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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:11

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 382 p.

A propos de l'auteur : Moira Young passe son enfance près de Vancouver, avec ses deux petites sœurs, et décide très tôt de devenir écrivain, mais se consacre ensuite au théâtre avant d'étudier l'histoire. Dans les années 1980, elle fait ses classes sur scène au Royaume-Uni (dont une belle performance de danseuse de claquettes) puis revient à Vancouver pour devenir chanteuse d'opéra. Ce n'est qu'en 2003 qu'elle retourne à ses premières amours, en rejoignant un atelier d'écriture pour la jeunesse à Londres, et elle n'a pas cessé depuis. Elle vit maintenant à Bath, dans le sud-est de l'Angleterre, avec son mari. (source : Babelio.com)

 

 

 

 

Au cœur d'un univers futuriste dévasté, la quête haletante d'une héroïne exceptionnelle.

 

« Je vais bientôt mourir, il dit très vite.

Non, Pa !

Ecoute. Je sais pas ce qui se passe après. Je n'ai eu que des visions. Mais ils vont avoir besoin de toi, Saba. Lugh et Emmi. Et d'autres encore. Beaucoup d'autres. Ne cède pas à la peur. Sois forte, comme je sais que tu es. Et n'abandonne jamais, tu as compris, jamais. Quoi qu'il arrive. »

 

Ecoutez le récit captivant de Saba, jeune fille farouche et attachante, qui va découvrir, lors de sa longue épopée, que le plus difficile n'est pas de se battre, c'est de faire confiance.

Une dystopie émouvante, pour les adeptes du genre comme pour les fans de romans initiatiques. Une série indispensable qui séduira le plus grand nombre.

 

 

 

Mon avis

 

Et voilà une nouvelle dystopie éditée par Gallimard.

Elle raconte l'histoire de Saba, une jeune fille de 18 ans qui vit dans le désert, avec son frère jumeau, Lugh, sa petite sœur, Emmi, et leur père. Très vite, tout tourne mal : Lugh est enlevé par des cavaliers, qui tuent leur père. Saba décide alors de partir à la recherche de son frère.

 

Le livre a fait mouche. L'histoire est poignante. L'univers vit Saba est dur et impitoyable. Saba elle-même est loin de l'héroïne idéale : têtue, violente, elle ne fait confiance à personne. Elle est loin d'être la grande sœur idéale : reprochant sans cesse à sa sœur d'être la cause de la mort de leur mère. Au contraire, elle voue un amour sans limite à son frère jumeau.

Et pourtant, au fil de l'histoire, elle va apprendre à faire confiance, à aimer, à pardonner,... A grandir.

 

Un autre point positif est la palette de personnages très différents qui peuplent ce roman. Saba, bien sur. Mais aussi Jack, le jeune homme qui fait tourner la tête des filles (autant des personnages du roman que des lectrices, d'après ce que j'ai lu !) ; le roi, fou et dangereux ; Nero le corbeau ;...

 

Enfin, j'ai apprécié les références à l'histoire, comme par exemple les combats qui se déroulent dans un endroit nommé le Colisée.

 

Mais tout n'est pas parfait. Tout d'abord, certains passages du roman sont prévisibles et certains personnages manquent un peu de profondeur.

Mais le plus gros problème de ce roman, c'est son style d'écriture très particulier. Saba a grandit sans éducation, et sans croiser beaucoup de monde. Ainsi, l'auteur a choisi d'écrire sans respecter les règles de syntaxe, et parfois même en modifiant les mots : par exemple, il n'y a pas de négation, les phrases sont courtes, la ponctuation n'est pas toujours respectée, effrayé devient « effareyé ».

Ca passe ou ça casse. Pour moi, ça casse. Le style n'a pas cessé un instant de me gêner, voir de m'énerver. Je n'ai pas réussi à m'y habituer. Pour que ce soit vraiment efficace, il aurait fallu pousser ce choix plus loin, comme dans La Voix du couteau de Patrick Ness.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 16:57

Informations :

 

Edition : Le Livre de Poche jeunesse

Date de parution : 2006

Nombre de pages : 765 p.

A propos de l'auteur : Cornelia Funke (née en 1958) est une écrivaine et illustratrice allemande, internationalement connue comme auteur de littérature d'enfance et de jeunesse. Elle exerce le métier d'éducatrice pour enfants avant de devenir illustratrice. Depuis 1987, elle travaille en indépendante et produit des ouvrages pour enfants qu'elle illustre elle-même, ou illustrés par Kerstin Meyer. En 2006 elle remporte le Grand Prix de l'Imaginaire pour son roman Cœur d'encre. En novembre 2008, elle a reçu l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, la plus haute distinction d'Allemagne. (Source: Wikipédia)

 

 

 

 

« C'est alors qu'elle le vit. La nuit pâlissait sous la pluie et l'inconnu n'était guère plus qu'une ombre. Seul son visage, tourné vers la maison, était éclairé. »

 

Qui est cet inconnu au nom de Doigt de poussière ? Qui est Capricorne ? Et qui est Langue magique ?

Meggie ira chercher les réponses dans un vieux village d'Italie, et entre les pages d'un mystérieux livre.

 

 

 

Mon avis

 

Voilà un livre que j'ai lu il y a déjà pas mal de temps.

 

Cœur d'Encre est l'histoire de Meggie et de son père, Mortimer (dit Mo). Ce dernier arrive à faire sortir les personnages des livres qu'il lit. C'est ce qui s'est passé 9 ans plus tôt. Mo a alors fait entrer dans notre monde trois personnages : Doigt de poussière le saltimbanque, Basta et son inséparable couteau, et Capricorne, un homme cruel comme il en existe peu.

Depuis, Mo et Meggie déménagent assez régulièrement pour échapper à Capricorne, qui prise le talent de Mo. Mais un jour, il finit par les rattraper...

 

Cœur d'encre est un livre pour la jeunesse très prenant. Dès le départ, j'ai adoré l'idée qu'un lecteur puisse faire sortir d'un livre ses personnages. Meggie est une jeune fille curieuse et courageuse, comme on les aime. Mais le roman possède bien des personnages intéressants et originaux. Doigt de poussière et sa martre, Capricorne, Basta, Darius, Fenoglio,... mais ma préférence va à Elinor, une vieille femme amoureuse des livres et un peu folle.

 

On navigue constamment entre deux histoires : celle de Meggie, dans le monde réel, et celle de Cœur d'encre, d'où viennent les personnages. Le livre contient un savant mélange de suspens, d'émotion et d'humour. De ce fait, on ne s'ennuie jamais. L'écriture est fluide et le scénario rondement mené. Et pour ne rien gâcher, voilà un livre qui met en valeur le plaisir de lire, qui rend hommage aux livres et à leur magie.

 

Cœur d'encre est suivi de deux autres romans : Sang d'encre et Mort d'encre.

Je ne les ai jamais lus. J'ai peur d'être déçue. La fin de Cœur d'encre m'a beaucoup plu, et j'aime que certains mystères demeurent à la fin des romans, pour que chaque lecteur puisse imaginer ce qu'il souhaite.

 

Le roman a été adapté au cinéma en 2008, par Iain Softley.

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 16:31

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de publication : 2011

Nombre de pages : 424 p.

A propos de l'auteur : Ally Condie est l’auteur du bestseller aux États-Unis “Promise”. Elle était enseignante d’anglais dans une High School. Elle vit avec son mari et ses trois fils dans la région de Salt Lake City, Utah. (source : Ricochet-jeunes.org)

 

 

 

 

Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d'habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu'elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l'enfance, tout semble parfait ! Etrangement, c'est le visage d'un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l'écran ne s'obscurcisse... Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d'une classe inférieure et n'a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l'écriture, la création poétique... Elle en tombe amoureuse et se confie à Xander qui lui apprend qu'il aime une de leurs voisines. Peu à peu, l'image de la Société " parfaite " s'effrite aux yeux du groupe d'adolescents. Le doute s'installe, mille questions viennent les perturber. La tension monte, les brimades des Offi iels se multiplient. Lorsque Ky est envoyé combattre les Ennemis de la Société dans les Provinces Lointaines, Cassia, écoeurée, décide de se rebeller et de le rejoindre...

 

 

 

Mon avis

 

Cassia vient d'avoir 17 ans. Dans la société où elle vit, cela signifie qu'elle va enfin connaitre son Promis, l'homme avec qui elle vivra pour le reste de sa vie. Car dans cette société, tout est programmé pour permettre aux habitants de vivre de la façon la plus heureuse possible.

Les Officiels connaissent tout de chaque personne, et cela leur permet de leur trouver le compagnon optimal, de calculer les rations de nourriture, de fixer un âge limite pour avoir des enfants, de fixer un âge de mort. Cette société apparemment parfaite permet aux habitants d'être égaux.

Les seuls traces du passé : des « reliques », objets des temps anciens (comme une montre), possédés par quelques rares personnes ; et un échantillon de la culture d'antan (cent poèmes, cent tableaux,...)

Cassia se satisfait totalement de cette vie. Mais le lendemain de son banquet de couplage, une chose étrange se produit : au lieu de voir son Promis, sur la microcarte censée le lui présenter, Cassia voit le visage d'un autre garçon, Ky.

Ce phénomène est apparemment une simple erreur. Mais il va bouleverser Cassia, qui va se rapprocher de Ky. Auprès de lui, Cassia va ouvrir les yeux et découvrir que son existence si parfaite n'est en réalité qu'une pale imitation de la vie, où rien n'est laissé au hasard, où personne n'a le choix. Peu à peu, Cassia va se rebeller contre la société établie.

 

Le thème de ce roman a été mainte et mainte fois visité en littérature, et pourtant on ne s'en lasse pas. Cette société maitrisée, qui contrôle la vie de tous, est parfaitement décrite, entièrement crédible, et le lecteur en devient rapidement l'un des citoyen. On ne se perd jamais dans les rouages de son fonctionnement. Enfin, comme le roman est écrit du point de vue de Cassia, notre vision de la société évolue en même temps que celle de Cassia.

 

L'écriture est fluide, l'action bien distillée, l'émotion correctement dosée. Jamais on ne tombe dans la caricature ou l'excès. Jamais on ne tombe dans le romantisme à outrance (comme c'est malheureusement le cas dans bon nombre de romans pour adolescents). Même si de ce point de vue là; on peut se demander quand est ce qu'on arrêtera de nous sortir à chaque fois le classique triangle amoureux.

 

Ce roman pourrait presque être un petit bijou.

Je vous le conseille vivement !

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:39

Informations :

 

Edition : Rageot

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 424 p.

A propos de l'auteur : Pierre Bottero est né en 1964. Il habite en Provence avec sa femme et ses deux filles et, pendant longtemps, il a exercé le métier d'instituteur. Grand amateur de littérature fantastique, convaincu du pouvoir de l'Imagination et des Mots, il a toujours rêvé d'univers différents, de dragons et de magie. Pierre Bottero est décédé le dimanche 8 novembre 2009 d'un accident de moto, laissant derrière lui sa femme et ses deux filles. (source : Livraddict)

 

 

 

 

« Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ? »

Elle le savait désormais.

- Je me nomme Nawel Hélianthas...

Un vœu, un simple choix, possédait-il le pouvoir d'orienter une existence entière ?

- Je sollicite le droit et l'honneur de revêtir...

Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clef ?

 

 

 

Mon avis :

 

C'est le second roman de Pierre Bottero que je lis, et il est d'un style plutôt différent de A comme Association.

Ici, nous nous retrouvons dans un autre monde, où la classe dominante, les Perles, règne en maitre sur le peuple des Cendres, simples exécutants sans valeur. Dans cette société habite Nawel, jeune fille appartenant à la grande famille des Hélianthas, et ses deux meilleurs amis : la douce et timide Phillia et Ergaïl, le neveu du roi. Ils sont tout les trois des Aspirants, à quelques jours de la cérémonie durant laquelle ils annonceront leur vœu et rejoindront une des dix castes.

Nawel veut devenir Mage, comme sa mère. Mais lorsque par la faute de son arrogance, une jeune Cendre et son bébé meurent, sa vie bascule. Tandis qu'elle prend peu à peu conscience des faux-semblants qui remplissent sa vie, elle cherche à changer et à expier sa faute. Et si c'était justement la cérémonie pleine d'hypocrisie des vœux qui lui donnera cette opportunité ?

 

J'ai été totalement transporté dans ce nouveau monde. J'ai suivi avec une tendresse croissance l'évolution de Nawel, ses choix, ses épreuves. J'ai aimé la voir grandir, comprendre, guérir, devenir responsable.

Ici, l'humour est plus rare que dans A comme Association, mais néanmoins présent. Mais à la place, on trouve un roman plus profond, où Nawel apprend notamment que les gens différents ne sont pas forcément des monstres.

Les descriptions magnifiques de Pierre Bottero font naitre le monde de Nawel devant nos yeux. Et c'est avec une tristesse immense qu'on voit la dernière page arrivée, qu'on abandonne Nawel et qu'on referme ce livre.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:06

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 495 p.

A propos de l'auteur : Andrea Cremer est née en 1978 dans le Wisconsin, où elle a passé son enfance à vagabonder dans la forêt. Elle vit aujourd'hui à Minneapolis avec son mari, et partage son temps entre son métier de professeur d'histoire et l'écriture. Même si cette passion la taraude depuis toujours, il aura fallu qu'elle soit immobilisée pendant douze semaines suite à une chute de cheval, pour qu'elle s'attelle la rédaction de Nightshade. (source : Amazon)

 

 

 

 

Calla n'est pas comme les autres filles de son âge, car elle peut se transformer en louve. Elle sert les Gardiens, des sorciers qui veillent sur les humains depuis la nuit des temps. Son destin est tout tracé : appartenant à la meute Nightshade, elle est promise au séduisant Ren de la meute rivale. Mais quand elle viole les lois de ses maîtres en sauvant Shay, un jeune homme audacieux, Calla commence à remettre en question son sort, son existence et l'essence même du monde qu'elle a toujours connu. En suivant son cœur, elle pourrait tout perdre – y compris sa propre vie. Mais l'amour interdit vaut-il le sacrifice ultime ?

 

 

 

Mon avis

 

Reprenons depuis le début : dans le monde normal, le notre, des personnes pas vraiment humaines vivent, sans que les humains ne soupçonnent leur véritable nature. Parmi ces personnes, certaines peuvent se transformer en loups, et parmi elles se trouve Calla.

Calla est une lycéenne promise à Ren, qui, soyons réalistes, lui plait. Le problème, c'est qu'un autre garçon lui fait tourner la tête : Shay. Enfin, terminons en précisant que Ren et Shay ne peuvent pas se voir en peinture.

 

C'est là qu'on se dit : il ne manque plus que les vampires !

Effectivement, on surfe encore une fois sur la vague créée par le succès de la saga Twilight : une histoire d'amour, du paranormal, des loups,... Comment ne pas penser directement à Twilight (Stephenie Meyer) ou encore aux Loups de Mercy Falls (Maggie Stiefvater).

N'ayant pas poussé ma lecture de ce dernier au-delà des premiers chapitres disponibles sur le net, je ne peux rien dire de plus. Par contre, je peux vous dire que j'ai préféré Nightshade à Twilight ! Pour la simple et bonne raison que Nightshade est un peu plus qu'une histoire d'amour.

Andrea Cremer nous livre ici un récit qui, même s'il fait une large place au triangle amoureux entre Ren, Calla et Shay (traité, à mon soulagement, d'une façon beaucoup moins mièvre que Twilight), propose aussi une intrigue assez convainquante.

 

Ecrit du point de vue de Calla, nous suivons ses états d'âmes, ses doutes,... L'alternance constante entre actions et moments plus calmes, ajouté à un suspens efficace (à peine une interrogation trouve sa réponse que de nouvelles questions se posent), nous tiennent relativement bien en haleine.

 

Mais le début du livre est un peu embrouillé selon moi, et j'ai deviné trop vite à mon goût le fin mot de l'histoire.

Bref, rien de très innovant mais les jeunes ado se laisseront prendre au jeu.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 17:56

Informations :

 

Edition : Gallimard

Collection : Scripto

Date de parution : 2005

Nombre de pages : 300 p.

A propos de l'auteur : Jean Molla, né en 1958 au Maroc, est un auteur français de livres pour la jeunesse. Après avoir fait des études de lettres, il enseigne le français dans un collège. Son premier roman, Copie conforme parait en 2001. Sobibor, aux éditions Gallimard jeunesse, a été très remarqué. Il vit désormais à Poitiers.

 

 

 

 

Pour tous les Citoyens de Grande Europe, le bonheur est un droit et un devoir. Il est le garant d'une société harmonieuse et policée.

 

A la demande du ministre de la Sûreté intérieure, le lieutenant Alexis Dekcked enquête sur une affaire de la plus haute importance. Des parumains, conçus pour servir les humains, se sont révoltés et se sont enfuis dans les enclaves de Felicidad. Leur disparition est-elle liée au meurtre de leur créateur, Choelcher, le généticien génial ? Pourquoi le ministre du Bonheur obligatoire est-il sauvagement assassiné ? Dekcked peut-il avoir confiance en Majhina, la belle parumaine dont il est amoureux ?

Son enquête va le conduire à des vérités qu'il n'aurait jamais dû mettre au jour.

Hommage à Blade Runner, le nouveau roman de Jean Molla allie suspens et action. Entre polar et science-fiction, une histoire menée à un rythme haletant.

 

Lecteur, ne vous laissez pas manipuler !

 

 

 

Mon avis

 

Dans une société où le bonheur est obligatoire, où des parumains travaillent à satisfaire les désirs humains, où la guerre n'est qu'une réalité lointaine, les habitants vivent heureux... A première vue.

Car au-delà de cette vision idilique se cache une vérité plus sombre : une surveillance permanente (des sécuricams partout), des distinctions entre les plus riches et les plus pauvres horrifiantes (une ville divisée entre 98 Zones, puis des enclaves où se retrouve tout les exclus de la société), et des humains qui vivent comme des moutons (une consommation effrénée, un désintérêt pour la vie politique,...)

 

C'est dans ce cadre que le lieutenant Dekcked, le meilleur dans son domaine, va devoir retrouver trois parumains qui ont échappé au contrôle des humains. Trois parumains dangereux qui menacent la sécurité de l'Etat, et qu'il faut retrouver et intercepter à tout prix.

Mais très vite, Dekcked va se rendre compte qu'on lui cache de nombreuses choses, et que cette affaire est bien plus importante qu'elle n'y parait. Il devra alors utiliser tout son savoir-faire pour espérer comprendre de quoi il retourne.

 

Un scénario parfaitement maitrisé, de l'action à revendre, un suspens maintenu jusqu'au dernier moment. Jean Molla signe ici un livre policier et de science-fiction qui ravira les adeptes de chaque genre... et les autres aussi.

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 17:46

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 400 p.

A propos de l'auteur : Jean-Claude Mourlevat est un auteur français qui a été professeur d'allemand pendant 5 ans, puis a choisi de se consacrer au théâtre. Il a créé alors deux solos clownesques qu'il a interprétés plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Plus tard, il a monté des pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare etc. En 1998 est publié La Balafre, son premier roman. (source : Wikipédia)

 

 

 

 

Une quête insensée dans un monde parallèle, un roman à vous couper le souffle !

 

Après avoir reçu un étrange message de sa sœur Gabrielle, disparue depuis un an, Anne se lance à sa recherche.

Accompagnée d'un vieil écrivain en mal de création, rencontré sur une route, elle passe alors brusquement de l'autre côté. Et découvre un monde parallèle, un univers blanc, aseptisé, glacial. Là bas, les habitants ne respirent pas, ne sourient pas, et les humains sont esclaves. Au milieux d'eux, elle comprend vite que sa sœur est retenue prisonnière, quelque part, et qu'elle est en danger.

Anne va tout tenter... jusqu'au péril de sa vie.

 

Salué par la critique, récompensé par de nombreux prix littéraires (prix Sorcières, prix des Incorruptibles...), l'auteur du Combat d'hiver et du Chagrin du roi mort, nous livre une nouvelle histoire qui déborde d'émotion.

 

 

 

Mon avis

 

Comment décrire ce roman en deux mots ? Je dirais qu'il est magnifiquement terrifiant.

 

Terrifiant, car il nous parle d'un monde froid, vide, où les habitants ne respirent pas, n'ont pas de sentiment, ont une vie réglée du début à la fin.Magnifique, car on sort de sa lecture avec une formidable envie de vivre, avec la conscience que notre Terre est belle, qu'on n'échangerait notre place pour rien au monde... malgré la tristesse, le mauvais temps, les coups durs de la vie et les autres moments désagréables.

 

Dès les premières lignes, nous sommes entrainés dans ce nouveau roman. Une intrigue recherchée, des personnages profonds, un monde travaillé, le tout emporté par la justesse des mots de Jean-Claude Mourlevat, nous fait plonger avec Anne dans la mission périlleuse qu'elle s'est donné : retrouver sa sœur, disparue un an plus tôt.

 

En changeant régulièrement de personnages, on découvre les différents aspects de ce monde aseptique, cet avatar de vie. Et au fil des pages, on passe du rire aux larmes, de la curiosité à la peur, sans jamais se lasser.

 

Un roman époustouflant qu'on lit d'une seule traite, et dont on ressort avec un amour encore plus grand pour notre planète.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 20:00

Informations :

 

Edition : Milan

Collection : Macadam

A propos de l'auteur : Après avoir travaillé comme programmatrice informatique, Malorie Blackman se met à écrire pour les enfants et les adolescents. Son premier livre, Not So Stupid, un recueil de nouvelles est publié en 1990. Malorie Blackman devient une auteur à plein temps suite au succès recueilli par son premier roman Hacher qui sort en 1994 et qui est couronné par de nombreux prix. Depuis, cet auteur majeur de littérature jeunesse en Angleterre a signé 50 ouvrages. Auteur à succès, certains de ses livres sont des best-sellers en Angleterre. (source : Ricochet-jeune)

 

 

 

 

Entre chien et loup : publié en 2006, 397 p.

 

Callum m'a regardée. Je ne savais pas, avant cela, à quel point un regard pouvait être physique. Callum m'a caressé les joues, puis sa main a touché mes lèvres et mon nez et mon front. J'ai fermé les yeux et je l'ai senti effleurer mes paupières. Puis ses lèvres ont pris le relais et ont à leur tour exploré mon visage. Nous allions faire durer ce moment. Le faire durer une éternité.

Callum avait raison : nous étions ici et maintenant. C'était tout ce qui comptait. Je me suis laissée aller, prête à suivre Callum partout où il voudrait m'emmener. Au paradis. Ou en enfer.

 

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant, et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.

Un monde où les communautés s'affrontent à coup de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noir et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin...

Et s'ils changeaient ce monde ?

 

 

 

 

La couleur de la haine : publié en 2006, 390 p.

 

J'ai compris que je ne savais rien de la manière dont je devais m'occuper de toi, Callie. Tu n'étais plus une chose sans nom, sans réalité. Tu n'étais plus un idéal romantique ou une simple manière de punir mon père. Tu étais une vraie personne. Et tu avais besoin de moi pour survivre.

Callie Rose. Ma chair et mon sang. A moitié Callum, à moitié moi, et cent pour cent toi. Pas une poupée, pas un symbole, ni une idée, mais une vraie personne avec une vie toute neuve qui s'ouvrait à elle.

Et sous mon entière responsabilité.

 

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant, et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.

Noirs et Blancs ne se mélangent pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfant de l'amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir son camp et sa couleur.

Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse... celle de la haine.

 

 

 

 

Le choix d'aimer : 2006, 474 p.

 

Voilà les choses de ma vie dont je suis sûre :

Je m'appelle Callie Rose. Je n'ai pas de nom de famille. J'ai seize ans aujourd'hui. Bon anniversaire, Callie Rose. Ma mère s'appelle Perséphone Hadley, fille de Kamal Hadley.

Kamal Hadley est le chef de l'opposition – et c'est un salaud intégral. Ma mère est une Prima – elle fait donc partie de la soi-disant élite dirigeante.

Mon père s'appelait Callum McGrégor.

Mon père était un Nihil.

Mon père était un meurtrier.

Mon père était un violeur.

Mon père était un terroriste.

Mon père brûle en enfer.

 

Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant, et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé.

Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l'amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, de leurs propres destins.

Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d'aimer, malgré tous, malgré tout...

 

 

 

 

Le retour de l'aube : 2009, 436 p.

 

Tobey est amoureux de Callie.

Fou amoureux. Pour son anniversaire, il veut lui offrir un cadeau digne d'elle, un cadeau de valeur. Alors il va accepter le pire : effectuer une livraison pour le gang McAuley. En échange d'un peu d'argent.

Un argent qui le conduira directement en enfer...

 

 

 

Mon avis :

 

Rarement une série ne m'aura autant bouleversé. Après un premier roman exceptionnel, maintenir le niveau aurait pu sembler ardu. Pas pour Malorie Blackman. Chaque tome réussi le pari de nous entrainer dans ce monde inversé, où les Noirs sont puissants et les Blancs opprimés. Chaque tome est aussi bien écrit que le précédent. Chaque tome reste innovant, tout en traitant de sujets maintes fois aborder.

 

Car ces livres ne traitent pas seulement d'une histoire d'amour impossible, une sorte de Roméo et Juliette moderne, comme pourrait le laisser penser le premier résumé. Cette série traite avant tout du racisme, de la violence, de l'exclusion. Puis, par la suite, d'autres thèmes seront abordés : le racisme dans la société, et ce à quoi il peut conduire ; la place des individus dans cette société divisée, et le monde qu'ils souhaitent ; la maternité ; la difficulté des relations mère-fille ; la recherche de la vérité,...

 

Au départ trilogie, la série s'est dotée d'un inespéré quatrième tome. Basé sur un personnage jusque là secondaire, Tobey, ce tome nous montre que la société a évoluée, même si les tensions entre Primas et Nihils sont encore bien présentes. Et comment le désir de vengeance, même par amour, peut nous dévorer.

 

Mais le plus important, c'est que Malorie Blackman ne tombe jamais dans une écriture moralisatrice et qu'elle nous montre que, quelque soit la société dans laquelle on évolue, personne n'est tout blanc, ou tout noir.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 19:52

Information :

 

Edition :  Gallimard / Rageot

Date de publication : 2010

Nombre de pages : 187 p.

A propos de l'auteur :  Pierre Bottero est né en 1964. Il a exercé le métier d'instituteur pendant longtemps. Grand amateur de littérature fantastique, convaincu du pouvoir de l'Imagination et des Mots, il a toujours rêvé d'univers différents, de dragons et de magie. " Enfant, je rêvais d'étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n'arrivais pas à trouver la porte d'entrée vers un monde parallèle ! J'ai fini par me convaincre qu'elle n'existait pas. J'ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d'un monde classique... jusqu'au jour où j'ai commencé à écrire des romans. Un parfum d'aventure s'est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d'étonnantes créatures, des villes étranges... J'avais trouvé la porte. ". Pierre Bottero est décédé le Dimanche 8 Novembre 2009 d'un accident de moto. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Elle s'appelle Ombe, habite Paris et adore la moto.

Elle a aussi l'incroyable pouvoir d'être incassable ou presque.

C'est pourquoi L'Association l'a recruté comme agent stagiaire. Une stagiaire de choc, qui fait des débuts remarqués.

Le problème ? La discrétion est une obligation absolue au sein de L'Association. Et à force de foncer la tête la première, Ombe l'incassable risque fort de comprendre ce que « ou presque » veut dire.

 

 

 

Mon avis

 

La réunion de deux auteurs pour une même série ? Voilà qui peut donner lieu à quelque chose de superbe... ou de totalement décevant, si les auteurs ne sont pas en accord.

Ne connaissant Pierre Bottero et Erik L'Homme que de réputation (et on sait qu'il faut se méfier des on-dit), je ne savais que trop penser de cette idée. J'étais perplexe. Pour la première fois, je ne me suis pas jetée avec avidité sur le livre envoyé par Gallimard. J'ai terminé ma lecture en cours, en ai commencé une autre... Et puis je me suis dit qu'avant de le prêter à une fan de Bottero, je devrais quand même savoir de quoi il retourne.

 

Le livre commence par une introduction de Erik L'Homme, parlant de la naissance du projet, et de sa décision de le continuer malgré la mort de Pierre Bottero. Emouvant, certes, mais pas seulement. Déjà dans cette introduction, on devine le plaisir qu'a suscité cette association aux deux auteurs, plaisir que l'on ressent ensuite dans l'écriture. Et une fois le livre terminé, on ne peut que remercier Erik L'Homme d'avoir continué l'aventure.

 

Dès les premières lignes de l'histoire, le ton est donné : humour, fantastique, action.

Ombe est une jeune femme au caractère bien trempé : elle préfère l'action à la réflexion, n'a pas la langue dans sa poche, et une façon assez personnelle d'appréhender les situations de crise. Du coup, on la suit avec un plaisir manifeste dans ses premières missions pour L'Association. Les autres personnages ne sont pas en reste (je pense notamment à Jasper, qui apparait brièvement mais que l'on meurt d'envie de connaitre d'avantage ; où encore à Walter, que je trouve formidable).

 

Bref, on ne s'ennuie jamais et on rit beaucoup. Une vraie bouffée d'air frais !

Le livre n'est pas très épais, ce qui pourra séduire les lecteurs les moins gourmands.

 

En conclusion, après avoir refermé ce livre, deux choses se sont imposées à moi :

1) J'ai hâte de lire le tome d'Erik L'Homme !

2) J'ai vraiment envie de découvrir l'univers de Pierre Bottero. Il est temps que je lise ses autres romans !

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 19:45

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de publication : 2010

Nombre de pages : 327

A propos de l'auteur : Cornelia Funke (née le 10 décembre 1958) est une écrivaine et illustratrice allemande, internationalement connue comme auteur de littérature d'enfance et de jeunesse. Elle exerce le métier d'éducatrice pour enfants avant de devenir illustratrice. Depuis 1987, elle travaille en indépendante et produit des ouvrages pour enfants qu'elle illustre elle-même, ou illustrés par Kerstin Meyer. Elle a deux enfants, Anna et Ben, et vit actuellement à Los Angeles. En novembre 2008, elle a reçu l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, la plus haute distinction d'Allemagne. (Source: Livraddict)

 

 

 

 

Derrière le miroir, se trouve un univers fantastique fascinant... et dangereux.

Depuis des années, Jacob Reckless sillonne ce royaume secret à la recherche de trésors. Jusqu'au jour où Will, son frère adoré, le suit de l'autre côté.

Victime d'un maléfice, le jeune homme se transforme peu à peu en monstre, brisant ainsi le cœur de celle qu'il aime. A moins que Jacob parvienne à le sauver...

 

 

 

Mon avis

 

Après avoir été envouté par Cœur d'Encre, j'attendais ce nouveau roman de Cornelia Funke avec impatience. Je n'ai pas été déçue.

 

La première chose qu'on remarque en commençant le livre, c'est les illustrations au début de chaque chapitre. Illustrations de l'auteur elle-même, qui enjolivent admirablement, sans toutefois gêner notre imagination (en représentant nettement les personnages principaux, par exemple).

Ensuite, les chapitres sont plutôt courts, ce qui est plutôt agréable quand on ne peut lire le roman d'une traite.

 

Mais parlons de l'histoire elle-même. De la magie, du mystère, de l'action, de la romance, des personnages attachants,... Le cocktail explosif qui transforme une simple histoire en roman à succès. Le tout ancré dans la réalité, puisque l' « autre monde » et le notre sont en connexion (on peut passer de l'un à l'autre, et cela n'est pas sans conséquence). De plus, l'auteur donne une nouvelle jeunesse aux contes qui ont bercés notre enfance, en les intégrants à son roman de manière plutôt originale (je vous laisse découvrir comment).

 

Malgré tout, il y a un petit bémol. On est parfois un peu perdu, avec toutes les informations à intégrer. Il y a beaucoup de personnages à mémoriser dans un temps un peu trop court selon moi. J'aurai apprécié qu'ils soient un peu plus développés, afin de m'habituer à eux.

 

En conclusion, Cornelia Funke signe encore une fois un bon roman, auquel on peut prédire sans danger un succès presque aussi grand que celui de Cœur d'Encre.

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