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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 12:38

Informations :

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 240 p.

 

A propos de l'auteur : Marie Desplechin vit et travaille à paris. Elle a trois enfants. Auteur de nombreux livres pour enfants et adolescents, comme Verte et Le Journal d'Aurore, elle écrit aussi pour les adultes. La Vie sauve, écrit avec Lydie Violet, a obtenu le Prix Médicis Essai en 2005. Marie Desplechin s'interesse à de multiples domaines et travaille avec des artistes de différentes disciplines, comme Carolyn Carlson pour la création du spectacle Le Roi penché. Elle a étudié les lettres classiques et le journalisme et travaille toujours pour la presse. (source : http://www.gallimard-jeunesse.fr)

 

 

Pour fabriquer une bonne embrouille, il faut se mettre à plusieurs et se répartir le boulot. Un taggeur trouillard, un sac à dos volé, un squat entre copains… Et voilà qu’Antoine doit nettoyer les salles de classe tous les matins pendant une semaine.

Dans l’équipe d’entretien, il y a Bébé. Elle est jolie comme Beyoncé et Antoine ne peut rien lui refuser… Il en oublierait presque que Lison l’a quitté ! Les ennuis ne font que commencer.

 

 

Mon avis :

 

Voilà le dernier livre envoyé par Gallimard jeunesse, et je les en remercie. Néanmoins, je pense que je deviens un peu trop vieille pour les livres qui ont des collégiens pour personnages, et qui s’adressent justement à des collégiens.

 

Antoine est au collège, en troisième. Il se définit lui-même comme étant en bas de la classe (ce n’est pas qu’il est paresseux, mais plutôt que l’école, ça l’endort), et comme une bonne poire. Et c’est à cause de ça que les ennuis d’Antoine commencent : il se fait accuser à la place de son copain Thomas, et est condamné à faire une semaine de TIG (Travaux d’Intérêt Général). En d’autres mots : pendant une semaine, avant les cours, il nettoiera les salles de classe. Mais comme le dit son copain Frédéric : « Quand elles peuvent empirer, il n’y a aucune raison que les choses s’arrangent. » Et ça, Antoine va en faire l’expérience.

 

Petite chronique pour un petit livre (228 pages, et c’est écrit gros). Marie Desplechin, ce n’est pas n’importe qui. Ces histoires ont accompagnés ma jeunesse, et je n’ai pas souvenir de n’avoir pas aimé un de ces livres. Et même maintenant, à 20 ans passés, j’ai apprécié Le bon Antoine.

 

On s’attache vite à Antoine, un élève certes pas brillant, mais très gentil. Marie Desplechin sait parfaitement décrire l’univers des adolescents, avec leurs joies, leurs peurs, leurs doutes… Et l’importance de l’amitié! Parce qu’il en a une belle brochette, d’amis, cet Antoine ; avec des caractères bien différents, mais tous agréables à découvrir.

L’histoire n’est pas franchement réaliste, mais on s’amuse beaucoup avec les péripéties d’Antoine. D’ailleurs, on n’a pas le temps de s’ennuyer : les ennuis s’accumulent, pour Antoine, et on ne s’en plait pas !

La seule chose que je n’ai vraiment pas aimé, c’est Bébé. Oui, elle sert bien l’histoire, mais son comportement m’a donné envie de la secouer un bon coup pour lui remettre les idées en place.

 

Bref, c’est un roman mignon, bien écrit et agréable à lire (même si l’intrigue est loin d’être complexe, et qu’en lisant la quatrième de couverture on sait presque tout). C’est drôle, c’est touchant, et on n’en demande pas plus.

 

Autres avis :

* Juliah43

* Perrine

* Melisande

* Toni007

* Crouton

 

Idée n°36 : la foule, du monde, un rassemblement de gens

Idée n°36 : la foule, du monde, un rassemblement de gens

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 14:49

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 330

A propos de l'auteur : Née à Paris en 1984, Aurélie Gerlach est diplômée de Sciences Po Paris. Passionnée par le Japon depuis l'adolescence, elle a étudié pendant un an à l'université Waseda à Tôkyô, et depuis, retourne régulièrement au Pays du Soleil levant. Journaliste en région parisienne, elle tient notamment une chronique récurrente dans le magazine "Japan Lifestyle" où elle raconte les aventures d'une blonde au Japon. Le reste de son temps, Aurélie le consacre à son groupe de rock, Babooszchka, et à peindre des toiles abstraites fluos. (source : www.gallimard-jeunesse.fr)

 

 

 

 

Lola Frizmuth, dix-huit ans, un charisme hors normes et un physique de rêve, décide de fuguer vers le Japon, quelques semaines avant de passer le bac, pour retrouver Tristan, son âme sœur… Et la voilà embringuée dans une histoire trop « chelou ». Dans l’avion, un gangster japonais échange la carte SIM de son portable, truffée d’infos top secret, avec celle de Lola. Résultat : arrivée à Tokyo, Lola, qui ne connait pas un mot de japonais, n’a plus un seul contact dans son téléphone. Des types armés en costume rayé la talonnent. Et Tristan est dans les bras d’une autre…

 

 

 

Mon avis :

 

Tout d'abord, merci aux éditions Gallimard pour cette nouvelle découverte. Mais malheureusement,  je n’ai vraiment pas aimé Où est passée Lola Frizmuth? .

J’avais quelques a priori avant de commencer ma lecture, mais j’étais décidé à laisser sa chance à ce roman. Parfois, on peut avoir de bonnes surprises, comme ça a été le cas pour moi avec Candy Pop. Mais là… J’ai rapidement jeté l’éponge, et j’ai lu la majorité du roman en diagonal.

 

On commence avec un échange de SMS entre Lola et sa sœur. Et par conséquent, Lola utilise le langage SMS. Je n’ai rien contre les abréviations, je les comprends et les utilise moi-même. Mais le langage SMS, c’est une autre paire de manche. Je trouve ça désagréable au possible, et j’ai horreur de lire des messages de ce type. Déjà, ça commençait mal.

 

Ensuite, le personnage de Lola m’a horripilé au plus haut point. Passons sur le fait que l’héroïne est une adolescente blonde, magnifique, avec de la répartie,… Parfaite, quoi. S’il n’y avait eu que cela, j’aurai peut être pu faire abstraction. Mais son caractère, sa façon de ne se préoccuper que d’elle, d’être certaine d’avoir toujours raison, de ne jamais se préoccuper des conséquences,… J’ai trouvé Lola futile et sans intérêt.

Les autres personnages ne m’ont pas plus convaincus, étant tous un peu cliché. Tristan, le petit-ami beau gosse de Lola, qui en fait n’en a rien à faire d’elle ; Lionel, l’intello à lunette qui craque bien sur pour la sublime héroïne ; Tanaka, le yakuza zélé mais lassé par son métier ; … A mon sens, c’est du déjà vu.

 

Enfin, pour ne rien arranger, je n’ai pas du tout accroché à l’histoire, bien trop déjantée pour moi, et par conséquent pas crédible une seconde. Déjà, la probabilité de vouloir fuguer à l’autre bout du monde (et d’en avoir les moyens !) et de se retrouver dans l’avion à côté d’un yakuza est extrêmement faible. Et les enchaînements d’évènements ne sont pas plus réalistes (la cerise sur le gâteau c’est, pour moi, le père de Lola)…

 

Bref, certains aimeront surement le côté complètement barré de ce roman et rigoleront des aventures de Lola et de son inconscience (preuve en est le grand nombre de bons avis que j'ai lu sur internet), mais ça n’a pas été mon cas. J’ai lu Où est passée Lola Frizmuth sans en retirer aucun plaisir, excepté celui de refermer ce livre.

 

 

 

Autres avis :

 

* Lauredumiroir

* freelfe

* Mety Yuro

* Crouton

* la voix du livre

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 18:59

Informations :

 

Edition : Livre de poche

Date de parution : 2008

Nombre de pages : 121 p.

A propos de l'auteur : Après des études de philosophie et de sciences politiques, Erik Arnoult, dit Orsenna, enseigne l'économie à l'Ecole normale supérieure. Il entame par la suite des activités administratives et devient conseiller ministériel puis conseiller culturel auprès du président François Mitterrand de 1981 à 1984. En décembre 1985, il entre au Conseil d'Etat et exerce les fonctions de maître des requêtes. Il est élu à l'Académie française le 28 mai 1998. Il est aujourd'hui vice-président de la société Cytale, dédiée au livre électronique.

 

 

 

 

Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l’école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Chaque fois que je croisais un accent dans la rue, un aigu, un grave, un circonflexe, il me menaçait.

- Notre patience a des limites, grondait-il. Un jour, nous ferons la grève. Attention, notre nature n’est pas si douce qu’il y parait. Nous pouvons causer de grands désordres.

Je ne prenais pas les accents au sérieux. J’avais tort.

 

 

 

Mon avis :

 

Après La grammaire est une chanson douce (mon avis ici) et Les chevaliers du subjonctif (que je n’ai pas lu), Erik Orsenna revient nous conter les aventures de Jeanne.

Cette fois ci, cette dernière part en Inde, à la recherche des accents, qui ont tous désertés l’île, laissant les phrases fades, amputées d’une partie de leur beauté.

 

J’ai aimé en partie ce nouveau roman. En premier lieu parce qu’il est écrit par Erik Orsenna, qui est pour moi un très grand auteur : ces romans sont magnifiquement écrits, emprunts de poésie, et sa plume est pour moi une des plus agréables à lire.

Ensuite, parce qu’encore une fois on ressent dans ce livre l’amour de l’auteur pour la langue française, et pour les langues en général (ici, Jeanne aura l’occasion de rencontrer des accents d’horizons très divers !). Et cette langue française, grâce avec Erik Orsenna, ne semble pas si compliquée que ça.

Un autre point que j’ai apprécié, c’est que l’auteur a pris soin de placer ses romans dans la continuité, sans pour autant les enchainer les uns aux autres. Ainsi, j’ai retrouvé des personnages que je connaissais déjà : Jeanne et son frère, monsieur Henri, madame Jargonos. Et dans le même temps, j’ai suivi sans peine cette histoire sans pour autant avoir lu le livre précédant, Les chevaliers du subjonctifs. Une ou deux références y sont faites, mais ne gêne absolument pas la bonne compréhension de La révolte des accents.

 

Cependant, j’ai pris moins de plaisir à lire La révolte des accents qu’à lire La grammaire est une chanson douce : je n’ai pas retrouvé autant de poésie, ni autant d’inventivité. Alors que dans la première aventure de Jeanne, on découvre que les mots sont vivants, qu’il existe une fabrique de phrases, qu’il existe un ennemi qui rôde,… je n’ai retrouvé rien d’aussi imaginatif dans ce roman.

En outre, j'ai trouvé ce roman atrocement court, et je suis restée sur ma faim. Je pense que Erik Orsenna aurait pu aller un peu plus loin dans l'exploitation de ses idées.

Enfin, j’avoue que ma déception repose aussi sur le très faible rôle donné à monsieur Henri, un personnage que j’aime beaucoup.

 

Et pour finir, je tiens à signaler les très jolies illustrations que compte ce livre.

 

Bref, encore une lecture agréable et poétique (mais peut-il en être autrement avec Erik Orsenna ?), mais un peu gâchée par les attentes que j’en avais après La grammaire est une chanson douce, que je trouve bien mieux.

 

 

 

Autre avis :

 

* A contre mots

* Céline

* Tachas

* Melisende

* Evy

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 19:12

Informations :

 

Editeur : Gallimard jeunesse

Traducteur : Julie Lopez

Date de parution : 23 mai 2012

Nombre de pages : 304 annoncées, seulement 294 dans les épreuves non corrigées

A propos de l'auteur : Née en 1978, cette anglaise a plusieurs cordes à son arc : présentatrice à la télévision, auteur, chanteuse,...

 

 

 

 

 

 

 

En bref : Avec son intrigue entrainante, sa belle brochette de personnages et son écriture allègre et pleine d’humour, Candy Pop est un roman sans prise de tête, qui se lit vite et facilement, même s’il ne restera pas dans les mémoires. C’est un roman frais et léger, un roman parfait pour amener en vacance et se détendre après une longue année scolaire.

 

 

 

Autres avis :

 

* Archessia

* Accroc des livres

* vulcain001

* The Bloody Cafe

* Melaine Neriks

 

 

 

Alors voilà, ma première chronique vidéo. Je pensais en faire une de tant en tant, au moins une fois par mois.

Qu'en pensez-vous? Préférez-vous lire des avis ou regarder une vidéo ne vous dérange pas?

Que changeriez-vous? Que rajouteriez-vous? Que supprimeriez-vous? Qu'aimeriez-vous voir?

 

Tous les avis, remarques, suggestions, encouragements (ou pas) sont les bienvenus, et sont même très fortement souhaités

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:45

Informations :

 

Edition : Gallimard

Collection : Scripto

Date de parution : 2009

Nombre de page : 198 p.

A propos de l'auteur : Stéphane Servant est né dans le sud de la France en 1975. Curieux et touche-à-tout, il s'est aventuré dans la littérature étrangère, le développement culturel, le graphisme, et l'écriture scénaristique. Il a longtemps travaillé en milieu scolaire et associatif en tant qu'intervenant artistique et chargé de projets culturels. Aujourd'hui, il est auteur et illustrateur pour la presse, la communication et l'édition jeunesse. Il vit près de Carcassonne. (source : prix-chronos.org)

 

 

 

 

Frédéric a surmonté l'épreuve du feu. Il fait maintenant partie de la Meute, la bande de skinheads qui sévit dans le quartier, et s'appellera désormais « Croco ». Croix gammée, violence, drogue... la rage de Frédéric a de quoi s'exprimer.

Mais lorsqu'il apprend que sa grand-mère, Pepita, s'est enfuie de l'hôpital pour revoir une dernière fois sa terre natale, Frédéric la rejoint. Commence alors pour les deux fugitifs un voyage un peu fou à travers l'Andalousie.

Sur les traces de ses origines, Frédéric va de mésaventures en révélations, mais surtout, il rencontre Kenza qu'il déteste autant qu'elle lui ressemble.

 

Le portrait sensible et tout en nuances d'un adolescent à vif qui cherche sa voie.

Un premier roman très visuel qui vous embarque, comme un road-movie, de l'ombre vers la lumière.

 

 

 

Mon avis :

 

Stéphane Servant signe ici un roman à la fois tendre et violent. Violent, parce qu'il est question de maladie, de vengeance, de racisme, de mort, de souffrance. Tendre, car il est aussi question d'amour, de liberté, d'entraide, d'acceptation, de paix.

Bouleversant par la justesse de ses mots, Stéphane Servant nous montre que l'Autre n'est pas forcément un ennemi, et nous apprend la force du pardon.

 

Moins de 200 pages, avec des chapitres courts (1 à 4 pages) et un format demi-poche, ce roman ravira autant les petits que les grands lecteurs, les adolescents que leurs parents.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:32

Informations :

 

Edition : Gallimard

Collection : Pôle fiction

Date de parution : 2011

Nombre de page : 324 p.

A propos de l'auteur : Judy Blundell a écrit plusieurs romans pour enfants, adolescents et adultes sous différents pseudonymes. Elle est notamment connue sous le nom de Judy Watson par les fans des romans dérivés de La Guerre des étoiles, car elle est l'auteur des séries à succès des Apprentis Jedi et du Dernier Jedi. Elle a également écrit de nombreuses novélisations de films. Avec Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti, elle signait sous son véritable nom son premier vrai roman qui obtint, l'année de sa publication, en 2008, le National Book Award. Judy Blundell vit à Katonah, dans l'Etat de New York, avec sa fille et son mari. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Floride, 1947...

 

Un ancien soldat au passé trouble, une femme trop belle, un homme aussi séduisant qu'énigmatique... quel fil invisible les relie?

Dans un hôtel au luxe défraîchi et la chaleur étouffante de septembre, Evie surprend l'ombre de mensonges et de terribles secrets.

 

 

 

Mon avis :

 

En voyant la couverture, on s'attend à un roman policier teinté de glamour et mené par une adolescente. Le livre correspond tout a fait à cette image.

 

Evie est une jeune fille de 15 ans qui va partir en Floride avec sa mère et son beau-père, à la sortie de la deuxième guerre mondiale. Là-bas, elle va séjourner dans un hôtel et faire la connaissance de Peter. Peter, qui semble connaitre le beau-père d'Evie...

 

L'histoire est racontée du point de vue d'Evie. Evie voit, Evie entend, mais Evie ne comprend pas tout. Du coup, on partage ses doutes, ses incertitudes, on nage dans le même brouillard qu'elle. Et comme la fin ne donne pas de réponse claire et nette, c'est à nous de nous forger notre propre opinion.

C'est là, selon moi, que réside la force du roman. Le reste n'est qu'embellissement, et donc un peu ennuyant : on parle beaucoup de la jeune fille, les thèmes de la guerre et l'antisémitisme ne sont traités qu'en filigrane et ne servent que d'arrière-plan,... J'ai donc lu avec soulagement et grand plaisir le passage du procès, sans lequel le roman n'aurait aucun intérêt. A ce moment, Evie s'affirme, grandit, et apprend ce que signifie être adulte.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 17:34

Informations :

 

Edition : Gallimard

Collection : Scripto

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 268 p.

A propos de l'auteur : David Almond écrit depuis une quinzaine d'années, surtout des nouvelles pour adultes, parues dans diverses revues. Il a exercé de nombreux métiers, dont ceux de professeur et de pigiste à la BBC. La forte imagination de David Almond et son talent d'écrivain vous entraîneront dans des aventures mystérieuses, originales et très bien écrites. (source : Ricochet-jeunes)

 

 

 

 

Un été long et chaud. La campagne sauvage du Nord de l'Angleterre. Un bébé abandonné trouvé dans des ruines. Et la vie de Liam, adolescent épris de liberté, va basculer. Un matin, son père, écrivain, lui parle du phénomène d'imprégnation... Comme toujours avec le grand David Almond, la magie opère dès les premières lignes. L'histoire envoûtante d'un adolescent confronté à de grandes questions : l'adieu à l'enfance, les ravages de la violence, l'amitié, la tolérance, l'adoption...

 

 

 

Mon avis

 

Voilà un livre très spécial. On aime, ou on n'aime pas. Me concernant, je n'ai malheureusement pas accroché.

Une atmosphère pesante, des évènements que j'ai eu du mal à relier les uns aux autres, et surtout, j'ai beaucoup de mal à voir où allait le récit.

Il y a de très bons passages qui nous pousse à nous interroger, comme celui où Nattrass, un garçon un peu bizarre qui fait de l'art macabre pour provoquer Liam, met ses 'œuvres' dans une galerie. Les personnages sont tous particuliers et originaux : Crystal, la fille un peu suicidaire sur les bords ; Olivier, l'ex enfant soldat ; Nattrass, qui cherche à humilier Liam,... Mais j'ai trouvé le récit long et un fil conducteur pas assez affirmé à mon goût.

 

Je le répète encore une fois, c'est un style très particulier. Mais je ne doute pas qu'il puisse plaire à certains.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 19:08

Informations :

 

Edition : Stock 

Date de publication : 2001

Nombre de pages : 136 p.

A propos de l'auteur : Après des études de philosophie et de sciences politiques, Erik Arnoult, dit Orsenna, enseigne l'économie à l'Ecole normale supérieure. Il entame par la suite des activités administratives et devient conseiller ministériel puis conseiller culturel auprès du président François Mitterrand de 1981 à 1984. En décembre 1985, il entre au Conseil d'Etat et exerce les fonctions de maître des requêtes. Il est élu à l'Académie française le 28 mai 1998. Il est aujourd'hui vice-président de la société Cytale, dédiée au livre électronique.

 

 

 

 

La grammaire est une chanson douce est une fantaisie joyeuse. Jeanne, la narratrice, pourrait être la petite sœur d'Alice, l'héroïne de Lewis Caroll, précipitée dans un monde où les repères familiers sont bouleversés.

Avec son frère aîné Thomas, elle voyage beaucoup : leurs parents sont séparés et vivent chacun d'un côté de l'Atlantique. Un jour, leur bateau fait naufrage et, seuls rescapés, et privés de leurs mots, ils échouent miraculeusement sur une île inconnue. Accueillis par Monsieur Henri, un musicien poète et charmeur, ils découvriront un territoire magique où les mots mènent leur vie : ils se déguisent, se maquillent, se marient.

 

C'est une promenade dans la ville des mots, pleine d'humour et de poésie, où les règles s'énoncent avec légèreté. Les tribus de verbes et d'adjectifs, les horloges du présent et du passé s'apprivoisent peu à peu, au rythme des chansons douces de Monsieur Henri.

 

 

 

Mon avis

 

Voilà un conte plein de poésie, capable de transmettre le goût de la lecture. Lire ce roman, c'est renouer avec la grammaire, c'est la redécouvrir, c'est voir la beauté de la langue française, la beauté des mots.

Facile à lire, le livre est agrémenté par les jolies illustrations de Bigre, qui rendent le livre encore plus agréable.

Un petit roman qui devrait ravir les jeunes lecteurs, et les amoureux de la langue.

 

 

 

Une citation

 

"Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. "

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 20:02

Informations :

 

 

Edition : Gallimard

Collection : Scripto

Nombre de page : 255 p.

A propos de l'auteur : Berlie Doherty est née à Liverpool, et vit à Sheffield en Angleterre.

D'abord enseignante, elle a travaillé à la rédaction de programmes scolaires pour la radio. En plus de ses romans pour la jeunesse et pour adolescents, elle est l'auteur de romans pour adultes, dont "Requiem", et de plusieurs pièces de théâtre. Elle écrit également pour la télévision. (source Livraddict)

 

 

 

 

La vie est facile et légère pour Chris et Helen. Ils s'aiment. Quand Helen découvre qu'elle est enceinte, elle n'a que seize ans. L'univers bascule. A qui parler, que faut-il faire? Elle entreprend de se confier à cet être qui prend peu à peu possession de sa vie, de son corps. Cet inconnu qu'elle rejette tout d'abord puis qu'elle apprend à accepter. Ses relations avec Chris, avec ses parents, avec ses amis se transforment, ses certitudes sont ébranlées.

Rarement roman traitant d'un sujet aussi essentiel n'a été plus juste, plus fin, et personnages plus attachants.

 

 

Mon avis:

 

Tout commence avec Chris, un jeune homme qui s'apprête à s'installer à l'université, et qui nous raconte ce qui lui est arrivé 10 mois plus tôt, en janvier. Le mois où, pour la première fois, Chris et Helen, son ex petite amie, font l'amour. Le mois où Helen tombe enceinte. Quand elle l'apprend, elle a seulement 16 ans et commence à écrire des lettres à ce « Cher inconnu » qui prend place dans son corps.

La vie de ces deux adolescents bascule alors. Eux, dont l'avenir semblait si simple et prometteur (l'université pour Chris, le conservatoire de danse pour Helen), se retrouvent à gérer une situation bien compliquée. Que faire ? Comment en parler ? A qui en parler ?

 

Chris alterne dans son récit, en forme de journal intime, ses souvenirs et les lettres d'Helen.

 

Ce livre traite le thème de la grossesse non désirée avec beaucoup de finesse et de poésie : pas de mot choquant ou vulgaire. Mais il nous parle aussi de l'adolescence et du passage à l'âge adulte, des responsabilités qui forcent à grandir, de deux personnages qui ne murissent pas à la même vitesse. Enfin, ce livre montre que le poids d'un secret de famille peut peser, et à quel point il peut influencer notre façon d'agir (la mère d'Helen, enfant illégitime, rejette sa fille quand cette dernière avoue être enceinte).

 

J'ai été très touché par ce roman. L'alternance de point de vue entre Chris et Helen permet de voir l'évolution que suit chacun des personnages, leurs pensées et leurs sentiments respectifs. De plus, de cette façon, on oublie totalement qu'on est face à un récit fictif. On vit avec les deux adolescents. Ensuite, tous les personnages sont très travaillés, chacun ayant une histoire propre, qui explique les réactions face à cette situation imprévue. Pour finir, le ton juste de ce livre ne sera pas apprécier uniquement des adolescents, mais aussi des adultes !

 

En résumé, ce roman poignant, beau et fort est un de ces romans qui nous frappe et qu'on n'oublie pas. Je le conseille très fortement.

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