des adolescents disparaissent mais ici ça n’a aucune importance. Ici, c’est l’Intraville, lieu de pluie et de brouillard où les vapeurs toxiques embrument les esprits et dégradent les corps. Malgré ce marasme, Léonard, 14 ans, a soif de vivre. Brillant et passionné, il dévore les livres, aime les filles et les virées entre amis. Dans les limbes, l’espoir scintille…

 

 

 

Mon avis

 

Dur dur d’écrire une chronique sur ce roman… Je ressors de ma lecture en ayant l’impression d’être complètement à côté de la plaque. Pour cette raison, je ne vais même pas essayer de résumer ce roman. Je ne saurai pas par quel bout commencer…

 

Dès le départ, j’ai été totalement perdue. Alors que le prologue nous apprend que Léonard, 14 ans, va nous raconter son histoire, les premiers chapitres ne parlent pas du tout de lui. En fait, j’ai trouvé le roman en entier assez décousu, et je n’ai jamais compris où l’auteur voulait en venir. Il n’y a pas vraiment d’intrigue, et les personnages sont très particuliers : un peu fous, désabusés, malades,… Quant à la fin, je n’en parle même pas : quelle est cette étrange machine ? Est-elle réelle ou est-ce une divagation de Lionel ? …

 

Plus qu’un roman, j’ai plutôt l’impression que Scintillation est un mélange de réflexion sur de nombreux thèmes : écologie, folie, morale, violence, quête de vérité,… livré sur un fond d’histoire policière (avec la disparition des jeunes garçons).

Même le décor très particulier de l’Intraville - oppressant, noir, et même glauque - m’a laissé de marbre.

 

Bref, je referme ce roman, cet OVNI littéraire devrais-je dire, aussi perplexe qu’au début, et un peu triste de n’avoir pas su apprécier l’écriture si particulière de John Burnside.

 

 

 

Autres avis :

 

* Iluze

* Clara

* Marmotte

* Achille49

* Nahe

 

 

prixdumeilleurroman.png

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 15:29

Informations :

 

Edition : Christian Bourgois

Traducteur : Christine Laferrière

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 151 p.

A propos de l'auteur : Née Chloe Anthony Wofford dans une famille ouvrière de quatre enfants, Toni Morrison s'intéresse très tôt à la littérature et se passionne en particulier pour les œuvres de Jane Austen et Léon Tolstoï.

Elle s'inscrit à l'Université Howard en 1945 pour étudier la littérature. Après son diplôme, elle entame une carrière de professeur à l'Université.

En 1958, elle épouse Howard Morrison, avec qui elle aura deux enfants. Après son divorce en 1964, elle s'installe à Syracuse puis à New York et travaille comme éditrice chez Ramdon House et est chargée du secteur de la littérature noire. Parallèlement, elle enseigne l'anglais à l'Université d'État de New York, avant d'obtenir un poste de professeur de littérature à l'Université de Princeton où elle restera en activité jusqu'en 2006.

Elle écrit son premier roman, The Bluest Eye, à l'âge de 39 ans. Elle obtient le prix Pulitzer pour Beloved en 1988 et reçoit le prix Nobel de littérature en 1993 pour l'ensemble de son œuvre. (source : evene.fr)

 

 

 

 

Toni Morrison nous plonge dans l’Amérique des années 1950.

 

 

 

Mon avis :

 

J’ai profité des Matchs de la rentrée littéraire organisés par Priceminister (que je remercie au passage, et tout particulièrement Olivier) pour découvrir Home.

C’est le premier roman de Toni Morrison que je lis. J’avais envie de profiter de l’occasion pour découvrir quelque chose de nouveau. Attirée par le titre, et par la quatrième de couverture qui ne dit pas grand-chose, je me suis donc lancée dans cette lecture.

 

Home, c’est l’histoire de Franck Money, un jeune homme Noir qui rentre en Amérique après avoir fait la guerre de Corée et qui va traverser le pays afin de retrouver sa sœur, gravement malade.

 

On plonge dans ce roman à l’aveuglette. Après un chapitre narrant un souvenir de Franck, on fait la connaissance de ce dernier, alors qu’il se trouve dans un hôpital psychiatrique. Qui est-il ? Pourquoi est-il là ? Quelle est son histoire ? Pourquoi cherche-t-il à aller en Géorgie ?

Ce manque d’information est quelque peu perturbant, mais pas désagréable. Au contraire, ça a titillé ma curiosité, et je n’ai cessé de faire des spéculations au cours de ma lecture.

De plus, le roman est court mais parfaitement construit. Même si on ne sait absolument pas où on va, Toni Morrison, elle le sait. De ce fait, toutes ces réponses viendront petit à petit, au fil de l’histoire et en temps voulu, et il faudra attendre la fin du roman pour tout comprendre.

 

L’histoire est intéressante, abordant la ségrégation en Amérique dans les années 1950. Grâce à l’écriture nette, tranchée, sans fioriture de Toni Morrison, on voit toutes les difficultés auxquelles Franck doit faire face. Ses démons personnels, mais aussi le racisme, la violence,…

Mais c’est là que le bât blesse. J’ai trouvé le style de Toni Morrison trop épuré, trop froid, sans émotion. Du coup, j’ai suivi le périple de Franck d’une manière très détachée, sans m’attacher à lui, ou même à sa sœur.

 

Bref, alors même que Home est habillement structuré et écrit, et que son histoire est captivante, je n’ai pas vraiment été touché par ce roman, à cause du style trop épuré de l’auteur.

 

Je n’ai pas l’habitude de noter les romans que je lis, mais comme ça fait partie du jeu des Matchs de la rentrée littéraire, j’attribue la note de 13/20 à Home.

 

 

 

Autres avis :

 

* ladelyrante

* Nelfe

* Well-read-kid

* Aaliz

* Radicale

 

 

Lien vers la fiche Priceminister

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 10:50

Information :

 

Titre VF : Une place à prendre

 

Edition : Editions Little, Brown and Company

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 504 p.

A propos de l'auteur : Joanne Rowling est née en juillet 1965 en Angleterre. Avec un diplôme universitaire supérieur en poche, elle déménage ensuite à Londres et travaille, entre autres, comme assistante de recherches chez Amnesty International. Jo déménage ensuite au nord du Portugal, où elle enseigne l'anglais comme langue étrangère. A la fin de son mariage, Jessica et elle rentrent au Royaume-Uni pour vivre à Edimbourg, où elle vit toujours, avec son mari et ses trois enfants.

Après un OBE (ordre de chevalerie du système honorifique britannique) pour ses services rendus à la littérature enfantine, J.K. Rowling a reçu de nombreux prix et diplômes honorifiques. The Casual Vacancy est son premier roman pour adultes. (source : http://www.jkrowling.com)

 

 

 

 

When Barry Fairbrother dies in his early forties, the town of Pagford is left in shock. Pagford is, seemingly, an English idyll, with a cobbled market square and an ancient abbey, but what lies behind the pretty façade is a town at war.

 

Rich at war with poor, teenagers at war with their parents, wives at war with their husbands, teachers at war with their pupils… Pagford is not what it first seems.

 

And the empty seat left by Barry on the Parish Council soon becomes the catalyst for the biggest war the town has yet seen. Who will triumph in an election fraught with passion, duplicity and unexpected revelations?

 

 

 

Mon avis :

 

Avant tout, je pense qu’il faut le dire et le répéter : Une place à prendre n’a absolument rien à voir avec Harry Potter ! Si vous voulez retrouver quelque chose de semblable au monde du plus célèbre sorcier à lunette, passez votre chemin.

Deuxième chose à noter : j’ai lu ce roman en VO, et comme pour mon plus grand malheur je ne suis pas encore bilingue, je n’ai pas compris absolument toutes les phrases, certains détails ont échappé à ma compréhension.

 

Mais avant d’aller plus loin, voici le résumé français :

Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque… et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable.

Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancœurs, de haines et de mensonges, jusqu’alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour et, à l’occasion d’une élection municipale en apparence anodine, faire basculer Pagford dans la tragédie.

 

 

Une des choses qu’on peut affirmer, c’est que J.K. Rowling a été attendu au tournant. Et que son nouveau roman n’a laissé personne indifférent.

J’ai commencé ma lecture très inquiète. D’une part parce que j’avais entendu dire que les premières critiques étaient loin d’être enthousiastes. D’autre part parce que le livre a souvent été décrit comme un roman policier. Et les romans policiers, c’est vraiment pas ma tasse de thé (mais bon, c’est J.K. Rowling. Même si ça avait été un roman d’horreur, j’aurai quand même lu son nouveau roman).

 

Quant est-il au final ?

J’ai été agréablement surprise. D’abord, parce que je ne vois pas franchement ce qu’il y a de policier là dedans. Pour moi, un roman policier parle de crime, d’enquêtes,… Et ce n’est pas le cas ici. En fait, J.K. Rowling nous dépeint la vie des habitants de Pagford, que vient chambouler la mort de Barry Fairbrother (qui n’a pas été assassiné, comme je l’imaginais avant d’ouvrir le bouquin). La lutte pour sa place au Conseil municipale va révéler la face cachée de chacun.

 

Ensuite, je ne l’ai pas trouvé mauvais du tout, ce roman, au contraire ! Pour moi, ce n’est clairement pas l’intrigue qui fait la force d’Une place à prendre, et ce n’est pas là que réside l’intérêt. Et c’est une bonne chose, car cette intrigue est un peu légère, et ne justifie pas un roman aussi épais (500 pages en anglais, 680 en français). A mon sens, l’intrigue n’est là que pour révéler les personnages.

 

Car c’est ici que réside toute la force du roman, dans ses personnages. Très bien écrits et décrits, ils nous donnent un bel échantillon de la nature humaine, et de ses travers. En effet, le nouveau roman de J.K. Rowling est loin d’être un conte de fée. Les personnages sont pour la plupart imbuvables, et la description de la société assez noire et pessimiste. Cependant, le style de J.K. Rowling, son humour grinçant, font très bien passer tout ça.

A vrai dire, ils m’ont amusés, ces personnages, avec les étroitesses d’esprit, leurs problèmes de couples, leurs mesquineries,…

 

Pour tout dire, les seules choses qui m’ont vraiment gênées, dans ce roman, sont les quelques longueurs qui découlent de la simplicité de l’intrigue ; et le fait que J.K. Rowling se « lâche » un peu trop à mon goût. Elle ne s’épargne ni la vulgarité, ni les scènes très crues. Et j’ai été un peu choquée et déstabilisée.

 

Bref, Une place à prendre est pour moi un très bon roman de mœurs, et prouve que J.K. Rowling a du talent à revendre. Il aurait peut être été bon de raccourcir d’une centaine de pages ce roman, néanmoins j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire : les personnages m’ont convaincus, et le ton assez noir ainsi que la fin n’ont pas été pour me déplaire.

 

 

 

lecture commune

  Clédesol, Eimelle, Alexia77, Zina, tigrou414, et les autres.

 

 

 

à la découverte de vos incontournables

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:00

Informations :

 

Edition : Penguin Books

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 464 p.

A propos de l'auteur : Née en 1969, Kathryn Stockett est une romancière américaine. Diplomée de l'Université d'Alabama, Kathryn Stockett S'installe à New York en 2001 et travaille dans l'édition de magazines et dans le marketing. Quelques années plus tard, elle se lance dans l'écriture de son premier roman, dont l'action se déroule dans sa ville natale, Jackson, Mississippi, dans les années 60. (source : www.evene.fr)

 

 

 

 

Jackson, Mississippi, 1962. Black maids raise white children, but aren’t trusted not to steal the silver. Some lines will never be crossed.

 

Aibileen is a black maid: smart, regal, and raising her seventeenth white child. Yet something shifted inside Aibileen the day her own son died while his bosses looked the other way. Minny, Aibileen’s best friend, is by some way the sassiest woman in Mississippi. But even her extraordinary cooking won’t protect Minny from the consequences of her tongue. Twenty-two-year-old Skeeter returns home with a degree and a head full of hope, but her mother will not be happy until there’s a ring on her finger. Seeking solace with Constantine, the beloved maid who raised her, Skeeter finds she has gone. But why will no one tell her where?

 

Seemingly as different as can be, Skeeter, Aibileen and Minny’s lives converge over a clandestine project that will not only put them all at risk but also change the town of Jackson for ever. But why? And for what? The Help is a deeply moving, timeless and universal story about the lines we abide by, and the ones we won’t. Itis about how women, whether mothers or daughters, the help or the boss, relate to each other – and that terrible feeling that those who look after your children may understand them, even love them, better than you . . .

 

 

 

Mon avis :

 

C’est à l’occasion d’un Book Club de Livraddict que j’ai décidé de lire ce roman. J’avais vu l’adaptation cinématographique lors de sa sortie en salle, j’avais beaucoup aimé, donc je me doutais que le roman allait me plaire. Et c’est effectivement le cas.

 

L’histoire se déroule à Jackson, Mississippi, dans les années 1960. Skeeter est une jeune femme fraichement sortie de l’université et pleine d’ambition. Son rêve : devenir écrivain et quitter sa petite ville pour New York. Quand une éditrice lui donne sa chance, Skeeter la saisie à pleines mains et choisie de traiter d’un sujet dangereux, à cette époque : la vie des aides noires dans les familles blanches. Dangereux pour elle, mais surtout pour les femmes acceptant de lui parler, qui risquent alors plus que leur vie, même si tout ce qu’elles ont à dire n’est pas toujours négatif…

 

C’est le premier livre sur ce sujet que je lis, et je l’ai trouvé très intéressant. Déjà, du point de vue historique. L’époque est très bien retranscrite, et l’histoire est très réaliste. D’ailleurs, je pense que l’auteur s’est bien documentée, et qu’elle n’exagère pas, dans les anecdotes qu’elle raconte (je me pose juste la question concernant les toilettes séparées des noirs et des blancs. Si quelqu’un sait si c’était vraiment le cas…). Le roman est bien ancré dans la réalité, et il y a de nombreuses références à des évènements ou des personnalités de l’époque (par exemple, la marche sur Washington de Martin Luther King en 1963).

 

Ensuite, le récit trouve un bon rythme grâce à l’alternance de points de vue : celui de Skeeter, la jeune femme blanche qui écrit le roman, et ceux d’Aibileen et Minny, deux aides noires. D’ailleurs, ce procédé permet d’avoir des visions différentes d’un même évènement, et donc de ne pas se cantonner à la vision « blanche » ou à la vision « noire ». Je trouve que ça donne plus de crédibilité et de profondeur au roman. Et puis, ces différents points de vue permettent d’avoir une vision plus complète de la société de cette époque. Si on n’avait eu que le point de vue de Skeeter, par exemple, beaucoup d’évènements se passant dans le côté noir de la ville nous auraient échappés.

 

Un autre point fort du roman sont les personnages. Ils sont nombreux et variés (même si essentiellement féminins), et dans l’ensemble plutôt bien travaillés. Ainsi, à part miss Hilly, une amie de Skeeter, à qui je ne trouve pas de point positif, les personnages sont assez nuancés. Les femmes blanches ne sont pas seulement des femmes sans cœur qui exploitent les femmes noires qui travaillent pour elles. Les femmes noires ne sont pas toutes en colère contre les familles qui les emploient. On trouve donc à la fois des témoignages négatifs, tristes, mais aussi des histoires très touchantes. J’aime particulièrement la relation entre Minny et sa patronne, miss Célia.

L’auteur a rendu ses personnages crédibles jusqu’à dans leur manière de parler. Miss Skeeter et Aibileen n’utilisent pas le même niveau de langue. Par exemple, en VO, Aibileen ne conjugue pas toujours les verbes (« I be » au lieu de « I am »). C’est un petit détail, mais que j’ai beaucoup apprécié (j’espère que la traduction française a trouvé un moyen de conserver cette particularité). C’est aussi ce qui prouve que le roman est travaillé.

 

Enfin, je trouve la fin du roman très bonne. L’auteur a choisit de finir son roman avec une fin ouverte. Alors certes, j’ai été un peu frustrée de laisser Aibileen sans savoir ce qui va lui arriver ; mais concernant Minny et Miss Skeeter, je trouve que laisser le lecteur imaginer la suite est une bonne chose.

 

Bref, j’ai lu ce roman en anglais, et même si je n’ai pas tout compris à 100%, que j’ai du relire des passages plusieurs fois, et que les fautes de grammaire (pour Aibileen, par exemple) m’ont compliqué la compréhension, La couleur des sentiments reste une excellente lecture, et je comprends fort bien le succès du livre. Je suis d’autant plus contente de l’avoir lu que de nombreuses scènes du roman ne sont pas dans le film, des scènes que je trouve pourtant importantes.

 

 

 

Autres avis :

 

* nanieblue

* meldc

* Emily

* reveline

* Nathalie

 

 

challenge littérature+cinema

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 19:38

Informations :

 

Edition : Plon

Traducteur : Amélie de Maupeou

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 316 p.

A propos de l'auteur : Louisa Reid est enseignante, elle vit à Cambridge avec son mari et ses deux enfants. Des bleus au coeur est son premier roman.

 

 

 

 

Des bleus au cœurs est un conte, mais un conte terrifiant et terriblement réaliste. C’est l’histoire tragique de ces deux sœurs jumelles prises au piège d’un père monstrueux, une histoire comme on en découvre dans les pages de faits divers, un drame familial qui se déroule derrière les portes closes d’un maison tranquille et proprette, et qu’aucun voisin ne soupçonne d’abriter les pires violences.

De chapitre en chapitre, les voix des deux sœurs alternent autour d’une scène terrible qu’on ne découvre vraiment qu’à la fin : la mort d’Hephzibah. Rebecca raconte l’après, comment elle tente de s’enfuir, pour échapper au même destin. Hephzi, elle, déroule le fil de son destin, tissé d’amour, de rêves et de désespoir.

 

Profondément touchantes, fortes, loyales, les jumelles de Louis Reid prennent vie et laissent le lecteur sonné et hanté, les yeux écarquillés et le cœur serré.

 

 

 

Mon avis :

 

Tout d’abord, merci à Babelio et aux éditions Plon pour ce partenariat.

 

La première ligne du roman : « Aujourd’hui, ils m’ont obligée à aller à l’enterrement de ma sœur. »

Ainsi, le récit va nous raconter la vie de Rebecca et d’Hephzi, deux sœurs jumelles de 17 ans. Filles d’un vicaire très radical et violent, elles ont vécu toute leur vie partagées entre leur maison et l’église, sous les yeux vigilents de leur père et l’indifférence de leur mère.

Hephzi va nous raconter sa vie à partir du moment où elle arrive à convaincre ses parents de la laisser, ainsi que Rebecca, aller au lycée : véritable liberté pour elle qui a vécu coupée du monde. Rebecca, elle, commence son récit au moment de l’enterrement de sa sœur, et va raconter sa lutte pour s’en sortir, pour fuir ce foyer. Et grâce à ces deux récits alternés, le lecteur va se plonger dans la vie des deux jeunes filles pour comprendre peu à peu comment Hephzi est morte.

 

Si vous n’aimez pas les histoires dures, cruelles, où on parle de violences, d’humiliations, de maltraitance, passez votre chemin. L’histoire que Louisa Reid nous conte est loin d’être une partie de plaisir. Sans entrer dans les détails et décrire tous les actes de violence que subissent les jumelles, l’auteur est assez précise pour que le lecteur puisse s’en faire une idée exacte. Et puis… l’imagination fait le reste ! Il aurait d’ailleurs été inutile d’avoir plus de précisions, et je suis contente que l’auteur n’est pas juger bon d’aller plus loin dans ses descriptions. Du coup, il n’y a absolument rien de gore.

 

Le roman se compose d’une alternance entre les chapitres d’Hephzi et les chapitres de Rebecca, écrits tout deux à la première personne. Mais impossible de s’y perdre. Tout d’abord, parce que les deux sœurs sont très différentes l’une de l’autre. Même si elles habitent sous le même toit, vivent la même horreur et ont globalement la même envie (fuir cet atroce foyer), les deux sœurs ont des caractères très peu semblabes, des centres d’intérets très différents, et ça se ressent dans l’écriture. Enfin, au cas où ça ne suffirait pas, le prénom de la narratrice est indiqué à chaque début de chapitre.

 

Hephzi est une jeune fille qui a soif de liberté, et qui rêve d’une vie des plus normales : avoir un petit copain, faire la fête, bien s’habiller, avoir des amies,… Mais elle est loin d’être superficielle (comment l’être, d’ailleurs, avec une vie pareille ?). Elle est plutôt naïve : elle rêve d’un amoureux qui l’aimerait profondément et qui l’aiderait à se sortir de sa misère.

Rebecca est beaucoup plus timide et renfermée. De plus, elle souffre d’un syndrome qui lui donne un visage peu avenant. Subissant la moquerie des autres et la répulsion de ses parents, on comprend sans peine qu’elle veuille se faire la plus petite possible.

J’ai trouvé les deux sœurs très touchantes, en particulier Rebecca, qui a souffert plus que de raison (étant la tête de turc de son père), prête à protéger sa sœur au risque de prendre elle-même les coups, et se servant de la mort de cette dernière, et de son souvenir, pour s’en sortir.

 

Les autres personnages ne sont pas en reste. Il y a avant tout les parents des jumelles, terrifiants : l’un par son fanatisme et sa violence, l’autre par son indifférence et manque d’amour, mais tout les deux parfaitement capables de donner le change.

Fort heureusement, d’autres personnages sont bien plus sympathiques : Craig, qu’on apprendra à aimer, mais surtout Danny et Cheryl, qui vont prendre Rebecca sous leurs aîles.

 

Enfin, Des bleus au coeur est un roman qui se lit rapidement, parce que la police d’éciture utilisée est assez grande, mais surtout parce qu’une fois qu’on a plongé au cœur du roman, on veut savoir la suite, on espère tellement trouver un peu d’espoir qu’on ne veut plus s’arrêter de lire.

 

J’ai énormément aimé ce roman, mêm s’il est parfois difficile de s’imaginer qu’on puisse vivre autant coupé du monde. Au point de ne pas savoir, à 17 ans, comment on fait les enfants par exemple. Mais Louisa Reid reste totalement cohérante. Tout se tient, grâce à ses personnages et son style d’écriture parfaitement réalistes… Malheureusement peut être trop réaliste, car je suis ressortie de cette lecture bouleversée, émue, en ayant eu l’impression d’avoir entendu cette histoire de la bouche des jumelles même, et je n’aurai pas été surprise si j’avais découvert à la fin une note indiquant que cette histoire était une histoire vraie.

 

Bref, trois jours après avoir refermé ce livre, je peine encore à lui trouver un point négatif. C’est un coup de coeur, et la fin n’y est pas pour rien.

 

 

 

Autres avis :

 

* Ingrid59

* MyaRosa

* Clara

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 10:33

Informations :

 

Edition : Albin Michel

Traducteur : Françoise du Sorbier

Date de parution : 2008

Nombre de pages : 240 p.

A propos de l'auteur : Cecelia Ahern (née en 1981) est une romancière irlandaise. Elle est la fille de l'ancien Premier ministre irlandais, Bertie Ahern. Elle est diplômée en journalisme et en communication du Griffith College de Dublin. A 21 ans, Cecelia a publié son premier roman : PS. I Love You. Elle a participé à des recueils de nouvelles. Son second livre Where Rainbows End a obtenu le prix allemand CORINE. (source : Wikipedia)

 

 

 

 

Holly et Gerry s’aimaient follement. Ils avaient la vie devant eux. Du moins le croyaient-ils… La mort soudaine de Gerry laisse Holly désespérée. Mais Gerry avait juré qu’il ne l’abandonnerait pas. Son ultime cadeau : « La Liste », dix lettres à ouvrir après sa mort qui, chaque mois, aideront Holly à reprendre pied.

Elle comprendra peu à peu que la vie vaut la peine d’être vécue (mais, c’est toujours plus facile quand un ange veille sur vous !).

 

 

 

Mon avis :

 

Holly et Gerry forment un jeune couple heureux, qui s’aiment, et qui se voient passer leur vie ensemble. Mais Gerry tombe gravement malade et meurt, laissant sa femme seule et désespérée. Elle qui ne vivait que pour son mari se retrouve veuve, à devoir continuer à vivre sans lui.

Heureusement, Gerry lui a laissé de petites enveloppes à ouvrir chaque mois, avec des instructions, pour l’aider à se reconstruire.

 

Je suis assez mitigée vis-à-vis de ce roman.

L’histoire en elle-même est intéressante et émouvante et les personnages sont crédibles. La détresse de Holly m’a touché, et au fur et à mesure j’ai fini par m’attacher à elle. J’ai aussi beaucoup aimé les personnages de Richard et de Declan, respectivement le frère ainé et le frère cadet de Holly, assez agaçants au départ, mais au final plutôt sympathiques, chacun dans leur style.

Les personnages variés et différents les uns des autres sont un vrai plus (Sharon, Ciara, Daniel,…)

 

Mais le style d’écriture m’a bloqué. J’ai trouvé l’écriture un peu trop simple, pas très travaillée. De plus, certains moments sont un peu exagérés je trouve, comme si Cecelia Ahern voulait absolument qu’on ait la larme à l’œil (vers la fin du roman, notamment). Enfin, par moment, j’ai eu l’impression de lire un roman de Chick-lit (on parle souvent de shopping, de vêtements,…) et je n’aime pas vraiment ça.

 

Bref, P.S : I love you est un roman intéressant et touchant dans le fond mais quelque peu gâché  par la forme.

 

 

 

Autres avis :

 

* Laety

* Miss Bunny

* Nanieblue

* Joe

* Pommedelune

 

 

drame

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 17:47

Informations :

 

Edition : Le livre de poche

Date de parution : 2009

Nombre de pages : 185 p.

A propos de l'auteur : Anna Sam a 30 ans, elle est titulaire d’un DEA de Lettres modernes. Elle a travaillé plusieurs années comme caissière dans la grande distribution. Elle a tenu un blog très consulté racontant cette expérience, qui est par la suite devenu un ouvrage à succès, Les tribulations d’une caissière. Elle est également l’auteur de Conseils d’amie à la clientèle. Elle est aujourd’hui passé de l’autre côté en devenant formatrice dans la grande distribution. (source : Livraddict) 

 

 

 

 

Elle s’appelle Anna, elle a vingt-huit ans, un diplôme universitaire de littérature et huit ans d’expérience derrière une caisse de supermarché. Un métier peu propice aux échanges, ponctué de gestes automatiques…

Anna aurait pu se sentir devenir un robot si elle n’avait pas eu l’idée de raconter son travail, jour après jour. Elle vous a vu passer à la caisse. Vous avez été des clients faciles ou des emmerdeurs, riches ou pauvres, complexés de la consommation ou frimeurs. Vous l’avez confondue avec une plante verte ou lui avez dit bonjour, vous avez trépigné à l’ouverture du magasin ou avez été l’habitué nonchalant des fermetures. Anna, vous l’avez draguée, méprisée, insultée.

Il ne se passe rien dans la vie d’une caissière ? Maintenant, prenez votre chariot et suivez Anna jusqu’à sa caisse.

 

 

 

Mon avis :

 

Anna Sam a été caissière pendant de nombreuses années. Un jour, elle a décidé de créer un blog afin de raconter son travail et les moments drôles et moins drôles qui l’accompagne. Ce sont ces histoires de la vie quotidienne d’une caissière qui sont compilées dans ce livre.

 

Le livre est très court, le texte aéré. Il est divisé en de petits chapitres thématiques. On trouve par exemple le top 3 des questions posées en caisse, les amoureux qui se bécotent ou le spectacle de fin de semaine. Le style de l’auteur n’a rien d’exceptionnel, mais est assez agréable. Anna Sam s’adresse à ses lecteurs, les invite à se mettre à sa place. Du coup, le livre se lit très rapidement, sans difficulté. Avec son format poche et ses chapitres très courts, il est parfait pour lire dans le métro, en attendant le bus, ou entre deux cours.

 

Néanmoins je n’ai pas vraiment été emballé. Oui, c’est vrai, certains passages m’ont fait sourire, et j’ai reconnu certains des clients mentionnés par l’auteur. Mais le classement par thème ne m’a pas convaincu, parce que certains d’entre eux ne sont pas vraiment passionnants. Ce n’est pas non plus un livre qui a déclenché chez moi de grands éclats de rire.

Enfin, je préfère largement les trop rares histoires qu’Anna Sam raconte elle-même, en utilisant la première personne, que sa façon de nous mettre à la place de la caissière. Les anecdotes perdent en impact.

 

Bref, Les tribulations d’une caissière est pour moi un livre sympathique pour passer le temps ou se divertir après un gros roman fastidieux, mais pas un grand plaisir de lecture.

 

Les Tribulations d’une caissière a fait l’objet d’une adaptation cinématographique par Pierre Rambaldi, sortie en décembre 2011. Je ne l’ai pas vu, mais je vous invite à dire ce que vous en avez pensez !

Le livre a aussi été adapté en BD par Wol et les frères Akita.

Enfin, vous pouvez retrouver ici le blog d’Anna Sam.

 

 

 

Autres avis :

 

* Méloë

* Au fil des plumes

* Ma biblio 1988

* Suny Suny

* Cajou

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 14:48

Informations :

 

Edition : Presses de la Cité

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 408 p.

A propos de l'auteur : Vanessa Diffenbaugh est née à San Francisco. Diplômée de l'Université de Stanford, elle a longtemps animé des ateliers d'écriture dans des quartiers défavorisés. Elle vit actuellement avec son mari et ses deux enfants près de Boston. Le Langage secret des fleurs, son premier roman, est en cours de traduction dans vingt-sept pays. (source : www.pressesdelacite.com)

 

 

 

 

Des azalées pour la passion, des roses rouges pour l’amour, du chèvrefeuille pour l’attachement…

Ballottée depuis toujours de familles d’accueil en foyers, Victoria Jones est une écorchée vive que la vie n’a pas épargnée. Incapable d’exprimer ses sentiments à travers les mots, l’orpheline a appris à maitriser le langage secret des fleurs, qui traduit parfaitement ses émotions extrêmes.

A dix-huit ans, elle se retrouve à la rue et se réfugie dans un parc de San Francisco, où elle se crée un véritable jardin secret à partir de boutures volées au gré de ses errances. Sa rencontre avec Renata, une fleuriste, lui fait prendre conscience de son formidable pouvoir : celui d’aider les autres à communiquer leurs sentiments les plus profonds à travers des bouquets savamment composés. Pour la première fois, Victoria se sent à sa place. Il ne lui reste plus qu’à s’ouvrir au monde. Et à régler quelques comptes avec son passé…

 

 

 

Mon avis :

 

Victoria est orpheline. Depuis toute petite, elle passe de famille d’accueil en famille d’accueil, de foyer en foyer, sans jamais trouver la paix et l’amour. Elle s’est peu à peu renfermée sur elle-même, fuyant tout contact humain. Elle est marquée par la vie et n’en attend plus grand chose. Son seul amour, c’est les fleurs.

Une fois majeure, Victoria doit se débrouiller seule. Elle trouve alors du travail dans la boutique d’une fleuriste, Renata, où elle crée des bouquets formidables, en utilisant le langage des fleurs. Victoria pourrait se reconstruite, mais un évènement de son passé la freine encore.

 

Le récit alterne entre la vie de Victoria majeure et des épisodes de son passé. De cette façon, on apprend peu à peu à comprendre Victoria et à l’apprécier, malgré son caractère et son détachement vis-à-vis des autres personnes. Sa manière de constamment se punir elle-même m’a agacé au départ, mais plus on avance dans le roman plus on comprend pourquoi. On comprend aussi assez rapidement que quelque chose s’est passé, pendant son enfance, et que ça l’a marqué profondément, qu’elle en soufre toujours. Mais les réponses sont longues à venir.

Pourtant, l’important n’est pas tant dans les réponses que dans le chemin que parcours Victoria : son arrivée chez Renata, son apprentissage de la confiance, de l’amitié, de l’amour,… L’auteur nous parle aussi des relations familiales, de la difficulté de communiquer, du passage à la vie adulte…

 

L’histoire est très prenante et facile à suivre, malgré les flash-back réguliers. L’utilisation du langage des fleurs est non seulement très bien utilisé dans le roman, mais c’est aussi une touche d’originalité forte agréable. D’ailleurs, j’ai beaucoup apprécié le petit dictionnaire présent à la fin du roman.

 

Bref, Le langage secret des fleurs est un roman très touchant, qui ne tombe jamais dans le pathos.

 

 

 

Autres avis :

 

* Aily

* Sayaelis

* Galleane

* L'antre des livres

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