Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 12:07

Informations :

 

Edition : Baam !

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 414 p.

A propos de l'auteur : Johan Heliot (né le 23 juillet 1970 à Besançon) est un écrivain français de science-fiction également professeur de français et d'histoire-géographie dans la Haute-Saône. Il fait partie de la nouvelle génération d'auteurs français de l'imaginaire apparue au tournant du millénaire. Il a publié aux éditions Mnémos plusieurs uchronies d'ambiance steampunk, ainsi que des romans entrant plus dans le registre fantastique et policier. Johan Heliot se tourne de plus en plus vers l'écriture pour la jeunesse. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Rares sont de nos jours les êtres dotés d’un talent d’exception. Et parmi eux, seuls quelques-uns parviennent à le maîtriser à la perfection. Haggis, Maître des Innocents, est de ceux-là. C’est en recueillant de jeunes enfants particulièrement doués et en leur apprenant à exploiter au mieux leurs capacités qu’il parvient à gagner la mainmise sur le Quartier Gueux de Rédemption.

Jed compte au nombre de ses plus grandes trouvailles : les éléments semblent en effet refléter ses émotions, les tempêtes se déchainent au rythme de ses affections. Il deviendra ainsi l’enjeu d’une lutte sans merci entre les mystérieux Directeurs de la Compagnie et la Matrone des naufrageurs, très ancienne créature qui révélera au garçon l’usage de son talent de tempestaire…

 

 

 

Mon avis :

 

Jed est un jeune garçon abandonné à sa naissance à Haggis, le Maître des Innocents de la ville de Rédemption. Avec ses compagnons, il va bientôt faire parti des aînés, et donc commencer à recevoir la formation de Haggis, dans le but de développer son don (qu’il ne connait pas encore).

Cependant quelqu’un d’autre, hors de la ville, a déjà repéré ce garçon exceptionnel, et par une nuit de tempête, vient le chercher. C’est auprès de cette personne étrange que Jed va apprendre à maîtriser son don.

Mais Haggis n’est pas près à laisser Jed entre d’autres mains que les siennes.

 

Je vais faire assez court aujourd’hui, car j’ai toujours beaucoup de mal à écrire sur un livre que je n’ai pas aimé.

Le résumé m’attirait pourtant beaucoup. Mais je n’ai accroché avec aucun personnage en particulier, je ne suis pas entrée dans l’histoire, et je ne me suis pas franchement passionnée pour le sort de Jed et de ses amis.

 

Tout d’abord, au niveau des personnages, j’ai trouvé qu’ils n’avaient rien de particulier, d’original. Même la matrone des naufrageurs, qui n’est pas humaine, n’a pas éveillé mon intérêt. J’en ai su trop peu pour avoir envie d’en savoir plus. J’ai eu l’impression d’être resté à la surface des personnages. Aujourd’hui, je serai bien incapable de dire à quoi ils sont censés ressembler, et je ne sais absolument pas si c’est parce que ce n’est pas mentionné dans le livre, ou parce que je n’y ai pas du tout fait attention.

De plus, je n’ai pas été entrainé dans l’histoire. Encore une fois, je n’ai pas réussi à m’imaginer le cadre dans lequel évoluent les personnages. Je n’ai pas réussi à me représenter Rédemption, à me repérer dans la ville, et même, dans une moindre mesure, à comprendre son fonctionnement. J’aurai voulu avoir plus de descriptions notamment.

En outre, j’ai trouvé que Johan Heliot ne donne pas assez d’informations, que le livre se passe trop vite, et par conséquent que certaines choses arrivent comme un cheveu sur la soupe. Par exemple, sans avoir le moindre indice, on apprend de but en blanc une révélation surprenante sur Naït, une jeune fille que Jed rencontre parmi les naufrageurs. Certes, cette information est expliquée plus tard, mais ça m’a donné l’impression que l’auteur avait rajouté en cours de route cette intrigue à son scénario.

Enfin, une partie de la mise en forme m’a gênée. Ce n’est pas grand-chose, mais lorsque Haggis (entre autre) utilise son don, ses paroles sont écrites en majuscules, donnant l’impression qu’il hurle, alors que je m’imaginais l’utilisation de son don différemment.

 

Un point positif tout de même : j’ai apprécié les courts chapitres judicieusement intitulés « entre-temps... », qui permettent de raconter ce qui se passe en dehors de la vie de Jed, mais qui aura un impact sur son histoire.

 

Bref, vous l’aurez compris, je suis passée totalement à coté de ce premier tome du Tempestaire, et même si ce roman s’achève sur une note de suspens, je ne lirai pas la suite des aventures de Jed.

 

 

 

Autres avis :

 

* Marmotte

* Fantasy jeunesse

* kalistina

* Madoka

 

Repost 0
30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 14:35

Informations :

 

Editeur : Le livre de poche (jeunesse)

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 238 pages

A propos de l'auteur : C’est en 1969 que Jean-Luc Marcastel naquit en la bonne ville d’Aurillac, au cœur du vert et sauvage département du Cantal. Après plusieurs années d’études d’Histoire dans la belle ville de Toulouse, pavée de brique rose, et quelques pérégrinations au nord de la Loire, il retrouva ses montagnes natales. Là, il devint enseignant et employa ses jours à transmettre le goût des époques révolues à la jeunesse d’Aurillac et des environs. Mais une autre passion le dévorait depuis bien longtemps... L’écriture. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Dans son village au bout du monde, près de la Grande Brèche et de sa lueur maudite, Louis mène une vie simple et rude. Mais derrière le garçon des montagnes, un autre se cache, plus griffu, plus sauvage, plus loup… Cet autre sera-t-il assez fort pour sauver son frère Séverin, la belle Roussotte et le royaume ? Car, depuis son donjon de Tolosa, le Vicomte de Marsac a déjà lâché le Grand Veneur sur leurs traces…

 

 

 

Mon avis :

 

Louis et Séverin, respectivement 13 et 14 ans, sont fils de chevalier et vivent à Mandailles, un village de montagne. Ils mènent une vie simple et dans l’ensemble heureuse, même si elle n’est pas rose tout les jours (leur père manifeste une préférence très marquée pour ses deux autres fils).

Mais le cours de leur vie va être bouleversée : une malebeste (un animal changé en monstre par la Brèche, un gouffre malsain assez proche du village) décime les troupeaux, et au même moment Thierry, un homme qui semble est plus qu’un simple marchand, apporte des nouvelles toujours plus sombres du royaume…

Louis et Séverin vont découvrir qu’ils sont plus importants qu’ils ne le pensaient et vont devoir fuir, accompagnés d’une jeune fille, la Roussotte, dont la grand-mère passe pour être sorcière.

 

C’est un petit roman que je vous présente aujourd’hui : moins de 250 pages. Mais un petit roman qui m’a envouté !

J’ai adoré Louis et Séverin, deux frères toujours là l’un pour l’autre, courageux et justes mais un peu dépassés par les évènements. J’ai parfois eu du mal avec l’âge des deux garçons : certaines de leurs réactions me donnaient l’impression qu’ils étaient plus vieux. Mais dans l’ensemble, ça reste très cohérant.

Il est vrai aussi qu’on a affaire à des personnages très manichéens : Louis, Séverin, Thierry, sont des vrais « gentils », qui si battent contre le Mal, qui ont toutes les qualités des « bons » ; alors qu’à l’opposé le Vicomte de Marsac et son Grand Veneur sont impitoyables, violents, heureux d’inspirer la peur,… Mais Louis le Galoup s’adresse à de jeunes lecteurs, alors je suis passée outre.

 

L’histoire est bien ficelée, même si on devine parfois rapidement la suite des évènements. Elle prend place dans un cadre familier (le village sous la coupe d’un seigneur est un cadre inspiré du Moyen Age assez classique), mais en même temps différent, un peu fantastique (avec la Brèche, les malbestes, les galoups,…). C’est un mélange qui m’a beaucoup plu : déstabilisant sans être complètement étranger. Ce premier tome se concentre sur Mandailles, mais avec la fuite de Louis, les prochains tomes nous ferrons surement voir du pays.

 

Mais la grande force du roman, ce qui le rend unique, si agréable à lire et si enivrant, c’est le style de l’auteur. En lisant Louis le Galoup, j’ai eu l’impression d’entendre dans ma tête un conteur me raconter cette histoire. J’ai imaginé sans peine chaque personnage, chaque situation. Si, en refermant le livre, je m’étais retrouvée assise près d’un feu, entourée de villageois d’un autre temps et tournée vers un conteur, je n’aurai pas été plus surprise que ça. Car la plume de Jean-Luc Marcastel m’a réellement transportée, le temps d’une histoire, dans le monde de Louis.

 

Bref, Louis le Galoup, n’est pas loin d’être un coup de cœur car, même s’il s’adresse à de jeunes lecteurs et par conséquent n’évite pas certains clichés, il m’a émerveillé. Cela avant tout grâce au style si vivant de Jean-Luc Marcastel.

Malheureusement, la version poche, que je possède, n'est pas aussi développée et complète que la version grand format (Nouvel Angle/Matagot), qui elle contient, en plus du texte brut, des illustrations, des recettes et un glossaire. L'édition poche est super pour tester le roman, mais maintenant que je suis fan, j'acheterai sans hésiter la suite en grand format !

 

Vous l'aurez compris, je suis charmée par la façon d’écrire de cet auteur et du coup, je ne résiste pas à l’envie de vous faire lire le début du premier chapitre.

 

 

 

Un extrait :

 

Il y avait un village, là-haut dans les montagnes. Oh ! Ce n’était pas un grand village, juste quelques maisons agrippées au pied des pentes. Quelques pustules de pierre poussées au milieu de champs rabougris à l’herbe rare et sèche.

La vie y était dure alors. La vallée, surtout à cette altitude, n’était pas tendre pour ceux qui s’y accrochaient.

[…]

Bien sûr, habitués à ce climat peu commode, les gens de ce coin oublié de Dieu étaient devenus un peu rudes. Au voyageur de passage, ils pouvaient paraître renfermés, pour ne pas dire rustauds.

Il y a du vrai là-dedans. A Mandailles, il faut bien l’avouer, on accueillait plus souvent l’étranger avec une fourche qu’avec une parole aimable.

Mais ce serait mal juger que de s’arrêter là. Une fois le premier contact difficile passé, et si on ne se retrouvait pas balancé dans l’auge à cochon, on était traité comme un ami, presque comme un membre de la famille.

Et puis des visiteurs, il en venait peu ici. Le dernier voyageur à s’être égaré dans ce bout du monde devait être bien vieux déjà. Seuls les anciens se souvenaient encore de son passage.

[…]

Mandailles était, de ce fait, une sorte de bout du monde, le dernier avant-poste de l’homme dans une nature sauvage et revêche.

Et c’est ici que commence notre histoire.

 

 

 

Autres avis :

 

* Clairdelune

* Lanyla

* lounapil

* Garlon

* belledenuit

Repost 0
12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 21:48

Informations :

 

Edition : Hachette

Traducteur : Blandine Longre

A propos de l’auteur : John Anthony Flanagan est né à Sydney le 22 mai 1944. Il a longtemps écrit pour la publicité avant de créer la sitcom Hey Dad ! sur laquelle il a travaillé pendant huit ans. Mais son ultime ambition était de devenir auteur. Son rêve se réalise en 2004 avec la publication de L’Ordre des Rôdeurs, premier tome de la série L’Apprenti d’Araluen, créée à l’origine pour inciter son fils à lire. John Flanagan est aujourd’hui un écrivain reconnu et vit à Sydney avec sa famille. (source : lecture-academy.com)

 

 

Tome 1 : L’Ordre des Rodeurs

 

Date de publication : 2007

Nombre de pages : 405 p.

 

Will rêve de devenir chevalier, comme son père, mort en héros au combat. Mais c'est un tout autre destin qui lui est réservé. Il sera désormais l'apprenti sorcier du sombre Halt, un Rôdeur aux pouvoirs troublants, défenseur secret du royaume d'Araluen. Pour maintenir la paix du domaine, Will doit apprendre la magie de la dissimulation et devenir une ombre parmi les ombres. Et il lui faut faire vite car les montagnes désoles de Pluie et de Nuit murmurent que Morgarath, noir seigneur et baron félon, serait de retour... Et qu'il compterait bien reprendre le pouvoir par le feu et le sang.

 

 

 

 

 

Tome 2 : Le Chant des Wargals

 

 Date de publication : 2007

Nombre de pages : 432 p.

 

L'apprentissage de Will auprès du sombre Hall a porté ses fruits. Le voilà prêt à accompagner Gilan, Rôdeur aguerri, en Celtica, pour prévenir le Roi des Celtes des plans diaboliques de Morgarath. Will doit faire preuve de courage et de perspicacité pour résister au chant morbide des Wargals, déjouer tous les pièges que sa périlleuse mission lui réserve et affronter le ténébreux Seigneur de Pluie et de Nuit... Will saura-t-il gagner sa place dans l'Ordre des Rôdeurs?

 

 

 

 

 

 

 

Tome 3 : La promesse du rodeur

 

Date de publication : 2008

Nombre de pages : 418 p.

 

Le destin de Will, l'apprenti rôdeur, s'obscurcit. Will est prisonnier des Skandiens, qui le traitent en esclave. La seule lumière dans sa longue lutte contre l'ennemi, c'est Evanlyn, sa fidèle amie. Mais, elle aussi, est prisonnière de la tribu des Skandiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tome 4 : Les guerriers des steppes

 

Date de publication : 2009

Nombre de pages : 402 p.

 

Cassandra enlevée par de mystérieux cavaliers armés d'arcs à double courbure ! Halt et Horace confrontés aux cadavres transpercés de flèches de pilleurs des mers ! Pas de doute possible, ces événements sont liés, et le lien est clair : les Temujai, des guerriers redoutables venus des Steppes, sont entrés en Skandie.

L'apprenti Rôdeur et ses compagnons doivent tout tenter pour les arrêter. Car si les Temujai parviennent à soumettre la flotte skandienne, le royaume d'Araluen sera perdu...

 

 

 

 

 

 

Tome 5 : Le sorcier du Nord

 

Date de publication : 2009

Nombre de pages : 352 p.

 

Will, devenu Rôdeur, a reçu sa première affectation : Seacliff, une île paisible.

Mais un équipage skandien, venu piller la côte, va mettre à rude épreuve ses talents de guerrier et de diplomate.

Peu de temps après, un message de Hait l'expédie à Norgate, un fief situé au nord du royaume: le seigneur Syron est tombé malade et d'étranges rumeurs de sorcellerie circulent.

Will et son amie Alyss soupçonnent Orman, le fils du seigneur, de chercher à s'emparer du pouvoir par des moyens criminels...

Will, en digne serviteur de l'Ordre, saura-t-il affronter les terreurs du bois de Grimsdell et déjouer les pièges que lui tendent des apparences trompeuses ?

 

 

Tome 6 : Le siège de MacIndaw

 

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 404 p.

 

Keren le traître est parvenu à s'emparer du château de MacIndaw et à emprisonner Alyss.

Cette prise stratégique lui permet désormais de contrôler la route vers le nord qui relie Picta à Araluen. À la frontière, une féroce tribu de Scots attend patiemment le signal pour marcher sur le royaume. Lorsque Will découvre l'ampleur de la trahison, il cherche un moyen de trouver des combattants pour sauver Alyss et récupérer MacIndaw. Mais où trouver les combattants nécessaires dans le fief désolé de Norgate ? L'arrivée d'Horace sera d'une aide précieuse pour protéger leur pays d'une nouvelle invasion.

 

 

 

 

Tome 7 : La rançon

 

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 408 p.

 

Lorsque Erak est enlevé par les terribles guerriers Arridi, Will va devoir faire appel à tous ses talents de Rôdeur s'il veut revoir son ami vivant. Il devra se montrer d'autant plus vigilant que Cassandra, la fille unique du roi d'Araluen, se joint à l'équipée. Accompagné de Halt, Horace et Gilan, Will pense la partie déjà gagnée. Mais rien n'est moins sûr : le désert ne fait de cadeau à personne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon avis :

 

Horreur ! Je viens de me rendre compte que je n’avais encore jamais parlé ici de L’apprenti d’Araluen, qui est pourtant une de mes sagas de littérature jeunesse préférée. On va donc tout de suite remédier à ce terrible oubli.

 

Dans le premier tome, Will est un jeune garçon orphelin, élevé au château de Montrouge, avec d’autres enfants de sa condition. Mais contrairement à ces derniers, dont les parents travaillaient au château avant de mourir, on ne sait pas qui sont les parents de Will. Il n’empêche qu’il a été élevé comme les autres pupilles, et que, comme pour eux, la Cérémonie du Choix décidera de la suite de son avenir.

Lors de ce jour spécial, Will est choisi par le rodeur Halt pour devenir son apprenti. Les rodeurs forment un ordre spécial et plutôt mystérieux et ses membres sont au service du roi d’Araluen et œuvrent pour la protection du royaume.

A travers les différents tomes de la saga, on suit donc Will dans son apprentissage, dans ses différentes missions et ses différentes aventures. Difficile d’en dire d’avantage sans en révéler de trop.

 

Il est vrai que cette saga est écrite pour un jeune public, et ça se ressent dans l’écriture (assez simple), dans l’intrigue (on est loin de la complexité d’un Trône de fer), et dans les personnages (un peu caricaturaux dans le sens où ils sont manichéens).

 

Il ne reste pas moins que pour la lectrice un peu plus âgée que je suis, les romans de John Flanagan passent comme une lettre à la poste !

J’ai tout de suite été emballée par ces romans vivants, où se mêlent aventure, suspens et humour et où les bons personnages sont légion. Car à coté de Will, le jeune apprenti rodeur, on retrouve Horace, un camarade de Will qui se destine à une carrière dans l’armée ; Halt, le maître taciturne et si renommé de Will ; Folâtre, le poney terriblement intelligent ; et tant d’autres encore.

 

J’ai adoré suivre l’évolution de Will à travers ces sept premiers tomes, j’ai adoré aussi voir Halt le former (bon sang ce que j’aurai aimé avoir une cape de rodeur et apprendre à me déplacer en toute discrétion. J’aurai fait des ravages, gamine !^^)

 

De plus, malgré la longueur de la série (12 tomes prévus), on ne s’ennuie pas, l’histoire n’est pas redondante. Il y a de nombreuses contrées à visiter, autant dans le royaume d’Araluen que dans les autres pays. Des nouveaux personnages apparaissent aussi, au fur et à mesure.

Enfin,j’aime particulièrement les noms et la géographie choisis par l’auteur, inspirés de noms et de pays existants (par exemple, dans le tome 7 que je viens de finir, le peuple des Bedullin fait de suite penser aux bédouins).

 

Et pour finir, un point qui n’intervient pas directement dans les romans, mais qui entretient aussi mon goût pour cette série : John Flanagan, avec qui j’ai pu avoir un entretien Skype grâce aux éditions Hachette, est un homme absolument charmant et gentil.

 

Bref, une série jeunesse peut être parfois un peu simple, mais à laquelle je suis prête à quasiment tout pardonner parce qu'elle m'a conquise dès les premiers chapitres du premier tome.

 

 

 

Autres avis :

 

* basset

* Lala Her

* Scor13

* Guenièvre

* Juna

 

Repost 0
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 08:34

Informations :

 

Edition : Editions de Mortagne

Date de parution : 2003

Nombre de pages : 304 p.

A propos de l’auteur : Née le 9 février 1955, fille aînée d'un professeur de ballet et d'un comédien Anne Robillard a grandi dans la magie des arts de la scène. Le fantastique et la fantaisie ont toujours fait partie de ses écrits. Le premier tome des Chevaliers d'Émeraude a vu le jour le 15 octobre 2002. La saga de 12 tomes s'est vendue à plus de 800 000 exemplaires au Québec, et Anne a reçu plusieurs prix pour celle-ci. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Apprenant que l’Empereur Noir s’apprête à envahir le continent de nouveau, le Roi d’Emeraude, soucieux de protéger tous les peuples d’Enkidiev, ressuscite un ancien ordre de chevalerie. Choisis pour leurs dons particuliers, dotés de pouvoirs magiques, les nouveaux Chevaliers d’Emeraude sont au nombre de sept : six hommes et une femme.

 

Au moment où les compagnons d’armes se disent enfin prêts à combattre, la Reine Fan de Shola demande audience à Emeraude Ier et lui confie Kira, alors âgée de deux ans et encore inconsciente du rôle qu’elle sera appelée à jouer dans le futur des hommes. Ce jour-là, Wellan, le grand chef des Chevaliers, tombe profondément amoureux de la reine. Malheureusement, le Royaume de Shola subira les attaques féroces des dragons de l’Empereur Noir et tous les Sholiens, y compris la reine, seront massacrés.

Le cœur brisé, Wellan devra organiser la défense d’Enkidiev et repousser les forces du Mal…

 

 

 

Mon avis :

 

Pour une fois, je me passerais de résumer le roman avec mes propres mots, la quatrième de couverture résumant parfaitement le début du livre.

 

Autant le dire tout de suite, j’ai adoré ce premier tome, et je suis très pressée de lire la suite.

J’ai adoré l’histoire en elle-même : de l’aventure et de l’action, du dépaysement, des mystères, de la magie… rassemblés sous la plume limpide et vivante d’Anne Robillard.

Les descriptions sont bien faites, permettant d’imaginer sans peine où les héros évoluent, mais sans être lassantes par leur longueur. Le rythme du roman est maîtrisé, avec une alternance entre action, description (et pour cela, les voyages des chevaliers sont très bien exploités), réflexion,…

Le monde inventé par l’auteur est profond sans être trop complexe : il y a de nombreux royaumes et de nombreux peuples (parfois très différents les uns des autres) à visiter ; ainsi qu’une Histoire à découvrir.

En clair : il y a tout ce que j’aime dans la fantasy !

 

Du côté des personnages, il n’y a pas grand-chose à critiquer non plus. Il y a plusieurs personnages principaux (sept chevaliers, auxquels viendront s’ajouter des écuyers qui, j’imagine, prendront plus d’importance par la suite), mais je n’ai eu aucun mal à m’habituer à eux, à connaitre leur nom, leur place, leur caractère. Ceci car Anne Robillard ne donne pas une place démesurée à l’un de ses chevaliers au détriment des autres. Elle parle d’eux à tour de rôle, permettant d’assimiler sans problème les informations pour chaque personnage.

En plus, même s’ils ont certains traits de caractère en commun (noblesse, courage, justice,…), il y a une grande hétérogénéité : les Chevaliers ne viennent pas du même royaume, ni de la même classe sociale, ils ont des caractères différents,…

Enfin, les personnages secondaires, nombreux, ne sont pas en reste, même s’ils semblent parfois un peu moins travaillés, un peu plus caricaturaux.

 

Tout n’est pas parfait, bien évidemment, mais il y a vraiment très peu de choses qui m’ont gênées dans ce roman.

D’abord, j’ai eu un peu de mal avec Wellan, le leader des Chevaliers d’Emeraude. Ce n’est pas le chevalier qui m’intéresse le plus, et cependant c’est avec lui qu’on passe le plus de temps. J’aimerais découvrir encore plus les autres chevaliers et les autres écuyers, en particulier Chloé et Santo, et j’espère que ce sera le cas dans les tomes suivants.

Le deuxième « mauvais » point est en partie un problème de vocabulaire. Les ennemis que les Chevaliers doivent combattre sont des « hommes-insectes ». Terme résumant peut être correctement l’apparence de ces ennemis, mais que j’ai trouvé trop enfantin, trop simplet, qui m’a empêché à la fois de m’imaginer ces ennemis, mais aussi de les trouver crédibles. Et là est l’autre partie du problème : un ennemi non crédible ne fait pas peser un fort sentiment de menace, et ça m’a manqué.

 

Bref, des points noirs bien faibles par rapport aux très nombreux points positifs. Le premier tome des Chevaliers d’Emeraude m’a convaincu de m’embarquer pour cette longue aventure (12 tomes quand même !). Et si les tomes suivants sont aussi bons que celui-ci, on peut dire que je vais avoir de la lecture de qualité cet été !

 

Et en bonus, cliquez ICI pour une visite virtuelle du château d'Emeraude !

 

 

 

Autres avis :

 

* lightjok

* Dex

* Korto

* Belladouce

* Melisende

Repost 0
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 18:01

Informations

 

Edition : Albin Michel (Wiz)

Date de parution : 2007

Nombre de pages : 637 p.

A propos de l'auteur : Fabrice Colin, né le 6 juillet 1972, a été rédacteur de jeux de rôles, pigiste puis collaborateur de la revue Casus Belli. Il publie son premier roman Neuvième cercle en 1997. Il s'est depuis illustré dans de nombreux domaines des littératures de l'imaginaire, écrivant pour la jeunesse aussi bien que pour les adultes. Il est également scénariste de BD et auteur de pièces radiophoniques. (source : livraddict)

 

 

 

 

« Il est un trait qui nous distingue, nous les Wickford, du commun des mortels : nous ne savons pas nous soustraire au destin. »

 

1723. Gotham. Orphelinat de la Sainte-Charité. Mary Wickford, jeune orpheline à la beauté flamboyante, quitte le couvent et les sœurs qui l'ont recueillie dix-sept ans plus tôt. En route vers l'est, la jeune fille s'arrête dans le vieux village d'Old Haven où règne une atmosphère lourde de secrets. Sans jamais être venue, elle connaît ces paysages de brumes et de ténèbres... C'est ici, à Old Haven, que fut brûlée vive, quarante-deux ans auparavant, une sorcière du nom de Lisbeth Wickford...

Descendante de cette longue lignée, Mary est-elle née maudite ou est-elle destinée à sauver un monde en péril ?

 

 

 

Mon avis :

 

Soyons honnête dès à présent : j’ai abandonné ce roman avant même d’en avoir lu la moitié.

 

C’est d’abord à cause d’un mauvais choix de ma part. J’ai emprunté ce roman à la médiathèque et j’étais déjà en retard pour le rendre, je n’avais que très peu de temps pour lire, j’avais l’esprit entièrement tourné vers le travail à fournir pour la fac.

Du coup, je n’étais pas vraiment dans un bon état d’esprit pour commencer La malédiction d’Old Haven, qui de plus ne me tentait pas plus que ça, mais qu’on m’avait chaudement recommandé.

 

Concernant le roman, je ne suis pas du tout arrivée à me plonger dans l’histoire. L’Amérique au dix-huitième siècle peuplée de sorcières et d’animaux fantastiques ne m’a absolument pas convaincue. Au contraire, croiser des dragons m’a plutôt gêné. J’imaginais un traitement plus proche de la réalité.

Le personnage de Mary ne m’a fait ni chaud ni froid, de même que les autres personnages. Le seul qui a éveillé un peu ma curiosité, car je l’ai trouvé moins creux que les autres, est le pasteur.

 

Pourtant, l’écriture est très agréable, le suspens ne manque pas, et il y a un mélange des genres qui semble assez intéressant (pour le peu que j’en ai vu).

 

Disons que c’est un coup manqué, mais qui m’a quand même donné envie de découvrir d’autres romans de Fabrice Colin… dans de meilleures conditions !

 

 

 

Autres avis :

 

* Poet24

* Fée bourbonnaise

* Ptitetrolle

* Le Mammouth

* Novelenn

Repost 0
29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 19:02

Informations

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 445 p.

A propos de l'auteur : Laini Taylor vit à Portland (Oregon). Fille des chimères est son premier roman en France. Elle est l’auteur de la série de fantasy Dreamdark, et son triptyque Lips Touch, composé de trois nouvelles de fantasy, a été plusieurs fois récompensé. Elle est comparée à Charles de Lint et Neil Gaiman. (source : Amazon)

 

 

 

 

L’amour impossible d’un ange et d’une chimère, une guerre millénaire entre deux peuples…

Des ruelles de la Prague d’aujourd’hui à un monde sombre et fabuleux, la quête identitaire d’une héroïne passionnante.

Karou remplit ses carnets de dessins de monstres qui sont peut-être réels. Elle a 17 ans, parle de En nombreuses langues – pas toutes humaines – et ses cheveux bleus poussent de cette couleur. Une question la hante : Qui est-elle ?

 

 

 

Mon avis :

 

Karou est une jeune fille de 17 ans qui habite Prague et qui fréquente une école d’art. Elle pourrait passer pour une adolescente comme les autres, quoi qu’un peu excentrique, avec ses cheveux bleus et son imagination débordante (ses dessins représentent des créatures hybrides). Mais c’est sans compter son don pour les langues, les cicatrices sur son ventre, les « courses » mystérieuses qu’elle fait, et les questions qu’elle élude systématiquement.

En fait, Karou est orpheline et a été élevé dans un étrange endroit rempli de magie, par des personnes encore plus étranges : des chimères. C’est pour l’une d’elle, Sulfure, que Karou disparait parfois dans différentes parties du monde pour lui ramener des dents.

Karou aimerait savoir à quoi servent ces dents, tout comme elle aimerait savoir qui elle est. Et c’est la venue d’un ange sur terre qui lui apportera des réponses… entre d’autres choses.

 

Une nouvelle fois, ce roman envoyé par les éditions Gallimard ne m’a pas tapé dans l’œil dès que je l’ai eu entre les mains. Encore une série, encore une histoire d’ange et d’amour impossible. A croire que les auteurs jeunesses ne savent plus faire autre chose. Et puis, j’ai vraiment un problème avec cette couverture, que je trouve plutôt répulsive (la photo ne me plait pas et les couleurs font mal aux yeux)

Mais bon, puisque je l’ai reçu, je l’ai lu.

 

La première partie du livre m’a beaucoup plu. Le décor est rapidement planté (Prague, ville européenne, pour changer) et on fait connaissance avec l’héroïne, Karou, une jolie jeune fille aux cheveux bleus. J’ai très vite trouvé Karou sympathique (j’aime beaucoup sa manière de gérer son ex désagréablement collant), et elle change agréablement des héroïnes qu’on trouve souvent dans la littérature jeunesse.

En même temps que le cadre de l’histoire se place, les premières questions surviennent. Si on ajoute à cela les courses de Karou pour Sulfure, et les nombreuses découvertes que l’on fait, on ne s’ennuie jamais. La lecture est agréable et rythmée, les explications et descriptions suffisantes pour bien s’immerger dans l’histoire, les personnages diversifiés et bien creusés,…

 

Les choses changent dans la seconde partie du roman. A partir du moment où Akiva fait son apparition, le ton du roman se modifie. Moins de passages amusants, une atmosphère plus sombre, et plus de questionnements. Ca, c’est pour le positif.

Cependant c’est aussi à partir de ce moment que la romance entre en jeu et que l’action ralentie considérablement. Même si l’histoire d’amour entre les héros ne dégouline pas de mièvrerie, je n’ai pas accroché du tout. J’ai l’impression de lire toujours la même chose : une histoire d’amour impossible entre deux personnages exceptionnels qui devraient être ennemis mais qui tombent amoureux au premier regard. Bref, ça manque cruellement d’originalité.

Heureusement, à coté de cette romance, l’histoire continue à se dérouler,… L’intrigue n’est pas oubliée, elle ne passe pas au second plan, et donc j’ai continué ma lecture.

 

Pour conclure, Fille des chimères se lit avec plaisir, grâce à l’intrigue bien travaillée, grâce à la personnalité de Karou, et surtout grâce au dépaysement procuré. En effet, la mythologie de l’auteur est complexe et originale. Mais le roman perd un peu de sa singularité à cause de l’histoire d’amour traitée d’une façon beaucoup trop classique.

 

Je pense que je me laisserai certainement tentée par le second tome.

 

 

 

Autres avis :

 

* Well-read-kid

* iwry

* Venji

* paikanne

* Liliebook

Repost 0
7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 19:45

Informations

 

Edition : Les Grandes Personnes

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 416 p.

A propos de l'auteur : Franny Billingsley vit aux Etats-Unis, dans l'Illinois, et a été libraire pendant de nombreuses années. Elle est l'auteur du Gardien des créatures, paru au Seuil en 2004.

 

 

 

 

Briony Larkin a 17 ans et elle a un secret. Un secret qui est à l’origine de la déficience mentale de sa sœur jumelle, Rose ; un secret qui est une menace pour tous les habitants du Swampsea. Briony a le don de seconde vue, qui la relie au monde des Esprits. Elle est ce qu’on appelle plus communément une sorcière, et pour cela, elle risque d’être pendue. Alors la jeune fille se tait et étouffe sa nature profonde.

C’est sans compter sur la venue de l’ingénieur Clayborne et de son fils, Eldric, dans cette région sauvage d’Angleterre. Avec eux arrive la construction du chemin de fer et l’assèchement du marais, qui déchaînera la fureur du Seigneur du marécage. Si elle veut sauver sa sœur d’une mort certaine, Briony va devoir faire face à ses démons ainsi qu’à l’indéniable attirance qu’elle éprouve pour Eldric…

 

 

 

Mon avis :

 

Voila encore un service de presse, mais des éditions Les grandes personnes, cette fois-ci.

 

Briony est une jeune fille de 17 ans qui vit dans un village du Swampsea, avec son père et sa sœur jumelle, Rose. Mais dans ce village reculé, la vie n’est pas simple pour Briony : elle est la cause de la déficience mentale de Rose, dont elle s’occupe depuis la mort de leur belle-mère, six mois plus tôt. Et par-dessus le marché, Briony est une sorcière : elle doit absolument cacher son terrible secret, sous peine d’être pendue (et pour ne rien faciliter, son père est le pasteur du village).

Les choses se compliquent encore lorsque Mr Clayborne arrive avec le projet d’assécher le marais pour y faire passer une ligne de chemin de fer. Briony, capable de voir et de discuter avec les esprits, ne doit pas le laisser faire, sous peine de voir sa sœur mourir de la maladie envoyée par le Seigneur du marais. Fort heureusement, malgré tous ces malheurs, Briony peut compter sur Eldric.

 

J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce roman, malgré un résumé qui me semblait assez prometteur. En effet, j’ai trouvé la narration très longue.

De plus, Briony m’a assez vite agacée : elle est toujours en train de se plaindre, de se haïr, de se répéter qu’elle est méchante, qu’elle n’a pas de sentiment,… alors que tout indique le contraire !

Enfin, il faut suivre la progression de l’histoire: des personnages assez nombreux (et tous ne sont pas humains), des brides de souvenirs de Briony dispersés dans tout le roman, l’ensemble prenant place dans un univers étrange. J’ai failli abandonner plusieurs fois.

 

Mais j’ai tenu bon. A cause de cet univers, justement. Etrange, inquiétant par moment, un brin fantastique (grâce à Ceux du passé) mais en même temps bien ancré dans la réalité (le train, la voiture, ce sont des choses qui nous sont familières), il est habillement exploité par l’auteure et crée une ambiance captivante.

Je me suis donc accrochée, et je ne l’ai pas regretté : à un moment, quelque part vers le milieu du roman (quand exactement, je suis incapable de le dire), le déclic s’est produit. Je suis devenue plus indulgente avec Briony (surement grâce à son ironie) ; je me suis réjouit de chaque passage avec Rose ou Eldric ; j’ai commencé à m’interroger réellement sur l’histoire des jumelles ; bref, je me suis laissée emportée.

Du coup, j’ai aussi compris que la lenteur du récit était totalement justifiée, et même nécessaire.

 

Pour conclure, La fille du marais est un livre qui va crescendo : le départ est difficile, puis la lecture nous enthousiasme et on débouche sur une fin qui récompense l’effort de départ, qui nous prouve qu’on a eu raison de ne pas renoncer, qui dépasse nos attentes.

 

La fille du marais : un roman original, troublant mais une très belle découverte.

 

 

 

Autres avis :

 

* Lady K

* Well-read-kid

* Meloe

Archessia

* Guu 

* Galleane

Repost 0
31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 11:42

Informations :

 

Edition : Gallimard

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 520 p.

A propos de l'auteur : L.A. Weatherly est une auteur américaine née en 1967 aux Etats-Unis. Elle vit actuellement en Angleterre. Elle est principalement connue pour sa série en trois tomes, Angel, mais elle a aussi écrit d'autres romans pour adolescents comme par exemple Child X. Elle est aussi connue sous le nom de Lee Weatherly et Titania Wood. (source : www.babelio.com)

 

 

 

 

Les anges sont partout : magnifiques, rayonnants, envoûtants. Pourquoi Willow est-elle la seule à s’en méfier ?

Willow sait qu’elle est différente des autres filles de son âge, et pas seulement parce qu’elle aime réparer les voitures. Willow a un don. Depuis sa naissance, elle peut lire l’avenir des gens et connaitre leurs pensées les plus intimes. Mais elle ignore d’où lui vient cet étrange pouvoir…

Alex le sait, lui. Il connait son secret. Alex parcourt le monde pour éliminer les anges. Et il a reçu l’ordre de supprimer Willow. Mais le ténébreux jeune homme n’avait pas prévu qu’il tomberait amoureux de sa victime.

 

 

 

Mon avis


J’ai reçu ce roman de la part de Gallimard. Sans ça, je ne l’aurai probablement jamais ouvert : les anges, ce n’est pas franchement ma tasse de thé, au même titre que les vampires ou les loups-garous.

Mais j’ai été plutôt agréablement surprise. L.A. Weatherly nous conte l’histoire de Willow, une jeune fille de 16 ans un peu spéciale, puisqu’elle peut lire l’avenir des gens. C’est d’ailleurs pour cette raison que Beth, une des filles les plus populaires du lycée, vient la voir. Et quand Willow lit son avenir, elle découvre que les anges existent, et que Beth les adule… Et elle est loin d’être la seule ! Pourtant, Willow sent aussi que les anges sont dangereux et nocifs pour les humains. Et en essayant de convaincre Beth, elle signe son arrêt de mort.

 

Il parait que la trame de fond du roman n’est pas nouvelle, que les anges sont souvent des créatures dangereuses et malfaisantes. Mais étant une novice complète en la matière, je ne peux juger. Du coup, ce renversement m’a plutôt intrigué et fait plaisir. Pour moi, transformer les créatures traditionnelles du paradis en créatures « du mal » est assez original. C’est un premier bon point.

 

Ensuite, le roman en lui-même est bien construit. Sous forme de road-movie, on suit les personnages dans leur course-poursuite à travers les Etats-Unis. De l’action, donc, mais aussi des moments plus calmes pendant lesquels l’auteur prend le temps de développer ses personnages de façon convaincante.

 

Enfin, comme presque toujours, il est aussi question d’amour. Là encore, j’ai été agréablement surprise. Est-ce parce que je me suis attachée à Alex et Willow que leur romance ne m’a pas dérangé ? Ou bien parce que pour une fois on nous épargne le fameux triangle amoureux (de ce côté-là, le résumé du tome 2 me fait craindre le pire) ? C’est peut être tout simplement parce que leur histoire d’amour ne prend pas trop de place et est bien traitée.

 

Bref, Angel propose de belles trouvailles qui font oublier les petits défauts du roman.

 

 

 

D'autres avis :


* Illusions des rêves

* Heclea

* Le boudoir de Méloë

* Guu

* Galleane

Repost 0
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:32

Informations :

 

Edition : Michel Lafon

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 407 p.

A propos de l'auteur : Marie Caillet est passionnée de littérature depuis son plus jeune âge. À 18 ans, alors qu’elle étudie en prépa littéraire, elle remporte le concours du nouvel auteur jeunesse organisé par les éditions Michel Lafon en 2009 avec L’héritage des Darcer. (source : Lafonpublishing.com)

 

 

 

 

Lorsqu'on s'appelle Mydria, qu'on est la fille unique et chérie des puissants Siartt et qu'on a pour objectif principal d'accéder à un pouvoir plus grand encore en épousant le prince héritier du royaume, la vie ne peut pas être ennuyeuse. Jusqu'au jour où Mydria découvre ses vraies origines. Elle n'est nullement Siartt, mais l'ultime héritière d'une dynastie renversée depuis des générations !

Horreur : à la suite de ses ancêtres, elle est tenue de se lancer à la recherche du trésor familial, recevant pour seules aides un sifflet et le Don d'Aile, cet étrange pouvoir capable de vous métamorphoser à volonté.

 

Le pire danger ne l'attend peut-être pas derrière l'errance, la bataille et les cloques aux pieds. Le pire danger pour un cœur confiant ne tient peut-être qu'en un seul nom : Orest.

 

 

 

Mon avis

 

Tout commence avec Madael, un roi dont le pays va être envahit par la puissance voisine. Il n'a pas d'autres choix que de fuir. Mais avant, il doit mettre en lieu sur le trésor que sa famille a amassé pendant des générations. Seuls ses descendants auront le pouvoir de retrouver ce trésor et de ramener la dynastie Darcer sur son trône légitime.

Pour cela, à chaque nouvelle génération, le dernier descendant en vie du roi reçoit un sifflet et une lettre, avant de partir en quête du trésor.

C'est ce qui arrive à Mydria (My pour les intimes), belle demoiselle de 16 ans, qui se voit déjà reine par son mariage avec le prince du royaume. Mais My ne veut pas de ce trésor, et surtout pas de cette quête. My aime le confort et sa vie de privilégiée. Et pourtant... En fuyant, elle tombera dans les mains d'une guilde de malfrats : My est la clé qui leur donnera accès à des richesses formidables, ils ne vont pas y renoncer !

Commence alors pour My et ses « accompagnateurs » un voyage périlleux à la recherche de l'île au trésor.

 

Miracle ! Après plusieurs lectures qui n'ont pas réussi à me satisfaire complètement, L'Héritage des Darcer rehausse le niveau et me réconcilie, avec ses quelques 400 pages bien écrites, avec la fantasy jeunesse.

Marie Caillet, sans être totalement originale (la quête, le trésor, la jeune et jolie héroïne, la magie,... rien n'est neuf), évite avec talent les scénarios habituels et ne tombe pas dans les stéréotypes.

 

Mydria, est une jeune beauté, mais loin d'être parfaite : elle refuse la quête, elle est naïve,...

De plus, l'amour est effectivement présent, mais traité de telle manière qu'il ne prend pas une place excessive, on ne tombe jamais dans le romantisme « fleur bleue ».

Les péripéties s'enchainent avec efficacité, sans laissé de temps mort trop longs et ennuyeux. L'histoire se renouvelle en nous surprenant à chaque fois. On reste captivé par ce roman, et cela passe aussi par la belle brochette de personnages secondaires que nous propose l'auteur, bien qu'à ce niveau, j'aurai préféré les voir un peu plus étoffés.

 

En bref, L'Héritage des Darcer est un excellant premier roman très prometteur pour la suite.

La fin du livre appelle d'ailleurs à une suite mais conclu ce premier tome avec brio. Je ne doute pas que Marie Caillet saura nous surprendre et que les Darcer continueront à nous plaire.

 

Le seul autre bémol du roman ne tient pas à l'écriture, mais à la couverture du livre. Elle est magnifique, j'en conviens. C'est d'ailleurs en partie la couverture qui m'a convaincue de livre ce roman (j'ai toujours beaucoup de mal avec le nom « Darcer »). Mais une fois qu'on a appris en quoi consiste le don d'ailes, le coté mystérieux du don de My s'envole...

 

 

Repost 0
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 17:19

Informations :

 

Edition : Gallimard

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 334 p.

A propos de l'auteur : Sophie Jordan grandit au Texas, où elle s'invente des histoires de dragons, de guerriers et de princesses. Ancien professeur d'anglais au lycée, elle est aujourd'hui auteur à succès de romances historiques et de romances paranormales pour adultes sous le nom de Sharie Kohler et vit à Houston avec sa famille. Lueur de feu est son premier roman publié en France. (source : Amazon)

 

 

 

 

Jacinda est draki, des descendants des dragons qui peuvent prendre forme humaine. Mais elle crache également du feu, un don exceptionnel pour ceux de son espèce.

Un matin, alors qu'elle enfreint le règlement en volant de jour, la jeune fille est prise en chasse. Jacinda s'échappe de justesse et trouve refuge dans une grotte. Quel est ce mystérieux garçon qui la surprend sans pour autant révéler sa cachette?

Obligée de fuir pour éviter la punition de son clan, elle s'installe en plein désert avec sa mère et sa soeur. Mais pas question pour Jacinda d'oublier son « don ». Au lycée, elle retrouve le jeune garçon qui lui a sauvé la vie. Si Will ne la reconnaît pas, ils sont irrésistiblement attirés l'un par l'autre. Elle devrait pourtant le fuir, car le désir, comme la peur, pousse les drakis à se manifester, et ce serait une bien mauvaise idée de révéler sa vraie nature dans les couloirs du lycée...

 

 

 

Mon avis :

 

La première chose à noter, c'est qu'enfin la littérature fantastique jeunesse nous offre un petit changement. Ici, il n'est question ni de vampires, ni de loup-garou, ni de succubes, anges ou autres créatures qui peuplent la (très) grosse majorité des romans.

Ici, il est question de draki, c'est-à-dire de descendants des dragons, qui peuvent prendre forme humain (ce n'est pas une révolution, certes, mais ça change un tout petit peu).

 

Le roman commence plutôt bien, mais sans bouleverser la tendance actuelle.

Jacinda et sa meilleure amie bravent les règles de leur clan et s'octroient un vol en plein jour. Mais l'escapade tourne mal, lorsque des chasseurs se lancent à la poursuite des deux jeunes filles. Jacinda, blessée, se réfugie dans une grotte, où elle est découverte par un des chasseurs. Mais à son plus grand étonnement, il ne fait rien.

Suite à cet épisode, la mère de Jacinda oblige sa fille à quitter le clan en secret, pour ne pas qu'elle subisse de représailles.

 

Jusque là, tout va bien : le mythe des draki est original, simple et efficace. Malgré des zones d'ombres qui perdurent tout le long du récit, il est assez développé pour titiller notre curiosité.

Le personnage de Jacinda est assez intéressant : une jeune fille un peu rebelle qui n'accepte pas les yeux fermé les décisions du clan à son égard (oui, ce n'est pas super original, mais ça fonctionne !)

 

Après, par contre, le roman se gâte. Jacinda, sa mère et sa sœur jumelle partent s'installer dans une ville au milieu du désert, et Jacinda doit intégrer le lycée. Et là, par le plus grand des hasards, elle tombe sur le chasseur qui l'a trouvé dans la grotte : beau gosse mystérieux, mais surtout dangereux pour elle. Sans surprise, elle tombe sous son charme.

A partir de là, Jacinda perd beaucoup de son charme. Elle a beau combattre ses sentiments, elle l'aime, c'est plus fort qu'elle. Elle veut fuir le climat désastreux du désert, mais ne passe jamais à l'acte. Elle subit, mais n'agit pas beaucoup. Elle nous lasse.

 

Les péripéties s'enchainent, toutes prévisibles, jusqu'à une fin qui rappelle énormément Nightshade (d'autres personnes font aussi le rapprochement avec Twilight).

Du coup, je suis restée sur ma faim.

C'est vraiment dommage que l'auteur soit tombé dans les clichés, car le roman aurait pu être plus intéressant.

 

Néanmoins, Lueur de feu reste un roman sympathique, sans prise de tête, qui plaira sans doute aux lecteurs (ou plutôt les lectrices) les plus jeunes (13/14 ans).

Repost 0

Présentation

  • : La folie des livres
  • La folie des livres
  • : Bienvenue sur mon blog, où vous pourrez trouver les chroniques de mes différentes lectures. J'espère vous faire partager mes coups de coeur!
  • Contact

En ce moment, je lis

http://www.livraddict.com/covers/85/85129/couv29552675.jpg

Rechercher

J'y suis aussi :

Suivez-moi sur Hellocoton

Mon profil sur Babelio.com

Partenaires

49134_100001596336356_7436_n.jpg