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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 18:52

Informations :

 

Titre VO : Gladiator, book 1: Fight for freedom

Traducteur : Julien Ramel

Édition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2013

Nombre de pages : 364 p.

 

A propos de l'auteur : Simon Scarrow est originaire du Nigeria et vit en Angleterre. Après avoir été enseignant, il écrit à présent des romans historiques pour la jeunesse, dont la grande série Eagle sur la conquête romaine. Fervent admirateur de Rosemary Sutcliff, Simon partage la passion des romans historiques avec son frère, Alex Scarrow, également écrivain. Ils tiennent un blog commun : www.scarrow.co.uk.

(source : http://www.place-to-be.fr/index.php/livres/young-adult-/8671-presentation-gladiateur-tome-1-le-combat-pour-la-liberte-ecrit-par-simon-scarrow.html)

 

 

Empire romain, 61 av. J.-C.
Le père de Marcus est un ancien centurion qui a connu son heure de gloire en sauvant la vie du général Pompée, lors de la révolte des esclaves. Le temps a passé et, désormais, la famille mène une vie paisible dans la ferme d'une petite île grecque.
Soudain, tout s'effondre : un créancier fait assassiner son père et réduit en esclavage Marcus et sa mère. Vendu à une école de gladiateurs, le garçon affronte la brutalité de l'entraînement et des instructeurs. Mais Marcus est bien déterminé à survivre pour retrouver Pompée et obtenir justice
!

Mon avis :

 

Marcus a 10 ans et vit paisiblement avec ses parents dans sa ferme, sur une île de l’Empire romain. Mais un jour, son père se fait assassiner, et Marcus et sa mère sont alors réduits en esclavage. Marcus parvient à s’échapper, et veut aller trouver Pompée, que son père a sauvé lors de la révolte de Spartacus, pour lui demander justice et ainsi sauver sa mère. Mais il est assez rapidement capturé à nouveau, et il va finir dans une école de gladiateurs. L’apprentissage est rude, mais Marcus n’oublie pas son but…

 

J’ai été agréablement surprise de trouver dans ma boite aux lettres Gladiateur, surtout après Belles dans la jungle, que je n’ai toujours pas pu me forcer à ouvrir.

J’aime beaucoup les romans historiques, même si l’Antiquité est loin d’être ma période préférée (le Moyen-âge ou la Renaissance m’intéressent bien plus).

 

Et pourtant, je vais commencer par parler de choses qui fâchent. Tout d’abord, j’ai été gêné par quelques points au niveau « historique » de l’histoire. J’ai eu plusieurs fois l’impression que l’auteur ne maitrisait pas vraiment la période dont il traite. Par exemple, un point de vocabulaire : je peux me tromper, mais dans mes souvenirs, un habitant de Sparte est un Spartiate, et non un « Sparte » (après lecture d’autres critiques, je ne suis pas la seule à avoir noté cette petite erreur). Mais ce ne sont que de petits détails qui ne gêneront pas ceux qui n’ont pas été initiés ou qui ne s’intéressent pas énormément à l’histoire romaine.

 

Plus gênant est l’âge de Marcus : 10 ans. J’ai trouvé le personnage bien trop jeune. En lisant ce roman, en suivant les péripéties de Marcus, je lui aurais donné au moins 13 ans. Et d’ailleurs, je pense que Gladiateur s’adressent à un lectorat de cet âge : le « à partir de 10 ans » indiqué sur la couverture n’est pas vraiment adapté, à mes yeux. En effet, il y a quand même des passages assez violents (la vie de gladiateur n’est pas un long fleuve tranquille !).

 

Dernier point noir, la fin tombe à plat. En effet, la grande révélation, celle des dernières pages, n’en est pas vraiment une, puisqu’on la devine rapidement dès le début du roman.

 

Mais malgré tout cela, Gladiateur reste un bon roman pour la jeunesse. Le style est fluide et agréable à lire, l’écriture est simple (malgré quelques termes de vocabulaire spécifique) et compréhensible, il y a suffisamment d’actions et de suspens (autre que la révélation finale) pour que le lecteur ne lâche pas le roman en cours de route.

Et puis, Marcus est un personnage auquel il est très facile de s’attacher. Peut être même tomberez vous sous le charme des personnages secondaires ? Personnellement, « le Sparte » m’intrigue, et j’espère qu’il sera toujours là dans le deuxième tome.

 

Bref, un roman sympathique et agréable à lire malgré ses défauts, qui séduira surement les jeunes adolescents intéressés par les histoires de gladiateurs.

Autres avis :

 

* legolegitislegimus

* tichan86

* Crouton

* Julie

* Petit-Lips

 

         

Idée n°32 : quelque chose de métallique

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:53

Informations :

 

Titre VO : Dark Matter

Traducteur : Blandine Longre

Edition : Hachette (Black Moon)

Date de parution : 2012

Nombre de page : 283 p.

A propos de l'auteur : Michelle Paver est née en 1960 au Malawi d'une mère Belge et d'un père Sud-Africain. La famille a déménagé au Royaume-Uni alors que Michelle avait trois ans pour s'installer à Wimbledon, où Michelle Paver a grandi. Elle a étudié à l'Université d'Oxford. Après y avoir obtenu un diplôme de biochimie, elle a exercé la profession d'avocat dans une firme de la City à Londres. La mort de son père dans 1996 l'a incitée à prendre un congé d'une année, pendant lequel elle a voyagé en France et aux Amériques, et a écrit son premier livre, Without Charity. Elle a démissionné de son poste peu après son retour afin de se consacrer pleinement à l’écriture. (source : Babelio)

 

 

http://www.livraddict.com/covers/86/86461/couv35786968.jpg

 

 

Janvier 1937. Jack Miller vit dans la solitude. Il est pauvre. Son unique espoir : participer à une expédition scientifique. Destination : le pôle Nord.

Jack embarque avec quatre hommes et huit chiens sous le soleil de minuit. Rien ne se déroule comme prévu. Une malédiction semble s’être abattue sur les chercheurs. Un à un, les compagnons de Jack sont contraints d’abandonner la mission.

Maintenant, Jack est seul. Une angoisse sourde s’empare de lui. Bientôt, une nuit sans fin engloutira le campement. Bientôt, les glaces se refermeront. Bientôt, Jack sera pris au piège. Il faut prendre une décision.

Rejoindre les autres. Ou bien rester, et affronter cette chose qui rôde dans les ténèbres.

Mais Jack a-t-il vraiment le choix ?

 

 

 

Mon avis :

 

J’aime beaucoup la série Chronique des Temps Obscurs, de Michelle Paver. J’étais donc partagée entre l’envie de découvrir un nouveau roman de cette auteure, et mon scepticisme vis à vis du genre de ce roman : l’épouvante. En effet, il y a quelques temps j’avais lu Appartement 16 de Adam Nevill, et Rosemary’s Baby de Ira Levin. J’avais été très déçue puisqu’aucun des deux romans ne m’avait fait frémir, ne serait-ce qu’un instant.

 

Mais 40 jours de nuit est d’une autre trempe. Ce roman raconte l’histoire de Jack Miller, un jeune homme sans le sous qui s’embarque pour Spitzberg, une ile de la Norvège dans l’océan arctique, pour une mission scientifique. Mais très rapidement, les malheurs s’abattent sur le groupe dont Jack fait partie, et ce dernier se retrouve seul dans le camp. Enfin, c’est ce qu’il croit.

 

Dans ce roman, contrairement aux deux autres précédemment cités, l’histoire est crédible du début à la fin. Même les éléments fantastiques s’intègrent très bien et je n’ai jamais eu l’impression que ce que Jack a vécu est totalement imaginaire. Cela est du d’une part au fait que Michelle Paver ne tombe jamais dans l’excès, et ne donne pas trop d’information. De plus, on ne cesse de se demander si ce que Jack croit voir et réel, ou si la solitude et la nuit perpétuelle ont raison de son esprit.

 

Le réalisme vient d’autre part de Jack, le personnage-narrateur (on lit son journal). Jack est un personnage sensé et rationnel, qui va d’abord chercher une explication logique à tout ce qu’il vit, comme beaucoup de nous le ferait. L’évolution de son état d’esprit est tout à fait vraissemblable et de ce fait, en même temps qu’il devient convaincu de l’existence de la « chose » qui rôde, nous le devenons aussi.

 

Mais ce qui rend le roman réellement inquiétant, c’est l’ambiance. Une ambiance sombre, oppressante, angoissante. Le cadre y est pour beaucoup : une étendue gelée et déserte, où la nuit règne en maître. De plus, il n’y a pas ici d’action à chaque page. Et cela renforce encore le côté effrayant : on sait que quelque chose va se passer, mais on ne sait pas quoi, ni quand.

 

Pour moi, ça a totalement fonctionné. J’ai lu ce roman d’une traite, en frissonnant, en sursautant au moindre bruit, en mourant d’envie de connaitre la suite tout en redoutant de tourner la page. J’ai même été contente pour une fois que ma colocataire rentre et mettre la musique à fond, pour ne plus être seule !

 

Bref, 40 jours de nuit est pour moi une très grande réussite qui m’a donné la chair de poule. Une lecture que je recommande ! (Mais à éviter le soir ^^)

 

 

 

Autres avis :

 

* Amadis

* Archessia

* Heclea

* Nataly

Sofynet

 

 

170 idéesIdée n° 48 : un chiffre ou un nombre

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 13:05

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Traducteur : Bruno Krebs

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 215 p.

A propos de l'auteur : Patrick Ness est né aux États-Unis, dans l'État de Virginie. Passionné par la lecture et l'écriture, il étudie la littérature anglaise aux États-Unis. En 1999, il s'installe à Londres et enseigne pendant trois ans l'écriture à Oxford. Il est l'auteur de deux romans pour adultes. Il écrit également pour la radio et travaille comme critique littéraire pour le journal anglais «The Guardian». (source : Cercle Gallimard de l'enseignement)

 

 

 

 

Depuis que sa mère est malade, Conor redoute la nuit et ses cauchemars. Quelques minutes après minuit, un monstre apparait, qui apporte avec lui l’obscurité, le vent et les cris. C’est quelque chose de très ancien, et de sauvage.

Le monstre vient chercher la vérité.

 

 

 

Mon avis :

 

Attirée dès sa sortie par la couverture, que je trouve magnifique, je me suis enfin plongée dans ce roman de Patrick Ness, tiré d’une idée originale de Shiobhan Dowd (décédée il y a quelques années), et illustré par Jim Kay.

 

Patrick Ness nous raconte l’histoire de Conor, un jeune garçon qui vit une période très difficile. En effet, sa mère souffre d’un cancer, et suit un traitement depuis plusieurs mois. Depuis ce moment, d’ailleurs, Conor fait un cauchemar, tous les soirs le même.

Cependant, un soir, quelques minutes après minuit, un monstre vient rendre visite à Conor. Un monstre immense et terrifiant, qui vient pour raconter trois histoires au jeune garçon. Mais la dernière histoire, la quatrième, c’est Conor qui devra la raconter. Et le monstre attend de lui la vérité.

 

Quelques minutes après minuit est un véritable coup de cœur. Tout d’abord pour l’histoire en elle-même. Une histoire touchante, celle de Conor, qui doit faire face à la maladie de sa mère, et qui espère encore et toujours sa guérison.

Ses espoirs, son malaise, sa colère,… sont très bien retranscrits, et je me suis très rapidement attachée à Conor. Le lecteur est tout le temps avec le jeune garçon, dans son quotidien. On voit ses difficultés à l’école, où il devient peu à peu transparent ; ses confrontations avec sa grand-mère, qui essaie de le préparer au pire ; l’absence de son père, qui a déménagé aux Etats-Unis. Combien de fois j’ai voulu pouvoir intervenir dans l’histoire pour le réconforter !

 

Ensuite, la relation de Conor avec le Monstre est complexe et ambiguë. Tout le long du roman, je n’ai cessé de me demander ce que le Monstre veut vraiment, quelle histoire il espère entendre de la bouche de Conor, et comment le Monstre peut aider le jeune garçon.

Les histoires du Monstre sont évidemment un autre point fort du roman. Ce sont des petites histoires très surprenantes, car elles prennent le contre-pied des contes habituels, et elles visent à donner à Conor matière à réflexion, à insuffler en lui un peu de sagesse. A chaque fois, j’ai été décontenancé par la chute de ces petits contes, même après avoir compris comment le Monstre construit ses histoires.

 

Enfin, ce qui fait de ce roman une merveille, c’est aussi les illustrations splendides de Jim Kay. Ces illustrations à l’encre noire, qui peuplent le roman, s’accordent parfaitement avec l’atmosphère du roman, avec son côté sombre, et y ajoute une poésie supplémentaire. J’ai savouré chaque illustration.

Quelques minutes après minuit est un roman qui se regardent autant qu’il se lit.

 

Bref, je ne sais pas si je suis arrivée à retranscrire dans ce billet l’émotion qu’a susciter la lecture de ce roman, mais je ne peux que vous le conseiller. Chaque lecteur, autant les adolescents que les adultes, y trouvera son compte.

Quelques minutes après minuit est pour moi une pépite, un livre comme on n’en lit pas tout les jours, et surtout, un roman qu’on n’oublie pas.

 

 

 

 

(images : http://alittlematterwhatever.over-blog.fr)

 

 

Autres avis :

 

* Sophie Pilaire

* Amadis

* a little matter

* LegoLegitisLegimus

* Radicale

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 16:46

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Traducteur : Julien Ramel

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 432 p.

A propos de l'auteur : Michael Grant a passé une grande partie de sa vie sur la route. Elevé dans une famille de militaires, il a fréquenté dix écoles dans cinq États différents, ainsi que trois établissements en France. Adulte, il a gardé le goût des voyages et s'est d'ailleurs orienté vers l'écriture parce que c'était l'un des rares métiers qui ne l'obligeraient pas à s'enraciner. Son plus grand rêve est de faire le tour du monde en bateau et de visiter tous les continents. Il vit à Chapel Hill, en Caroline du Nord, avec sa femme, l'écrivaine Katherine Applegate, leurs deux enfants, et beaucoup trop d'animaux de compagnie. (source : Babelio.com)

 

 

 

 

2040. Noah est un jeune Anglais dont le frère ainé, Alex, est interné dans le QHS d'un hôpital psychiatrique. Sadie est une riche adolescente Américaine qui assiste à un match de foot et voit le jet privé qui transporte son père et son frère s'écraser sous ses yeux. Leur vie à tous deux va basculer dès l'instant qu'ils sont touchés par BZRK, l'organisation qui se bat pour préserver la liberté individuelle face au clan des jumeaux Armstrong dont le but est d'uniformiser les consciences pour garantir la paix de l'humanité. Bienvenue dans la nano-dimension, où des insectes plus petits que le diamètre d'un cheveu, se livrent une guerre sans merci contre la folie, dans le cerveau humain et dans les profondeurs de la chair. Perdre n'est pas une option envisageable quand on risque la démence...

 

 

 

Mon avis :

 

Merci à Gallimard pour ce nouveau roman.

 

Je sens que ce billet va être difficile à écrire… Car BZRK est un livre assez spécial. J’ai vu que beaucoup de personnes qui l’ont reçu des éditions Gallimard ne l’ont pas terminé, et je comprends très bien pourquoi.

 

On parle ici de nanotechnologie. Déjà, il faut suivre un minimum. Car l’auteur donne très peu d’explications. Moi, la technologie en générale, ce n’est pas franchement mon dada. Alors quand on commence à me parler de nanobots et autres, je suis rapidement perdue.

En plus de ça, l’auteur donne les clés pour comprendre l’histoire assez tardivement. Au début du roman, on est laché au beau milieu de personnages qu’on ne connait pas, et qui ont des motivations qu’on ne connait pas. C’est tout juste si on comprend qu’il y a deux camps qui s’affrontent, grâce à la nanotechnologie.

 

En parlant de la nanotechnologie, là encore il y a des éléments qui rebutent. Parce que Michael Grant est très prosaïque. Si le petit robot d’un des personnages doit aller se loger dans le cerveau d’un autre, vous aurez le droit à une description bien détaillée. Par où il rentre dans le crâne, par où il passe,… J’ai trouvé ça assez gore, et pas franchement utile. En plus, ces descriptions sont la plupart du temps assez longues…

 

Un dernier point noir à signaler (si vous n’avez pas encore fuit, après la lecture de ces premiers paragraphes) : les frères Armstrong et le BZRK ont des visions différentes de l’utilisation de la nanotechnologie. Et très vite, il apparait que celle des jumeaux est la mauvaise, celle qui faut combattre. J’aurai aimé que l’auteur reste plus nuancé, qu’il ne fasse pas des frères Armstrong et de leurs acolytes les grands méchants de l’histoire (Bug Man, notamment, est irrécupérable). J’aurai apprécié que le lecteur est au moins la possibilité de choisir son camp.

 

Et pourtant, malgré mon dégoût pour la « viande » (c'est à dire le corps humain) et ma perplexité devant cette technologie, je suis allée au bout du récit. En effet, BZRK est quand même prenant. Une fois passée la première partie, dans laquelle on ne suit rien (et j’avoue que je me suis vraiment forcée pour continuer), les choses s’améliorent un peu. On commence à voir l’intérêt de l’histoire, à comprendre les motivations des différents camps,… Le rythme de l’histoire est assez soutenue, et en lisant en diagonale les descriptions un peu dégoutantes, je suis arrivée à me prendre un petit peu au jeu.

 

Bref, BZRK est un roman particulier. Je n’ai pas détesté, mais je ne peux pas non plus dire que j’ai aimé. Je n’en retiens pas grand-chose, et il est certain que ce roman ne plaira pas à tout le monde. Mais je suis aussi persuadée qu’il saura trouver son public, un public qui ne sera pas effrayé par le monde du nano, car le roman a quelques atouts dans sa poche.

 

 

 

Autres avis :

 

* Elle-lit

* Archessia

* Amadis

* Nathan

* Alexandra

 

 

à la découverte de vos incontournables

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 11:36

Informations :

 

Edition : Melecrit.com

Date de parution : 2005

Nombre de pages : 239 p.

A propos de l'auteur : Mélanie de Coster est certainement née en racontant une histoire. Malheureusement, personne dans la salle d’accouchement n’avait prévu de prendre des notes, et ce premier récit s’est perdu dans la mémoire des infirmières. Au cours des années qui suivirent, la campagne belge s’emplit souvent de contes qu’elle inventait pour ses amis d’école. Mélanie de Coster commença la rédaction de son premier roman à onze ans, de la science fiction, déjà, et dès ce moment-là, annonça à qui voulait l’entendre sa vocation : elle serait écrivain.

 

 

 

 

« Les temps changent » affirme l’Homme aux noix. Les Bâclés ne le contrediront pas, eux, les anciens rejetés de la classe, maintenant sauveurs de l’humanité. Ils ne sont pas très nombreux, cinq ou six, selon les versions. Mais ils sont attendus dans Laléa.

Avant de rencontrer le Balafré, ils devront éviter des ombres armées de griffes, trouver des fermes invisibles, apprivoiser des êtres de légende… Apprendre, aussi, à reconnaitre leurs amis. Laléa a besoin d’eux. Les Bâclés ont aussi peut être besoin de Laléa. Merlin, leur professeur, va les guider dans cette traversée vers un autre monde. Il sait que son aide ne sera pas suffisante. Et pourtant, il ignore encore qui hurle dans la nuit, et quels animaux se créent dans les secrets des châteaux.

Les Bâclés avancent…

 

 

 

Mon avis :

 

Meldc m’a offert ce livre, qu’elle a écrit, lors du swap épistolaire. J’étais donc très pressée de le lire. Et je ne le regrette pas.

 

C’est l’histoire de six enfants soufrant d’un handicap moteur, et par conséquent pas très intégrés dans la société. Ils sont à l’école ensemble, dans une classe spéciale, et n’ont pas d’amis en dehors. Ils sont à l’écart, dans le meilleur des cas ignorés, dans le pire brimés.

Mais ils vont faire la connaissance d’un nouveau professeur, monsieur Merlin. Merlin, qui va envoyer les enfants dans un autre monde, qu’il nomme Laléa. Là bas, Aidan, Albin, Arthur, Cosmo, Sarah et Titiana vont partir à la recherche de celui qui devrait les aider à sauver Laléa, le Balafré.

 

Mélanie de Coster nous offre une histoire vivante et entrainante, même si le roman reste très jeunesse.

Tout d’abord, les personnages sont bien choisis, ils sont différents les uns des autres mais se complètent. Ils sont aussi travaillés : à chacun son caractère. Il y a encore des passages consacrés à chaque enfant et à sa famille. On peut donc comprendre le caractère ou les réactions de chacun. Le seul dont on ne parle pas trop, c’est Merlin, le professeur. J’aurai bien aimé en savoir plus sur son aventure à Laléa. Mais après tout, ce n’est pas autour de lui que tourne l’histoire.

Du côté des méchants, Mélanie de Coster en a inventé un très bon. Mais je ne veux surtout pas vous gâcher la surprise !

 

De plus, le monde de Laléa est intéressant. Il m’a fait penser un peu à Narnia, à cause de l’écoulement différent du temps. Mais la ressemblance s’arrête là. L’auteur a créé un monde original, simple à comprendre et à imaginer, et avec quelques belles trouvailles. La principale est sans conteste les Schlirbs, des petites créatures bleues que j’ai trouvé adorables.

 

Quand a l’histoire en elle-même, elle est prenante. On suit avec plaisir l’évolution de nos six héros. Comment ils vont faire confiance à Merlin, comment ils vont appréhender Laléa, comment les rôles vont se distribuer, comment ils vont apprendre à se faire confiance,… L’histoire prend son temps, au début, mais n’est jamais ennuyante. Une péripétie ou une découverte arrive toujours à point nommé, et le rythme s’accélère en approchant du dénouement. Déjà conquise par l’aventure des enfants, j’ai dévoré les derniers chapitres du roman d’une seule traite. Et même si j’avais deviné certaines choses depuis longtemps, certains évènements de la fin m’ont totalement pris par surprise.

 

Il y a bien quelques petits passages que j’ai moins appréciés, mais vraiment pas grand-chose. Pour moi, il n’y a que deux gros points noirs : une scène qui place Albin en mauvaise posture, que j’ai trouvé un peu trop violente, et du coup pas vraiment crédible ; et puis des coquilles dans le texte. Il y a des espaces à des endroits où il ne faut pas, à l’intérieur de mots, et ça m’a gêné dans ma lecture.

 

Bref, ce n’est pas un coup de cœur, mais De l’autre côté des mondes est une lecture qui m’a beaucoup plu, avec des passages et des idées très intéressantes, et péripéties captivantes, et des jeunes personnages sympathiques. Et sans ces problèmes d’espaces, j’aurai encore plus apprécié mon voyage dans Laléa.

 

 

 

Autres avis :

 

* petitebelge66

* chaperon rouge

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 11:12

Informations :

 

Edition : Livre de poche

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 256 p.

A propos de l'auteur : C’est en 1969 que Jean-Luc Marcastel naquit en la bonne ville d’Aurillac, au cœur du vert et sauvage département du Cantal. Après plusieurs années d’études d’Histoire dans la belle ville de Toulouse, pavée de brique rose, et quelques pérégrinations au nord de la Loire, il retrouva ses montagnes natales. Là, il devint enseignant et employa ses jours à transmettre le goût des époques révolues à la jeunesse d’Aurillac et des environs. Mais une autre passion le dévorait depuis bien longtemps... L’écriture. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Pourchassés par le Siblaire et ses limiers, Louis, Séverin et la Roussotte ont fui leur village du bout du monde. Sur les conseils de Thierry, le galoup Blanc, ils descendent la vallée pour se rendre à Aurillac et trouver asile chez Maistre Lebreton. Car une tourmente approche, et cette tourmente porte le nom de Malemort. Le Grand Veneur chasse, et sa proie… c’est Louis.

 

 

 

Mon avis :

 

Et voici la suite des aventures de Louis le Galoup. On l’avait laissé sur la route, après avoir échappé au Siblaire. Et on le retrouve sur la route, pour rejoindre Aurillac. Avec ses deux compagnons, Séverin et la Roussotte, il espère trouver refuge chez Maistre Lebreton. Mais la ville réserve aux trois enfants nombre de surprises, et pas des plus agréables. Parmi elles, l’arrivée du pire galoup noir que la terre est portée : Malemort, qui a pour mission de trouver Louis…

 

Ca se confirme : Louis le Galoup est une pépite. Ce deuxième tome m’a encore plus enchanté que le premier. Dès les premières lignes, j’ai retrouvé avec un immense bonheur la plume de Jean-Luc Marcastel, et je me suis laissée porter par sa façon de raconter l’histoire, à la manière d’un conteur. Encore une fois, l’auteur nous raconte une histoire trépidante et passionnante.

 

J’ai retrouvé les trois petits héros où je les avais laissés, et je n’ai eu aucun mal à me remémorer les évènements du premier tome. Avec eux, je suis retournée sur la route. Avec eux, j’ai découvert Aurillac et Maistre Lebreton. Avec eux, j’ai frissonné en faisant la connaissance de Malemort.

 

Pas de révélations fracassantes dans ce deuxième tome, mais quelques éléments nouveaux quand même. Et surtout, les trois amis continuent à évoluer, à changer, tout en douceur. Louis est toujours aux prises avec sa double nature. Séverin sent son secret lui peser. La Roussotte se livre davantage.

 

Et comme avec le premier tome, je suis arrivée vite, bien trop vite, à la fin du roman. C’est d’ailleurs bien la seule chose qu’on peut lui reprocher. Une nouvelle fois j’ai quitté à regret Louis, Séverin et la Roussotte. J’ai refermé ce petit roman avec une seule idée en tête : me procurer le plus vite possible le tome 3 !

 

Bref, la plume et l’imagination de Jean-Luc Marcastel ont une nouvelle fois fait mouche. J’aime tout dans la série Louis le Galoup. L’écriture, l’histoire, les personnages,… Un coup de cœur, quoi !

 

 

 

Autres avis :

 

* Marmotte

* Clairdelune

* Lanyla

* mic1990

* Belledenuit

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 16:34

Informations :

 

Edition : Livre de poche

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 544

A propos de l'auteur : Née d'un père français et d'une mère brésilienne, Pauline Alphen a vécu toute sa vie entre la France et le Brésil. Baignée dans une double culture, elle découvre avec la traduction un espace qui lui permet de créer un "entre-deux" linguistique. Après avoir entrepris des études de journalisme et d'histoire au Brésil, elle se lance dans une carrière d'auteur et de traductrice. Pauline Alphen vit aujourd'hui à Toulouse.

 

 

 

 

« Nous avions trois lunées, mon frère et moi, lorsque notre mère a disparu. S’il est vrai que la vie connait des carrefours, celui-là en est un. Nous avons grandi sans elle mais entourés d’amour, dans notre vallée protégée de Salicande. Nous ne savions rien des Temps d’Avant, rien de la Grande Catastrophe ni des objets interdits. Rien de nos dons étranges. »

  

Carnet de Claris, extraits in Archives de la Guilde des Nomades de l’Ecriture

 

 

 

Mon avis :

 

Au XXe siècle, notre monde a connu une grande catastrophe qui a tué une partie de la population. Les survivants se sont alors éparpillés et ont formé de nouvelles communautés. Une d’elle s’est installée dans la vallée de Salicande, havre de paix protégé, à l’écart du reste du monde. C’est là que grandissent les jumeaux Claris et Jad. Mais bientôt cette vie paisible et routinière va être bouleversée : les Elementaux font leur retour, Jad découvrent un mystérieux jeu dont les pièces bougent toutes seules,… Les dons particuliers des deux enfants y sont-ils pour quelque chose ?

 

Après les nombreux avis que j’avais lus, j’attendais de lire ce roman avec beaucoup d’impatience et d’attentes. Surement trop, vu que j’ai été un peu déçue.

 

L’histoire est sans aucun doute intéressante. Tout d’abord, elle a lieu sur notre Terre, et dans un futur pas si lointain que ça. On retrouve d’ailleurs des choses qui nous sont familières (comme le cinéma), et même des références littéraires de notre époque (Harry Potter, le seigneur des anneaux,…). C’est très plaisant.

Mais dans le même temps, impossible d’oublier que ce n’est pas la Terre telle qu’on la connait. Une grande catastrophe a eu lieu, qui a bouleversé les gens et leur mode de vie. Cet aspect là, le monde dans lequel évoluent les personnages, est très bien traité et expliqué. La plume claire et précise de Pauline Alphen y contribue parfaitement.

 

De plus, les personnages sont assez nombreux pour offrir au lecteur une vraie diversité. Certains m’ont même conquis : Jad, avec son caractère relativement posé et sa réflexion ; Ugh, que j’ai envie de découvrir plus ; le Mandarin, pour ses connaissances et son talent particulier ; Bahir, et sa façon de voir le monde.

Par contre, je n’arrive pas à apprécier Claris (c’est bien embêtant, puisque c’est l’un des personnages principaux). Elle se plaint constamment d’être une fille ou bien de ne pas avoir une vie pleine d’aventures (alors que si elle ouvrait un peu les yeux, elle remarquerait bien que sa vie n’est pas aussi plate qu’elle le pense), n’écoute pas souvent ce qu’on lui dit ou conseille,… Je la trouve assez égoïste.

 

Mais ce premier tome m’a laissé sur ma faim. Comme souvent dans les premiers tomes, on pose beaucoup d’éléments, et l’action est un peu mise de côté. Cette fois-ci, je n’ai pas pu m’en contenter, même s’il y a beaucoup de choses sur lesquelles s’interroger (les dons des jumeaux, le mystérieux jeu, la disparition Sierra,…)

En fait, je dirai même que c’est à cause de ces trop nombreuses interrogations que je ne suis pas satisfaite. Je trouve que l’auteur ne donne pas assez d’informations. Pour tout dire, je ne me suis réellement intéressée à l’histoire que dans le dernier tiers du roman, et je ne me suis plongée totalement dans ce dernier que quand le rythme s’est accéléré pour de bon, quand l’action est véritablement arrivée, c'est-à-dire dans les trois derniers chapitres.

 

Pour autant, ces derniers chapitres ont été si captivants que j’ai en partie oublié ma déception du début, et que je suis prête à me lancer sans hésitation dans la lecture du second tome. En espérant néanmoins que la suite des aventures des jumeaux reprennent sur un rythme plus entrainant que celui du premier tome, et que Pauline Alphen réponde enfin à certaines de mes interrogations.

 

En bref, je m’attendais à un roman exceptionnel, mais ce premier tome des Eveilleurs m’a laissé sur la touche pendant plus de la moitié du roman. Mais la fin est tellement prenante qu’il est impossible de ne pas avoir envie de connaitre la suite.

 

 

 

Autres avis :

 

* Sandra

* Odwy

* nanet

* Luna

* reveline

 

 

fantasyir

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 19:14

Informations :

 

Edition : Michel Lafon

Date de parution : 2007

Nombre de pages : 437 p.

A propos de l'auteur : Née le 9 février 1955, fille aînée d'un professeur de ballet et d'un comédien Anne Robillard a grandi dans la magie des arts de la scène. Le fantastique et la fantaisie ont toujours fait partie de ses écrits. Le premier tome des Chevaliers d'Émeraude a vu le jour le 15 octobre 2002. La saga de 12 tomes s'est vendue à plus de 800 000 exemplaires au Québec, et Anne a reçu plusieurs prix pour celle-ci. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Après des siècles de paix, les armées de l’Empereur Noir Amecareth envahissent soudain les royaumes du continent d’Enkidiev. Les Chevaliers d’Emeraude doivent alors protéger Kira, l’enfant magique liée à la prophétie et qui peut sauver le monde.

Comment ces monstres redoutables [les dragons d’Amecareth] parviennent-ils à s’infiltrer sur le territoire d’Enkidiev sans être repérés par les Chevaliers d’Emeraude ? En plus, Asbeth, le sorcier de l’Empereur, s’apprête à enlever Kira…

Afin d’accroître sa puissance avant d’affronter ce redoutable homme-oiseau, le chef des Chevaliers, Wellan, se rend au Royaume des Ombres où il doit recevoir l’enseignement des Maîtres Magiciens.

Là, il va découvrir un terrible secret…

 

 

 

Mon avis :

 

Sept ans se sont écoulés. Les écuyers des Chevaliers d’Emeraude ont été adoubés et ont pris à leur tour des nouveaux écuyers. Mais le combat contre l’Empereur Noir continu. Ce dernier est bien décidé à ramener Kira à ses côtés, et les Chevaliers doivent faire face à de nouveaux périls, comme Asbeth, le sorcier d’Amecareth, bien plus puissant que les défenseurs d’Enkidiev. Pour le vaincre, Wellan va devoir se rendre dans le Royaume des Ombres…

 

J’étais resté sur une très bonne impression à la fin du premier tome, et je m’attendais vraiment à apprécier autant le second.

Et bien, j’ai été déçue.

 

Les ingrédients qui m’ont fait apprécier le début des aventures des Chevaliers sont toujours présents : l’action, l’aventure, la magie, mais aussi la plume d’Anne Robillard et le rythme du récit. J’ai aussi apprécié de voir comment les personnages ont évolué en sept ans (d’ailleurs, ils n’ont pas grandement changé), et j’ai surtout aimé le changement qui s’opèrent chez Wellan à la fin du tome.

Il y a même un soupçon de profondeur supplémentaire, car des évènements plus dramatiques que dans le premier opus ont lieu.

 

Mais j’ai aussi dénombré beaucoup plus de points négatifs que dans le premier tome.

Tout d’abord, les deux points qui m’avaient dérangés sont toujours présents : le terme d’ « hommes-insectes » me gène toujours autant (et l’arrivée d’Asbeth, assez bien décrit, n’a pas arrangé les choses) ; et on se préoccupe toujours autant de Wellan, au détriment des autres. Ce problème est encore renforcé par le fait qu’on est passé de sept chevaliers et sept écuyers à quatorze chevaliers et quatorze écuyers ! C’est énorme, et par conséquent beaucoup de personnages passent à la trappe.

Ce saut dans le temps m’a d’ailleurs gêné dès les premières lignes. Je ne m’étais pas familiarisé avec la plupart des écuyers (sauf Bridgess), et les voilà maintenant devenus chevaliers ! Du coup, exception faite pour Wella, Kira et Bridgess, on reste à la surface des personnages, l’auteur n’a pas creusé leur caractère.

Ensuite, l’auteur ne nous permet pas de continuer à découvrir les différents royaumes d’Enkidiev. Les Chevaliers voyagent, certes, mais l’auteur décrit beaucoup moins les endroits traversés, et il n’y a plus de contact avec le peuple ou avec les autres souverains.

Enfin, assez tôt dans le roman Anne Robillard insère une intrigue que j’ai trouvée très intéressante (avec le chevalier Hadrian) mais cette intrigue est assez vite oubliée et on n’en reparle plus dans le roman, sans qu’il y ait une raison à ce silence.

 

En fait, j’ai l’impression avec ce deuxième tome qu’Anne Robillard veut avancer très vite dans son intrigue, et du coup ne veut pas (ou ne peut pas) donner beaucoup de relief à son histoire. C’est vraiment dommage car j’ai ressenti un vrai manque de profondeur, et une réelle frustration à l’idée de ne pas connaitre plus les différents chevaliers de l’ordre et de ne pas savoir ce qu’il s’est passé pendant les sept ans.

 

Bref, ce deuxième tome des Chevaliers d’Emeraude reste une lecture sympathique et agréable, mais qui ne m’a pas comblé comme l’a fait le premier tome, et qui me laisse une impression d’inachevé.

 

 

 

Autres avis :

 

* Evilys

* Minidou

* audy

* Niënor

* deliregirl1

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:40

Informations :

 

Edition : Mango (Autres mondes)

Date de parution : 2003

Nombre de pages : 200 p.

A propos de l'auteur : Christophe Lambert est un écrivain français né en région parisienne en 1969. Après des études de cinéma, il réalise plusieurs métrages puis travaille pour la télévision. Depuis quelques années, il ne vit cependant plus que de sa plume. Dès la parution de son premier roman de science-fiction en 1997 il reçoit le prix Ozone. (Source: Wikipédia)

 

 

 

 

Lorsque leur fils David meurt brutalement à 10 ans, Andrew et Geena Martin, fous de douleurs, acceptent que leur enfant soit cloné. Mais comme cette pratique est interdite, ils sont contraints d’habiter dans la « Nouvelle-Arkham », un étrange village fortifié perdu en plein désert. Neuf mois plus tard, au cours d’une cérémonie, on leur remet un nouveau David bien vivant et en tout point semblable à l’original.

Mais bien vite, Andrew, Geena et leur fille Kimberley réalisent que « David-2 » n’est pas une simple copie de l’ancien et que derrière la Nouvelle-Arkham se cache une secte implacable. Le piège semble bel et bien s’être refermé sur les Martin.

 

 

 

Mon avis :

 

Andrew et Geena Martin sont les parents de deux enfants : David, 10 ans, et sa sœur aînée Kim. Quand David meurt, noyé, Andrew et Geena sont terrassés par la douleur. Alors, quand on leur propose de « redonner la vie » à David en le clonant, ils acceptent. Comme le clonage est interdit, la famille doit déménager dans une ville, Nouvelle-Arkham, en plein désert.

Le nouveau David intègre la famille, mais le bonheur n’est pas tout à fait au rendez-vous. En effet, il semble se trâmer des choses bizarres, à la Nouvelle-Arkham.

 

Décidément, il semble que Christophe Lambert aime traiter des sujets d’actualités. Après l’immigration et la télé-réalité dans Le dos au mur (un des rares livres que je suis arrivée à faire lire à mon petit frère, pourtant réfractaire dès qu’il y a plus de 5 lignes par pages), l’auteur nous parle dans Petit frère du clonage et du sectarisme. Deux sujets qui pourraient paraitre un peu compliqués pour des jeunes lecteurs, et pourtant ce n’est pas le cas ici.

 

Christophe Lambert, à travers son récit, montre très bien comment on peut se faire embriguader dans une secte, de quelle façon on joue sur le malheur des gens, sur la corde sensible, pour persuader les gens (le discours du « psychologue » après la mort de David, la cérémonie de la résurection,…).

En même temps, Christophe Lambert aborde le thème du clonage et montre qu’être semblable physiquement ne veut pas dire être pareil. Il utilise pour cela un exemple simple mais frappant. Les différences entre le David mort et le David cloné : même ADN, et pourtant une personnalité et des goûts différents.

En clair, on aborde des sujets très sérieux de manière très simple, très compréhensible. D’autant plus qu’à la fin du roman, Christophe Lambert livre des extraits des méthodes utilisées pour embrigager les gens, et rattache son roman à des faits réels et récents.

 

En outre, le roman est très agréable à lire. Le récit est très vivant, il démarre très rapidement et il n’y a pas vraiment de temps morts. Même les explications font l’objet de péripéties (par exemple, quand Andrew se rend dans le bar). D’un autre côté, ça m’a laissé une impression de rapidité, comme si tout s’était passé en deux ou trois jours, alors que c’est un peu plus long.

 

Enfin, un autre point attractif du roman est sa galerie de perosnnages. J’ai très rapidement accroché avec la famille Martin, et particulièrement avec Kim, pour qui le second David ne pourra jamais remplacer le premier. Geena et Andrew sont terriblement crédibles dans leur douleur, leurs peurs et leurs hésitations. Sans approuver leur choix, j’ai compris sans peine ce qui a pu les pousser à accepter le clonage. Le David cloné est très touchant, dans sa volonté de comprendre qui il est, de vouloir retrouver son passé, et sa relation avec Kim, qui ne l’accepte pas au départ, est très intéressante. Enfin, j’ai été surprise par le couple agé, que je n’imaginais pas de ce bord.

 

Bref, Petit frère est un roman plein d’intelligence, très bien écrit et prenant, même si je regrette un peu la rapidité du récit.

 

Et pour finir, je tiens quand même à signaler la fin du roman, une fin comme je les aime, une fin qui laisse au lecteur le soin d’imaginer la suite. Je m’y attendais tout en l’espérant, pour que les choses ne finissent pas trop simplement, par un happy end total. Bref, une fin très réussie.

 

 

 

Autre avis :

 

* Flof13

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:18

Informations :

 

Edition : Le Pré aux Clercs 

Date de parution : 2002

Nombre de pages : 340 p.

A propos de l'auteur : Diana Wynne Jones est née en 1934 à Londres. Comme il n'y a pas beaucoup de livres pour elle et ses soeurs à la maison, elle décide de les écrire elle-même, malgré son problème de dyslexie. Entre 12 et 14 ans, elle écrit deux contes épiques, réunis dans une vingtaine de cahiers. Elle étudie à Oxford, où elle assiste à des conférences de C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien. Son premier roman est publié en 1973. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Sophie vit dans le royaume d’Ingary, un univers où la magie fait partie du quotidien. A la mort de son père, la jeune fille reprend la boutique familiale et se voit déjà condamnée à mener une existance insipide, lorsque l’étrange château du magicien Hurle apparaît dans le paysage, changeant de place chaque nuit. Maudite par une sorcière et transformée en vieille femme, Sophie pénètre dans le château, où elle découvre l’étrange séduction de Hurle, apprivoise un démon du feu et provoque catastrophe sur catastrophe en voulant s’initier à la magie. Mais la sorcière n’en a pas fini avec elle…

 

 

 

Mon avis :

 

Sophie et ses deux sœurs, Lettie et Martha, vivent dans la petite ville de Halle-Neuve. Quand son père décède, Fanny, la belle-mère de Sophie, est contrainte de placer les trois sœurs en apprentissage. Martha va apprendre la magie, Lettie va partir à la boulangerie Savarin, et Sophie reste dans l’entreprise familiale : une boutique de chapeaux. Un soir qu’elle y travaille seule, une majestueuse dame, qui se trouve être la terrifiante Sorcière du Désert, lui jette un sort qui transforme la jeune fille en vieille femme. Sophie quitte alors la ville et trouve refuge dans le château ambulant de Hurle, un magicien réputé dévorer le cœur des jeunes filles. Là-bas, Sophie conclue un accord avec le démon du feu des lieux : il la délivrera de son sortilège si elle arrive à défaire le pacte conclu entre le démon et Hurle…

 

Je voulais lire ce roman depuis longtemps, car Hayao Miyazaki s’en est inspiré pour créer Le château ambulant. J’étais donc curieuse de découvrir l’histoire originale, et de voir jusqu’à quel point le réalisateur japonais s’en est inspiré. Et bien, je n’ai pas été déçue. Malgré quelques différences (par exemple, il n’est pas question de Martha chez Hayao Miyazaki), le film est conforme à l’original. Je n’ai donc pas été perdu, et j’ai retrouvé avec grand plaisir des personnages que j’aimais beaucoup : Sophie, vieille femme parfois bougon et très à cheval sur le ménage ; Hurle (Hauru dans la version de Miyazaki), magicien coquet à souhait mais pas si horrible qu’on le prétend ; Calcifer, qui se plaint du magicien mais qui au fond l’aime bien,…

Mais en même temps, plus le temps passe, plus le roman s’éloigne du film. Ainsi, avec une même trâme de départ, et un dénouement semblable, on arrive à deux histoires globalement différentes. Ca m’a plu car j’ai découvert de nouvelles choses, et je n’ai pas eu l’impression de lire la version écrite du Château ambulant.

 

Le roman a aussi des qualités que le film de Miyazaki ne possède pas. Tout d’abord, il est moins emmêlé. Je connais plusieurs personnes qui n’ont pas tout compris du film japonais au premier visionnage : la transformation de Hauru est étrange, il n’y a pas de combat entre Hauru et ses congénères incapables de redevenir humains dans le roman (il n’y a pas encore de guerre dans le roman), la partie où Sullivan combat son ancien élève n’existe pas,…

Ensuite, le roman possède un ancrage dans le réel, qui fait que le récit parait plus probable. En effet, Hurle est originaire du Pays de Galles, situé dans notre monde. On peut donc imaginer qu’Ingary se trouve dans un monde parallèle, relié au notre. Hurle y retourne d’ailleurs parfois, et y a de la famille.

 

Enfin, le roman de Diana Wynne Jones est très agréable à lire. Il y a des rebondissements et on se pose des questions tout au long de l’histoire. Mais s’il n’y a pas d’action effreinée, on ne s’ennuie pas, il n’y a pas de temps mort, car il y a toujours quelque chose de nouveau à découvrir : un nouveau lieu, un nouveau personnage, un indice de Calcifer concernant le contrat conclu avec Hurle,…

Par ailleurs, le château est lui aussi un endroit à découvrir à lui seul (d’ailleurs, contrairement au film de Miyazaki, il semble que ce soit un vrai château, en apparence) : il permet de changer fréquemment de lieu de part sa mobilité, et aussi grâce à sa porte qui s’ouvre sur différents endroits.

 

Mais si je devais pinailler, j’ai quelques remarques un peu moins bonnes. Tout d’abord, j’aurai aimé que le château, justement, soit plus exploité. Qu’on en voit plus, qu’on en apprennent plus sur son fonctionnement,… Dans le même ordre d’idée, j’aurai aussi aimé en apprendre plus sur le passage entre notre monde et celui de Sophie (car Hurle n’est pas le premier à venir du Pays de Galles).

Après, j’ai été un peu surprise par le comportement de Hurle vis-à-vis de Sophie. Avant qu’il ne le dise lui-même, on ne voit pas qu’il s’intéresse à elle.

Et pour finir, j’ai trouvé que les évènements se précipitent, à la fin du roman. Tout est allé trop vite, comme si l’auteur était pressée d’en finir. C’est vraiment dommage, car le reste du roman est vraiment bien écrit.

 

Bref, j’ai été agréablement surprise par la tournure des évènements, moi qui m’attendais à retrouve la même histoire que dans Le château ambulant. Le château de Hurle est un roman jeunesse agréable à lire, divertissant, bien écrit et avec des personnages attachants, mais c’est dommage que tout s’accélère à la fin.

 

 

 

Autres avis :

 

* Linadriel

* Améthyste-sweet

* meldc

* Sita

* Nathalie

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