Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:33

Informations :

 

Edition : Le Masque

Collection : Labyrinthes

Date de parution : 2003

Nombre de page : 574 p.

A propos de l'auteur : William Wilkie Collins est né à Londres le 8 janvier 1824. Après la mort de son père en 1847, Collins commença une carrière de peintre. Mais c’est avec la publication de son roman Antonina, en 1850, que sa carrière d’écrivain commença véritablement. Collins ne s’est jamais marié, mais vécut avec une veuve et sa fille, à partir de 1858. Il est également le père de trois enfants qu’il eut avec une autre femme. (source : Wikipédia)

 

 

 

 

« La Pierre de Lune se vengera ! »

                                                       Mon avis :

 

La Pierre de Lune, diamant volé volés aux Indes en 1799, arrive en 1848 dans les mains d'une jeune fille nommée Rachel. Mais cette pierre, parait-il, apporte avec elle le malheur. Et c'est bien ce qui semble se passer puisque, la nuit suivante, la pierre disparait. Ensuite, rien n'est plus pareil : l'atmosphère se charge d'électricité, la maison est pleine de tension. Franklin Blake, épris de Rachel, fait appel à la police ; tandis que Rachel semble fâchée à jamais avec lui. Les domestiques sont interrogés, une d'elle se révèle être une ancienne voleuse. Des Hindous pas très clairs trainent dans les parages,...

L'enquête piétine. On fait alors appel au sergent Cuff, dont la réputation n'est plus à faire. Mais il faudra bien du temps et des péripéties pour que toutes les questions soient résolues.

 

La Pierre de Lune est un recueil de témoignages de personnes ayant vécu l'affaire du diamant de manière directe. Ainsi, le roman contient entre autre les témoignages de Gabriel Betteredge, intendant de la famille de Rachel ; de Franklin Blake, cousin et prétendant de Rachel ; du sergent Cuff, chargé de l'enquête,... De cette façon, le lecteur possède les indices et les hypothèses trouvés par chaque personnages, et avance dans l'enquête de la même façon que les personnages du livre l'ont fait. Il peut lui aussi réfléchir, penser à un coupable,... De plus, chaque personnage a sa personnalité propre, et cela se retrouve dans les différents témoignages. Cette variété contribue aussi à chasser l'ennui de certains passages.

 

Pourtant, je pense qu'il est quasiment impossible de découvrir soi-même le coupable et lorsqu'on apprend qui a commis le vol et de quelle façon, on est au moins aussi surpris que les personnages du livre. Mais comme cette narration n'arrive pas avant le dernier tiers du livre, on peut trouver certaines longueurs, dans le roman. Néanmoins, le suspens est suffisamment important pour nous donner envie de continuer notre lecture. En outre, une fois le coupable trouvé, notre intérêt reprend de plus belle, car il y a encore tellement de questions qui restent sans réponse comme par exemple : où est la Pierre de Lune ?

 

Le dénouement complet n'arrive que dans les dernières pages du roman, jouant avec notre curiosité jusqu'à la toute fin.

 

Au final, La Pierre de Lune est un roman assez imposant qui pourrait être difficile à terminer. Mais plume de maitre de Wilkie Collins happe le lecteur jusqu'à la dernière page.

 

Mais que veut dire le Brahmane mourant qui lance cet anathème sur la famille Verinder ? Vous le saurez en pénétrant dans le monde à tiroirs de ce roman dont l'héroïne, Rachel, est une intrépide jeune fille de 18 ans. Il y sera question d'un diamant baptisé Pierre de Lune qui attise les convoitises et sème le malheur sur son passage et d'un policier de Scotland Yard, le sergent Cuff, aux manies surprenantes, qui aura pour mission de démêler l'écheveau serré d'une intrigue complexe comme Collins en a le secret.

Au cours de l'enquête, vous croiserez aussi le très étrange Gabriel Betteredge et la non moins excentrique Miss Clack...









Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:18

Suite à un concours organisé par Lecture Academy, j'ai gagné une entrevue via Skype avec John Flanagan, l'auteur de l'Apprenti d'Araluen, qui a eu lieu le 31 avril 2011.

Une entrevue qui s'est déroulée à merveille et dont je me souviendrai avec plaisir, et c'est du en grande partie à l'auteur lui-même.

 

 

 

 

John Flanagan est un homme absolument charmant, qui parle un peu le français (au moins aussi bien que je parle l'anglais). Après s'être bien installé, il tient à s'assurer que je serai capable de le comprendre sans trop de difficulté, quitte à écrire ses réponses. Puis il m'invite à lui poser ma première question.

 

Quand je commence par lui demander si les rodeurs peuvent se marier, il me demande quel livre j'ai lu, histoire de ne pas me révéler d'informations et de ne pas me gâcher la surprise. J'ai grandement apprécié (histoire de ne pas me faire spoiler malencontreusement par vous, chers lecteurs, je vous apprends que je n'ai lu que les cinq premiers tomes). Il m'apprend que oui, les rodeurs peuvent se marier.

D'ailleurs, il y aura deux mariages dans la série. Le premier, dans un tome proche, réunira un rodeur et une messagère (sur celui-ci, j'ai comme une idée de l'identité des personnages). Le second aura lieu dans le tome 11. Assez étonnée, je lui explique que je m'imagine assez mal un rodeur, assez souvent en vadrouille, marié. Il m'explique alors que cela peut très bien fonctionner, car les deux ont une carrière, il n'y en a pas un à la charge de l'autre.

 

Je passe alors à ma deuxième question : « Est-ce que tous les rodeurs sont des hommes ? » A ce moment, Mr Flanagan éclate de rire et me dit que cette question lui est posée toutes les semaines, et toujours par des filles ! Etrangement, je ne suis pas la seule à vouloir que les filles puissent faire partie de l'ordre des rodeurs. Mais cela ne tient pas à un quelconque sexisme, c'est une simple question de physiologie : il faut avoir une grande masse musculaire et beaucoup de force pour utiliser un arc. Or, les rodeurs sont généralement petits, et une petite femme ne serait pas capable d'utiliser un arc.

D'ailleurs, il se rattrape en disant que les femmes sont de bien meilleures diplomates car elles sont plus discrètes, et plus intelligentes.

 

Ensuite, déviant quelque peu du sujet, il m'interroge sur moi-même et sur la France, qu'il a visitée quelques fois. Il a notamment passé trois jours à Paris en octobre dernier et m'assure que pour un australien comme lui, voir des bâtiments vieux de plus d'un siècle, c'est formidable.

 

Revenant au sujet, je lui demande de quelle façon il trouve les noms de ses personnages et des lieux.

Pour lui, les noms de lieux n'ont pas été très durs à trouver, il s'est inspiré des noms de pays existants. Ainsi, Gallica doit nous faire penser à la Gaulle, Skandia à la Scandinavie,...

D'autres sont tirés de souvenirs personnels. John Flanagan m'a expliqué en autre qu'une quinzaine d'années plus tôt, il a voyagé durant six semaines à travers la France et l'Italie. Durant son voyage, il a visité un château, auquel le soleil de fin d'après-midi donnait des reflets rouges. Ce souvenir est resté dans sa mémoire et lui a inspiré le nom de Montrouge.

Seul « Araluen » a posé un problème. En effet, ce n'était pas le premier nom auquel avait pensé John Flanagan. Mais son éditeur lui avait dit que ce premier nom était bien trop proche de celui d' « Aragorn » (dans le Seigneur des Anneaux) et qu'il devait trouver autre chose. C'est le frère de Mr Flanagan qui lui a fournie la réponse. Ce dernier est généalogiste, et travaillait sur une famille nommée Araluen : voilà le problème résolu ! Après, il ne connait pas l'origine du nom, bien qu'il pense que ce soit irlandais (il y a beaucoup d'irlandais en Australie).

Pour les noms des personnages, par contre, c'est une autre paire de manche ! Ils lui ont causé bien des traquas. Au final, il se trouve que les noms courts sont plus faciles à trouver. Ensuite, il s'est à nouveau inspiré de noms réels. Par exemple, dans le livre 7 apparait un nouveau personnage dont le nom vient de Saladin (un souverain du Moyen Age musulman). Un autre exemple est celui de Gengis Khan (un célèbre empereur mongol) : le vrai nom de ce dernier est Temudjin... Vous avez compris bien évidemment que John Flanagan en a tiré le nom des Temujai (eux même fortement inspirés des Mongols).

 

Après, je lui ai demandé s'il avait fait des recherches particulières pour l'écriture de la série.

La réponse est non. Il avait fait des recherches avant d'avoir l'idée de la série, et elles lui ont servi. De plus, il n'avait pas besoin de faire de recherches particulières puisqu'il a toujours été intéressé pas les armes, les batailles (notamment car il est né après la Seconde guerre mondiale et du coup ça l'a marqué), les châteaux, l'époque médiévale,...

Par contre, pour son nouveau projet, il a passé du temps à se renseigner sur les Vikings (en autre à propos de leur bateau).

 

Pour terminer, j'ai voulu savoir quel était son personnage préféré. Il se trouve qu'il lui est impossible d'en choisir un. Il serait tenté de répondre Folâtre (« Tug » en anglais) et il aime aussi beaucoup Halt. Il apprécie beaucoup Horace, surtout dans les derniers tomes. Quand à Will, c'est un personnage intéressant placé dans un contexte ; il lui préfère l'équipe qu'il forme avec Horace.

En réalité, ses préférences évoluent, car les personnages grandissent aussi. C'est une chose nécessaire. Et l'auteur a une relation particulière avec ses personnages : c'est comme s'ils étaient présents dans sa tête et qu'ils lui parlaient. Il pense que s'il n'était pas écrivain, sa tête exploserait !

 

Ensuite, il enchaine et me dit qu'une amie à lui venait de finir sa série. Lorsqu'il lui a demandé comment elle s'était sentie, elle lui a répondu qu'elle avait fondu en sanglot. C'est en partie pour parer cet état qu'il commence à travailler sur sa nouvelle série.

Il m'explique aussi qu'il sait depuis qu'il est jeune qu'il veut être écrivain. Il avait écrit plusieurs livres, mais tous ont été refusés. L'ordre des rôdeurs est le premier qui a été accepté, et à ce moment il s'est dit « ça y est, je suis enfin auteur ! » Maintenant, ses livres sont traduits en plusieurs langues, il trouve ça fabuleux : de se dire que ses personnages vivent pour ses lecteurs, c'est génial ; de voir que des personnes d'Amérique ou d'Europe qui lui écrivent, alors que c'est si loin de l'Australie où il vit, c'est incroyable.

 

Mais voilà que l'entretien se termine. Après l'avoir remercier pour cet entretien, John Flanagan me souhaite de pouvoir lire rapidement le sixième tome, et le septième. Ce dernier, qui est l'un de ses préférés, estun flash back.

En effet, après avoir écrit le tome 6, Mr Flanagan s'est rendu compte qu'il n'avait pas parlé de la période durant laquelle Will passe d'apprenti à rôdeur. Ce septième tome se déroulera donc entre les tomes 4 et 5, avec la graduation de Will.

 

Pour résumé, j'ai passé trois quart d'heure formidable. John Flanagan est extrêmement gentil, il avait l'air content de discuter, et surtout, la conversation était un véritable échange et pas simplement un échange de questions-réponses.

Merci beaucoup à Lecture-Academy pour cette occasion exceptionnelle, et merci à Mr Flanagan d'avoir pris le temps de discuter et de l'avoir fait avec une si bonne humeur !

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:00

Informations :

 

Edition : Le Passage

Date de parution : 2008

Nombre de page : 174 p.

A propos de l'auteur : Professeur de lettres, Fabrice Humbert est l’auteur de Autoportraits en noir et blanc, paru aux éditions Plon en 2001 et de Biographie d’un inconnu, paru au éditions Le Passage en 2008. L'origine de la violence est son troisième roman. (source : fabricehumbert.canalblog.com)

 

 

 

 

Thomas d'Entragues, écrivain raté devenu biographe de sportifs célèbres, est chargé par Victor Dantès, un riche entrepreneur, de retrouver la trace de Paul, son fils, parti de France avec le projet chimérique d'adapter à Hollywood le mythique Voyage au bout de la nuit de Céline.

Thomas s'envole pour New York, puis Los Angeles, avant de s'enfoncer toujours plus loin dans l'immense territoire américain. Peu à peu, il rencontre les hommes, et surtout les femmes, qui ont croisé la route de Paul.

Poursuivant sa recherche, Thomas se rapproche inéluctablement de cet inconnu, ce double de lui-même.

Et c'est ainsi qu'il apprend, derrière les lumières d'Hollywood, la véritable histoire de Paul Dantès et de son amour pour Laura Follett. L'histoire d'une disparition. Jusqu'au moment de la rencontre...

 

 

 

Mon avis

 

Thomas d'Entragues est un écrivain. Mais un écrivain qui n'a jamais été publié. Il a depuis longtemps abandonné son dada pour une activité certes moins gratifiante, mais qui le fait vivre : il est biographe.

Du fond de sa chambre, il écrit la vie de sportifs pour le compte de son éditeur, Urien. Mais un jour, son nouveau client a une demande très particulière : il ne veut pas que Thomas fasse sa biographie, mais celle de son fils Paul, qu'il n'a jamais connu.

Thomas part alors à la recherche de ce fils, à travers les pays qu'il a traversé, les personnes qui ont croisées sa route, pour enfin rencontrer Paul.

 

A travers la vision que d'autres personnes ont de Paul se dessine le portrait d'un homme particulier, un homme qui ne vit pas vraiment, un homme qui « s'efface », comme le dit si justement Thomas.

Mais dans le même temps, on fait la connaissance de Thomas d'Entragues, on apprend à le connaitre et pourquoi pas, on apprend à se connaitre soi-même.

 

Là réside la beauté du texte : un voyage durant lequel le narrateur parle assez peu de lui, et ne nous interpelle jamais, et pourtant, on se sent interpelé. Nous voyageons nous aussi. Pas à travers l'Amérique, mais plutôt à travers nous même. Peut être parce qu'on se retrouve en Thomas. Peut être parce qu'on a tous un peu de Paul en nous. Peut être parce que...

Chacun trouvera ses propres raisons, mais nul doute qu'à travers ses lignes, Fabrice Humbert vous touchera.

 

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:53

Informations :

 

Edition : Folio

Date de parution : 2004

Nombre de pages : 374 p.

A propos de l'auteur : Roald Dahl (13 septembre 1916 - 23 novembre 1990) est un écrivain gallois, auteur de romans et de nouvelles, qui s'adressent aussi bien aux enfants qu'aux adultes.

Il exerce divers métiers, avant de satisfaire sa soif de voyages en partant pour l’Afrique. Il s’engage ensuite dans la Royal Air Force, expérience qu’il relate dans Escadrille 80 (1986). Il est réformé en 1942, après la chute de son avion. Il se met alors à écrire. Attaché d’ambassade à Washington, il publie des recueils de nouvelles humoristiques et fantastiques pour adultes. Mais ce sont ses contes pour enfants qui le rendent célèbre. Il meurt en 1990, à l’âge de 74 ans. (Source: Livraddict)

 

 

 

 

« Pour l'amour de Dieu, dit-il sans se retourner, ne prépare rien pour moi. Je sors. »

Alors, Mary Maloney dit simplement quelques pas vers lui et, sans attendre, elle leva le gros gigot aussi haut qu'elle put au-dessus du crâne de son mari, puis cogna de toutes ses forces. Elle aurait pu aussi bien l'assommer d'un coup de massue.

Elle recula. Il demeura miraculeusement debout pendant quelques secondes, en titubant un peu. Puis il s'écroula sur le tapis.

 

Quinze histoires fantastiques entre le drame... et l'humour.

 

 

 

Mon avis

 

Roald Dahl est particulièrement connu pour ses romans pour la jeunesse (Matilda, Charlie et la chocolaterie, James et la grosse pêche,...). Mais il a aussi écrit pour les adultes.

 

Dans Bizarre ! Bizarre !, compilation de 15 nouvelles, on retrouve ce côté un peu étrange, décalé, qui rend chaque nouvelle succulente. Que l'histoire parle de crime, d'escroquerie ou plus banalement de chasse aux rats, la chute est toujours inattendue.

On se régale avec chacune des 15 nouvelles, toutes différentes, mais chacune grinçante, drôle, fantasque. Le style si particulier de Roald Dahl fait que jamais on ne s'ennuie. Au contraire, on en redemande !

 

Mes nouvelles préférées :

- Coup de gigot

- Un homme du Sud

- Foxley le Galopant

- Peau

- La grande grammatisatrice automatique

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:45

Informations :

 

Edition : Gallimard

Collection : Scripto

Date de parution : 2009

Nombre de page : 198 p.

A propos de l'auteur : Stéphane Servant est né dans le sud de la France en 1975. Curieux et touche-à-tout, il s'est aventuré dans la littérature étrangère, le développement culturel, le graphisme, et l'écriture scénaristique. Il a longtemps travaillé en milieu scolaire et associatif en tant qu'intervenant artistique et chargé de projets culturels. Aujourd'hui, il est auteur et illustrateur pour la presse, la communication et l'édition jeunesse. Il vit près de Carcassonne. (source : prix-chronos.org)

 

 

 

 

Frédéric a surmonté l'épreuve du feu. Il fait maintenant partie de la Meute, la bande de skinheads qui sévit dans le quartier, et s'appellera désormais « Croco ». Croix gammée, violence, drogue... la rage de Frédéric a de quoi s'exprimer.

Mais lorsqu'il apprend que sa grand-mère, Pepita, s'est enfuie de l'hôpital pour revoir une dernière fois sa terre natale, Frédéric la rejoint. Commence alors pour les deux fugitifs un voyage un peu fou à travers l'Andalousie.

Sur les traces de ses origines, Frédéric va de mésaventures en révélations, mais surtout, il rencontre Kenza qu'il déteste autant qu'elle lui ressemble.

 

Le portrait sensible et tout en nuances d'un adolescent à vif qui cherche sa voie.

Un premier roman très visuel qui vous embarque, comme un road-movie, de l'ombre vers la lumière.

 

 

 

Mon avis :

 

Stéphane Servant signe ici un roman à la fois tendre et violent. Violent, parce qu'il est question de maladie, de vengeance, de racisme, de mort, de souffrance. Tendre, car il est aussi question d'amour, de liberté, d'entraide, d'acceptation, de paix.

Bouleversant par la justesse de ses mots, Stéphane Servant nous montre que l'Autre n'est pas forcément un ennemi, et nous apprend la force du pardon.

 

Moins de 200 pages, avec des chapitres courts (1 à 4 pages) et un format demi-poche, ce roman ravira autant les petits que les grands lecteurs, les adolescents que leurs parents.

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:39

Informations :

 

Edition : Rageot

Date de parution : 2010

Nombre de pages : 424 p.

A propos de l'auteur : Pierre Bottero est né en 1964. Il habite en Provence avec sa femme et ses deux filles et, pendant longtemps, il a exercé le métier d'instituteur. Grand amateur de littérature fantastique, convaincu du pouvoir de l'Imagination et des Mots, il a toujours rêvé d'univers différents, de dragons et de magie. Pierre Bottero est décédé le dimanche 8 novembre 2009 d'un accident de moto, laissant derrière lui sa femme et ses deux filles. (source : Livraddict)

 

 

 

 

« Qui veux-tu être, Nawel ? Qui veux-tu vraiment être ? »

Elle le savait désormais.

- Je me nomme Nawel Hélianthas...

Un vœu, un simple choix, possédait-il le pouvoir d'orienter une existence entière ?

- Je sollicite le droit et l'honneur de revêtir...

Un mot, un unique mot pouvait-il devenir une clef ?

 

 

 

Mon avis :

 

C'est le second roman de Pierre Bottero que je lis, et il est d'un style plutôt différent de A comme Association.

Ici, nous nous retrouvons dans un autre monde, où la classe dominante, les Perles, règne en maitre sur le peuple des Cendres, simples exécutants sans valeur. Dans cette société habite Nawel, jeune fille appartenant à la grande famille des Hélianthas, et ses deux meilleurs amis : la douce et timide Phillia et Ergaïl, le neveu du roi. Ils sont tout les trois des Aspirants, à quelques jours de la cérémonie durant laquelle ils annonceront leur vœu et rejoindront une des dix castes.

Nawel veut devenir Mage, comme sa mère. Mais lorsque par la faute de son arrogance, une jeune Cendre et son bébé meurent, sa vie bascule. Tandis qu'elle prend peu à peu conscience des faux-semblants qui remplissent sa vie, elle cherche à changer et à expier sa faute. Et si c'était justement la cérémonie pleine d'hypocrisie des vœux qui lui donnera cette opportunité ?

 

J'ai été totalement transporté dans ce nouveau monde. J'ai suivi avec une tendresse croissance l'évolution de Nawel, ses choix, ses épreuves. J'ai aimé la voir grandir, comprendre, guérir, devenir responsable.

Ici, l'humour est plus rare que dans A comme Association, mais néanmoins présent. Mais à la place, on trouve un roman plus profond, où Nawel apprend notamment que les gens différents ne sont pas forcément des monstres.

Les descriptions magnifiques de Pierre Bottero font naitre le monde de Nawel devant nos yeux. Et c'est avec une tristesse immense qu'on voit la dernière page arrivée, qu'on abandonne Nawel et qu'on referme ce livre.

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:32

Informations :

 

Edition : Gallimard

Collection : Pôle fiction

Date de parution : 2011

Nombre de page : 324 p.

A propos de l'auteur : Judy Blundell a écrit plusieurs romans pour enfants, adolescents et adultes sous différents pseudonymes. Elle est notamment connue sous le nom de Judy Watson par les fans des romans dérivés de La Guerre des étoiles, car elle est l'auteur des séries à succès des Apprentis Jedi et du Dernier Jedi. Elle a également écrit de nombreuses novélisations de films. Avec Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti, elle signait sous son véritable nom son premier vrai roman qui obtint, l'année de sa publication, en 2008, le National Book Award. Judy Blundell vit à Katonah, dans l'Etat de New York, avec sa fille et son mari. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Floride, 1947...

 

Un ancien soldat au passé trouble, une femme trop belle, un homme aussi séduisant qu'énigmatique... quel fil invisible les relie?

Dans un hôtel au luxe défraîchi et la chaleur étouffante de septembre, Evie surprend l'ombre de mensonges et de terribles secrets.

 

 

 

Mon avis :

 

En voyant la couverture, on s'attend à un roman policier teinté de glamour et mené par une adolescente. Le livre correspond tout a fait à cette image.

 

Evie est une jeune fille de 15 ans qui va partir en Floride avec sa mère et son beau-père, à la sortie de la deuxième guerre mondiale. Là-bas, elle va séjourner dans un hôtel et faire la connaissance de Peter. Peter, qui semble connaitre le beau-père d'Evie...

 

L'histoire est racontée du point de vue d'Evie. Evie voit, Evie entend, mais Evie ne comprend pas tout. Du coup, on partage ses doutes, ses incertitudes, on nage dans le même brouillard qu'elle. Et comme la fin ne donne pas de réponse claire et nette, c'est à nous de nous forger notre propre opinion.

C'est là, selon moi, que réside la force du roman. Le reste n'est qu'embellissement, et donc un peu ennuyant : on parle beaucoup de la jeune fille, les thèmes de la guerre et l'antisémitisme ne sont traités qu'en filigrane et ne servent que d'arrière-plan,... J'ai donc lu avec soulagement et grand plaisir le passage du procès, sans lequel le roman n'aurait aucun intérêt. A ce moment, Evie s'affirme, grandit, et apprend ce que signifie être adulte.

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:24

Informations :

 

Edition : L'Atalante

Collection : La Dentelle du cygne

Date de parution : 2004

Nombre de pages : 458 p.

A propos de l'auteur : Sylvie Denis a été directrice littéraire de la revue Cyberdreams à la fin de années 90, elle est anthologiste (Escales 2001 au Fleuve noir) et traductrice. Elle a publié en 2003 un recueil de nouvelles chez Folio SF, Jardins virtuels. Haute-École est son premier roman. (source : Amazon)

 

 

 

 

Aux pieds des Murailles de Brume, dans le Royaume extérieure, les enfants doués de pouvoirs magiques sont enlevés à leurs familles pour être éduqués à la Haute-Ecole, puis contraints de servir le Royaume et ses privilégiés.

 

Les magiciens encore libres se cachent dans les villages. Seule Madge Mayfield, couturière de son état, vit à la capitale où elle espionne le château avec quelque uns de ses protégés dont le fascinant Arik Renshaw, favori de l'héritier du trône, mage le plus puissant de sa génération, ennemi viscéral d'Hérus Tork, l'homme aux yeux couleurs d'huître, qui orchestre une politique de terreur à la direction de la Haute-Ecole.

 

Intrigues de cour, magiciens aux pouvoirs inouïs, résistants engagés pour un monde meilleur, tout est réuni pour que la révolte éclate. Mais Arik et Madge doivent persuader les leurs de passer à l'action...

 

 

 

Mon avis

 

Voilà un roman qui commence d'une façon majestueuse, avec beaucoup de style.

Dans une société où les personnes douées de pouvoirs magiques sont asservis afin de servir le royaume, le terrifiant Hérus Tork prend le contrôle de Haute-Ecole, traitant avec encore plus de cruauté les apprentis, afin de servir ses intérêts personnels.

Seule une petite bande de magiciens, autour de Madge Mayfield et Arik Renshaw, se révolte contre ce système. Rejoint peu à peu par des enfants, ils vont tenter de renverser le système.

 

J'ai été emballé dès les premières pages du roman. Il y a beaucoup de personnages qui interviennent, certains dont on devine facilement l'importance, d'autres plus difficiles à relier à l'histoire, et certains qui nous bernent totalement. Et c'est là une des richesses de ce roman.

J'ai aussi particulièrement apprécié les petites citations en début de chapitre, qui dessinent et éclairent ce monde, cette société, et les personnages.

Enfin, c'est un roman particulièrement riche : la magie a ses règles propres, le monde à une histoire bien à lui, une culture, des croyances,...

 

Mon personnage préféré est définitivement Arik Renshaw (que j'imagine un peu comme Hauru, pour ceux qui connaissent Le château ambulant de Hayao Miyazaki). Là est justement le seul et unique problème de ce livre (pour moi) : à m'être trop attaché à ce personnage, j'ai eu beaucoup de mal avec la fin du livre, qui m'a révolté et que je n'ai pas du tout apprécié.

Non, non, je ne dirai rien de plus. Si vous voulez savoir, vous n'avez qu'à lire ce livre ! Et puis de toute façon, c'est au dessus de tout ce que vous pouvez imaginer.

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:19

Informations :

 

Edition : Bragelonne

Date de parution : 2003

Nombre de pages : 294 p.

A propos de l'auteur : Depuis Légende, son premier roman, David Gemmell n’a publié que des best-sellers. Reconnu comme le maître de l'Heroic Fantasy en Grande-Bretagne, cet ancien journaliste, grand gaillard de deux mètres, avait été videur dans les bars de Soho à Londres avant de prendre la plume. Sa gouaille naturelle lui avait toujours permis d'éviter de se servir de ses 120 kilos. Cette gouaille se retrouve dans ses ouvrages dont le rythme soutenu entraîne le lecteur dans des aventures épiques et riches en couleurs, où Gemmell savait mettre tout son cœur. Ce même cœur qui l’a abandonné en juillet 2006, à l’âge de 57 ans. (source : Livraddict)

 

 

 

 

Rappelez-vous la forteresse de Légende...

 

Dros Delnoch a fini par tomber face à l'ennemi nadir, elle n'est plus qu'un point de passage pour les hordes du Nord. L'Empire drenaï n'existe plus. Sous la main de fer de Jungir, le fils du célèbre Tenaka Khan, les Nadirs continuent leur progression, se livrant parfois à des raids dans les territoires gothirs, à la recherche d'esclaves.

 

Mais un jour, les esclavagistes capturent une jeune villageoise dont Kiall, un jeune homme timide, est amoureux. Comme un héros de légende, il va partir à la recherche de son aimée. Et il ne sera pas seul car, sortis de leurs retraites, viennent se joindre à lui les anciens héros de la bataille de Bal-azar : Chareos, le maitre d'armes, Beltzer le géant à la force colossale, et les deux archers Finn et Maggrig.

 

Et l'un d'entre eux possède un secret qui pourrait bien changer la face du monde. Car dans ses veines coule le sang du Fléau nadir, et l'espoir du peuple drenaï.

Il est le dernier Comte de Bronze !

 

 

 

Mon avis

 

Un nouveau roman du grand David Gemmell, avec des personnages que je n'avais pas encore rencontré... mais toujours aussi haut en couleur !

 

Beltzer, le géant qui se bat à la hache : on peut penser à Druss, mais ces deux héros ont des personnalités qui leur sont propres. Ma préférence va définitivement à Druss ! Chaldéos, un maitre d'arme qui doit avoir un passé chargé, puisqu'il est le dernier comte de Bronze (encore du nouveau pour moi), et qu'il est bien loin de chez lui. Finn et Magrig, deux archers que j'ai hate de recroiser à nouveau. Et enfin Kiall, un villageois que rien, à priori, ne destinait à l'aventure.

 

Une nouvelle quête, une nouvelle aventure, avec toujours autant d'action, d'humour, de sentiments, qui ne restera pas dans mes favoris, mais qui a le grand mérite de me donner envie de faire plus ample connaissance avec ces nouveaux compagnons.

Repost 0
1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 17:06

Informations :

 

Edition : Gallimard jeunesse

Date de parution : 2011

Nombre de pages : 495 p.

A propos de l'auteur : Andrea Cremer est née en 1978 dans le Wisconsin, où elle a passé son enfance à vagabonder dans la forêt. Elle vit aujourd'hui à Minneapolis avec son mari, et partage son temps entre son métier de professeur d'histoire et l'écriture. Même si cette passion la taraude depuis toujours, il aura fallu qu'elle soit immobilisée pendant douze semaines suite à une chute de cheval, pour qu'elle s'attelle la rédaction de Nightshade. (source : Amazon)

 

 

 

 

Calla n'est pas comme les autres filles de son âge, car elle peut se transformer en louve. Elle sert les Gardiens, des sorciers qui veillent sur les humains depuis la nuit des temps. Son destin est tout tracé : appartenant à la meute Nightshade, elle est promise au séduisant Ren de la meute rivale. Mais quand elle viole les lois de ses maîtres en sauvant Shay, un jeune homme audacieux, Calla commence à remettre en question son sort, son existence et l'essence même du monde qu'elle a toujours connu. En suivant son cœur, elle pourrait tout perdre – y compris sa propre vie. Mais l'amour interdit vaut-il le sacrifice ultime ?

 

 

 

Mon avis

 

Reprenons depuis le début : dans le monde normal, le notre, des personnes pas vraiment humaines vivent, sans que les humains ne soupçonnent leur véritable nature. Parmi ces personnes, certaines peuvent se transformer en loups, et parmi elles se trouve Calla.

Calla est une lycéenne promise à Ren, qui, soyons réalistes, lui plait. Le problème, c'est qu'un autre garçon lui fait tourner la tête : Shay. Enfin, terminons en précisant que Ren et Shay ne peuvent pas se voir en peinture.

 

C'est là qu'on se dit : il ne manque plus que les vampires !

Effectivement, on surfe encore une fois sur la vague créée par le succès de la saga Twilight : une histoire d'amour, du paranormal, des loups,... Comment ne pas penser directement à Twilight (Stephenie Meyer) ou encore aux Loups de Mercy Falls (Maggie Stiefvater).

N'ayant pas poussé ma lecture de ce dernier au-delà des premiers chapitres disponibles sur le net, je ne peux rien dire de plus. Par contre, je peux vous dire que j'ai préféré Nightshade à Twilight ! Pour la simple et bonne raison que Nightshade est un peu plus qu'une histoire d'amour.

Andrea Cremer nous livre ici un récit qui, même s'il fait une large place au triangle amoureux entre Ren, Calla et Shay (traité, à mon soulagement, d'une façon beaucoup moins mièvre que Twilight), propose aussi une intrigue assez convainquante.

 

Ecrit du point de vue de Calla, nous suivons ses états d'âmes, ses doutes,... L'alternance constante entre actions et moments plus calmes, ajouté à un suspens efficace (à peine une interrogation trouve sa réponse que de nouvelles questions se posent), nous tiennent relativement bien en haleine.

 

Mais le début du livre est un peu embrouillé selon moi, et j'ai deviné trop vite à mon goût le fin mot de l'histoire.

Bref, rien de très innovant mais les jeunes ado se laisseront prendre au jeu.

Repost 0

Présentation

  • : La folie des livres
  • La folie des livres
  • : Bienvenue sur mon blog, où vous pourrez trouver les chroniques de mes différentes lectures. J'espère vous faire partager mes coups de coeur!
  • Contact

En ce moment, je lis

http://www.livraddict.com/covers/85/85129/couv29552675.jpg

Rechercher

J'y suis aussi :

Suivez-moi sur Hellocoton

Mon profil sur Babelio.com

Partenaires

49134_100001596336356_7436_n.jpg